Asie du Sud-Est

Philippines : Ile de Palawan

Formalites avant de partir

Passeport :

Doit être valide 6 mois après votre retour

Visa :

Pas de visa pour un séjour de moins de 30 jours. Pour un séjour au delà de 30 jours, il vous faudra un visa. Il est valable 3 mois à compter de sa date de délivrance. Comptez 27 euros par personne.

Pour l’obtention de votre visa pour aux Philippines, il vous sera demandé les documents suivants :

– 1 Passeport original (sans protège-passeport), sur lequel sera apposé le visa
– 1 Copie de votre Carte d’identité
– 1 Formulaire d’ambassade de demande de visa, disponible page précédente
– 2 Photos d’identité couleur
– 1 Copie d’un Justificatif de voyage Aller-Retour détaillé (ex : attestation d’agence, billets d’avion, confirmation de réservation des vols)
– 1 Copie de votre dernier relevé de compte bancaire mensuel
– 1 Copie de la page d’identité du passeport

Permi de conduire :

Faire la demande du permis international (gratuit et valable 3 ans) et prendre son permis français

Saisons :

  • Mars à Mai : la saison chaude, ou l’été
  • Juin à Novembre : la saison des pluies
  • Décembre à février : la saison froide (la meilleure saisons)

Décalage horaire :

 Il y a 7 heures en plus par rapport à la France en Hivers et 6  heures en plus en été.

Electricité :

220 volts. Il vaut mieux se munir d’un adaptateur avant de partir, car les prises sont à deux ou trois branches plates rectangulaires (système américain) et les adaptateurs difficiles à trouver sur place. De nombreux hôtels ont des prises de 120 volts.

Argent :

Il est préférable d’emmener avec vous des Euros ou des Dollars en liquide car les paiements par carte bancaire sont souvent taxés et les retraits sont plafonnés dans les distributeurs. Vous pouvez changer votre monnaie dans les banques en villes ou les kiosques de change.

1 Euro = environ 50 PHP (taux de change meilleur à l’aéroport de Manille que sur Puerto Princesa)

Comment arriver à Palawan depuis Bordeaux?

J1 : Nous embarquons pour un long, très long, très très long voyage. Première étape montée sur Paris en avion. Une heure plus tard, nous atterrissons à CDG. Le choc thermique se fait déjà sentir mais pas dans le sens que nous voulions. Il caille ici et mon manteau est déjà rangé tout au fond de mon gros sac !

Nous profitons d’une bonne nuit de sommeil (oui enfin assez courte tout de même) et d’un dernier petit dej’ à la française (croissant, chocolatine pour les puristes,café filtre) avant de rejoindre l’autre bout de la planète.

Deuxième étape : 6 heures de vol jusque Ryiad avec la compagnie Saudia. Hormis le fait qu’ils ne vous servent pas d’alcool, c’est une compagnie plutôt agréable. « Une salle à prière » est installée dans le fond de l’avion, fermée par des rideaux, devant laquelle sont entassées les chaussures de ceux qui prient. Ryiad est assez déroutant car c’est un tout petit aéroport (pour une capitale), rien à y faire. Heureusement notre escale ne durera que 3 heures.

S’ensuit un vol de 8 heures pour Manille. Nous croisons le soleil et il fait jour quasiment tout notre voyage. Nous survolons les îles et les eaux turquoises durant les deux dernières heures, ce qui me donne déjà l’eau à la bouche. Arrivés à Manille, nous attendons longuement notre sac (j’ai bien cru qu’il n’arriverait jamais). Des valises énormes ainsi que des cartons gigantesques défilent sur le tapis roulant pendant près de 40 minutes avant d’apercevoir les sacs des backpackers.

Comme ce long voyage ne nous suffit pas (c’est là qu’on se dit que nous sommes encore jeunes 🙂 ), nous rejoignons le terminal des départs domestiques (attention, ce n’est pas à côté, prévoir un peu de marge) et attendons deux heures de plus pour prendre notre dernier vol jusque Puerto Princesa, la capitale de Palawan. Une fois au sol, vers 20 heures, nous traversons le tarmac à pied. Il faut dire que l’aéroport local n’est pas immense et nous avons tôt fait de récupérer notre unique bagage. Cette fois, il est temps d’arrêter de voyager et nous prenons donc un tricycle en direction du Orchid Lagan Hôtel (dont j’ai réservé une chambre sur Booking lors de notre attente à l’aéroport de Manille. Pas besoin de réserver à l’avance car le jour J il reste énormément d’hôtels inoccupés avec des prix cassés).

dernier vol

Que disais-je? Ah oui, oubliez l’image que vous aviez du tricycle à pédale de vos jeunes années. Il s’agit ici d’une moto sur laquelle est greffée un châssis soudé et sur celui ci deux mini banquettes, une face à la route, l’autre dos au trafic. Ingénieux ces philippins.

Nous prenons possession de notre chambre, puis une douche bien méritée, avant de repartir en ville afin de nous sustenter. Nous trouvons un charcoal, petite cantine locale où nous engloutissons (le mot n’est pas trop fort, surtout pour Loulou) nos soupes de nouilles.

Il est temps maintenant de faire du change et par chance, nous tombons sur un bureau, estampillé 24H. Nous changeons 200 euros avec un taux moins intéressant qu’à l’aéroport de Manille. La nuit est récupératrice mais un peu trop courte car le réveil sonne à 6 heures. Le but est de récupérer un van quittant la gare routière de San José (10 min du centre ville en tricycle) à 7h30.

Je fais une petite parenthèse concernant la gestion de votre argent sur Palawan. Il est primordial de savoir que l’unique endroit où il est possible de retirer de l’argent est à Puerto Princessa. Vous pouvez changer vos devises dans certaines villes comme Port Barton et El Nido mais à des taux nettement inférieurs.

J2 : Il nous est dont impératif de changer davantage que les 250 euros de la veille. Les philippines sont une destination bon marché mais quand même pour 15 jours, on risque d’être juste. Aucun souci, nous repartons au bureau de change de la veille et nous tombons nez à nez avec un….rideau de fer. Leçon à retenir : quand c’est écrit « 24H », cela ne signifie pas que c’est ouvert non stop. En plus, nous sommes dimanche et tous les autres commerces sont fermés. Nous finirons par trouver mais seulement après 8 heures, autant vous dire que le van est parti sans nous depuis un bout de temps. Peu importe, nous attrapons celui de 9 heures et avons même eu le temps de prendre un petit déjeuner local, soit des nouilles sautées.

Pour information, Il existe un bus par jour qui part à 9 heures mais étant vite complet, je vous conseille d’arriver assez tôt à la gare routière. Il coûte 250 pesos et met environ 4 heures de temps. Normalement, nous voyageons toujours à la locale mais exceptionnellement, n’ayant pas beaucoup de temps, nous voyagerons avec les vans remplis de touristes (beaucoup moins glamour) qui coûtent généralement 1 à 2 euros de plus mais qui mettent moins de temps.

Port Barton : le village de pêcheurs

Qu’on se le dise, Port Barton n’est pas le village hors des sentiers battus où vous serez le seul voyageur intrépide. Mais il règne encore une belle ambiance où locaux et touristes se mélangent, où il y a une vie locale et une atmosphère non lissée par un tourisme trop présent. Ce qui nous a plu à Port Barton, au point que nous y avons posé nos sacs à dos durant 3 jours (ce qui n’est pas rien nous concernant, on a quand même souvent la bougeotte), c’est la tranquillité. Pas de voitures, ni de Jeepney qui traversent le village en gazant de ses pots d’échappements la moitié de la ville, non non. Ici, on est ‘dérangé’ par le bruit des petits bateaux de pêcheurs, qui quelque fois reviennent au village.

Pour y accéder, à la jonction avec Sabang, nous récupérons un couple d’italiens avec qui nous sympathisons et quittons la route principale. Le chemin n’est plus si mauvais comme c’est écrit dans le Lonely planet et en 3 heures nous débarquons à Port Barton, petit village de pêcheurs. A peine descendus du véhicule, on nous demande de payer 50 PHP (soit 1 euro) pour une soit disant « ecotax ». Finalement ça en est bien une et les cartes sont à conserver car elles sont demandées par les gardes côtes à chaque sortie en mer.

J3 : Là commence une recherche fastidieuse de logement. Soit c’est complet, soit c’est trop cher, soit c’est glauque ! Nous trouvons finalement une chambre au « Evergreen » situé dans la première rue, la plus proche de la mer, après plus d’une heure de recherche avec nos gros sac et la pluie. Le premier « plouf » en mer de Chine est donc complètement mérité, et par chance, il n’y a aucune méduse. Il est bien sûr suivi d’une grosse sieste sur la plage du village.

Le soir, nous retrouvons les milanais afin de leur payer une bière au « Jimbalaya café ». Grosse partie de rigolade lorsque les scarabées volants atterrissent sur la table. Ils sont énormes et effrayants. Le site est sympa puisque nous sommes perchés en hauteur sur des sièges en bamboo, dominant la mer. En revanche, le repas n’est pas terrible. Inutile de vous préciser que nous nous effondrons pour ce qui ressemble à notre première vraie nuit.

Malheureusement je suis réveillée par d’énormes douleurs au dos et dans la jambe et Max par les fruits qui tombent de 20 mètres de haut sur le toit en tôle ondulée. Sursaut garanti, surtout que la première fois, cela ressemble à une explosion. Mais n’entendant aucun mouvement de foule, nous en déduisons que ce doit être ces gros fruits. Je n’arrive pas à rester allongée et aucune position ne me soulage. C’est la première fois que j’ai une sciatique. La nuit va être longue. Un peu plus tard, vers 2 heures du matin, ce sont les coqs qui commencent à chanter sans cesse jusqu’à l’aube et il y en a tout un « troupeau » ! Répondent alors les chiens. C’est un vrai sketch, je vous conseille de ne pas oublier vos bouchons d’oreilles si vous voulez dormir !

Port Barton : Calamanci juce


Port Barton : Curry de légumes


Port Barton : pêcheur


Port Barton

J4 : De bon matin, ma sciatique me fait souffrir mais rien de comparable avec la nuit passée. Nous décidons donc de sortir  en bateau pour une journée de snorkeling. Au programme : « Fantastic Reef« , « German Island« , « Twin Reef« , « Starfish Island » et déjeuner sur « Paradise Island« . La diversité des poissons et coraux est impressionnante, même si nous avions déjà vu mieux (les blasés en vacances 🙂 ). Non sincèrement, nous nous retrouvons au milieu d’un aquarium de poissons multicolores et nous avons la chance de voir une tortue de mer, des starfish et le repas est délicieux ! Ça vaut vraiment le coup. En revanche, les boatmen ne sont pas des plus chaleureux. Ils ne nous adressent pas la parole, nous expliquent rien, ne mettent aucune ambiance, j’ai vraiment ressenti que c’était du pur business. C’est bien dommage. Je trouve également qu’il y a un peu trop de bateaux à mon goût (comparé en Malaisie où on était tout seul à chaque spot… Mais ça remonte à 10 ans aussi) mais d’après Anouk, un français, rien de comparable avec El Nido où à priori il y a entre 20 et 30 bateaux par spot ! Ici il y en a seulement 5 ou 6. Ça promet.

Ile Vierge


Paradise Island


German Island


starfish


stars tout court 🙂


Poisson-papillon pyramide jaune


Bleeker’s Parrotfish


famille Tetrodon


False Clown Anemone fish connu sous le nom de « Nemo »


espèce en voie de disparition 🙂


Tortue de mer

Droles de poissons

Nous rentrons à Port Barton avec un bon coup de soleil sur le dos. De nouveau, nous dinons avec les italiens mais cette fois au « Gacayan ». Et là, surprise, c’est le meilleur endroit où nous allons manger de tout notre voyage. Il ne faut pas être pressé (en même temps ça tombe bien, c’est les vacances) mais tout est délicieux que ce soit le poulet Adobo (viande marinée dans du vinaigre et de l’ail), les curry de légumes ou au lait de coco, l Africatada, le poisson grillé… Demandez votre plat avec du riz à l’ail, ça dégomme les papilles 🙂

Port Barton

Port Barton

J5 : Le lendemain, je me sens un peu mieux. Encore merci à Davide et Roberta pour l’anti inflammatoire. En effet, ce sont les seuls médicaments que j’ai oublié de mettre dans ma trousse à pharmacie. Mais, l’essentiel c’est que ce matin, ma sciatique a totalement disparu et que nous allons pouvoir prendre le bateau à 10 Heures pour Cacnipa Island.

Cacnipa Island : le paradis du repos

45 minutes de traversée dans une bangka et nous voici sur une île recouverte de jungle et quelques plages paradisiaques. Sur l’une d’elle, quelques bungalows nous attendent. Nous accostons au « Coconut Garden Resort« . Nous décidons tout de suite de rester une nuit et une journée de plus tellement c’est beau et paisible. Imaginez une petite plage de sable blanc, bordée de cocotiers avec une mer translucide, des bungalows face à la mer dans un jardin fleuri. On ne peut rêver mieux pour se reposer.

Cacnipa Island

Cacnipa Island

Cacnipa Island

Cacnipa Island

Cacnipa Island

Cacnipa Island

Cacnipa Island

Cacnipa Island

Cacnipa Island

J6, J7, J8 : Les 3 prochains jours sont éreintants : sieste sur la plage, snorkeling, mini randonnée de 30 min, calamansi juice en terrasse. Le temps est mitigé mais les changements climatiques sont rapides et pas trop gênants. Nous aurons de la chance de voir quelques poissons électriques dans l’eau lorsque nous décidons de rejoindre une plage à l’ouest de la notre après 45 minutes de nage. Nous faisons connaissance avec une petite famille, prenons quelques photos avant de rebrousser chemin. Sur le retour, un petit poisson jaune se met à l’abri sous mon corps comme si j’étais une tortue. Maxime ne peux s’empêcher de rigoler et de filmer la scène. Il ne m’a pas lâché jusqu’au retour. Je pense que sa nageoire est abimé, le pauvre.

Cacnipa Island : Loulou

Cacnipa Island : Poupie

Cacnipa Island : Rando

Cacnipa Island

Cacnipa Island

Cacnipa Island

Cacnipa Island

Ce soir, alors que nous sommes tranquillement en train de siroter un calamanci juice (oui encore) nous aidons des bébés tortues à rejoindre la mer. Émotion garantie. Elles sont toutes petites recouvertes de sable, et cherchent leur chemin vers la mer. Quel spectacle! On sait qu’elles ne survivrons pas toutes malheureusement car les prédateurs sont à l’affut.

Un peu plus tard, alors que j’observe les étoiles, j’assiste à l’entrée d’une comète dans l’atmosphère (grosse boule de feu qui se rapproche à vitesse grand V et qui passe du jaune au bleu au vert). C’est incroyable, fascinant. C’est la première fois que j’assiste à tous ces évènements.

Le dernier matin, je décide de me lever avant le soleil car j’ai raté celui de la veille qui était exceptionnel. Manque de pot, ce matin c’est nuageux mais les couleurs sont tout de même belles. Nous profitons de notre dernière journée ensoleillée avant de rejoindre Port Barton.

Il faut savoir que dans l’ensemble, ce n’est pas si cher pour le site. Vous pouvez faire les mêmes tours en snorkeling que ceux proposés à Port Barton (en étant moins nombreux et pas plus cher). Seul le restaurant est un peu contraignant car vous devez commander votre repas du soir avant 15 heures et ce n’est pas exceptionnel. Je vous met la brochure des tarifs à la fin de l’article dans la rubrique « aide aux voyageurs ».

Cacnipa Island

Cacnipa Island

Cacnipa Island

Port Barton : le retour

Au retour, nous réussissons à prendre une bangka gratuitement à 15 heures car ils doivent récupérer un couple à 16 heures à Port Barton. Sinon, les départs compris dans le prix se font à 11 heures du matin ou vous pouvez rentrer quand vous voulez en ajoutant 200 PHP par bateau, ce qui peut valoir le coup si vous partagez ou non le bateau (4 euros). La mer est plus agitée et nous mangeons quelques litres de flotte jusqu’à Port Barton. Après avoir déposé nos bagages au « Cottage Elsa » (car le Evergreen n’avait pas voulu prendre notre réservation), nous profitons pour nous balader dans le village afin de profiter de la vie locale.

Boatman maitrisant sa Bangka au pied

Port Barton

Port Barton

Port Barton

Port Barton

J9 : Levés aux aurores le lendemain, nous prenons le petit déjeuner au « Gacayan », situé juste en face de l’école. Les enfants arrivent au compte goutte. D’un coup, nous entendons « Agadoudoudou, bouge ta nana et mouds le café » et tous les élèves se mettent à faire une séance de gymnastique collective. C’est comme ça tous les matins apparemment. Puis, tout le monde se met à nettoyer l’école. Pendant que les uns ramassent les papiers, les autres balaient la cour. Ils auraient des leçons à tirer chez nous. Nous changeons de chambre pour ce soir, allons au LCD guesthouse, situé dans la deuxième rue de Port Barton (car chez Elsa c’est chouette mais bien plus cher).

Port Barton

Port Barton

Port Barton

Une journée en scooter jusqu’à San Vicente

J10 : 8 heures, nous devons faire le plein d’essence à la station du village. Ce sera à l’ancienne puisque papi tourne la manivelle à la main pour remplir notre réservoir. C’est assez drôle à voir. Nous enfourchons notre 125 semi automatique que Maxime dompte dès les premiers kilomètres. Nous décidons d’emprunter la « short way » soit disant mauvaise, mais qui nous permet d’arriver à San Vicente une heure et demi plus tôt que si nous empruntions la « HighWay ». La route n’est pas si mauvaise que ça, elle longe la côte, traverse des rizières et la jungle et offre des panoramas de dingue. D’un coup deux énormes varans traversent le chemin devant nos yeux mais vous n’aurez pas la preuve de ce que je vous raconte car je n’ai pas été assez rapide pour dégainer mon appareil photo 🙂

Port Barton

En route vers San Vicente

En route vers San Vicente

Le temps menace de plus en plus. Dommage qu’il faille se cacher dans des tubes en béton dès les premières gouttes. Mais heureusement que nous pouvons nous abriter car en 10 secondes, ce sont des trombes d’eau qui tombent comme en période de mousson sauf que nous sommes en Février, mois le plus sec de l’année ! Imaginez quelqu’un qui vous jette des seaux d’eau sur la tête… Ca se calme mais la route devient glissante, le temps que l’eau soit absorbée, et cela se corse sur la fin du trajet. Il n’y a plus de route, elle est quasi coupée mais Max décide de tenter le passage pendant que je prie de toutes mes forces et miracle….on passe. Je ne sais pas comment mais il est vraiment trop fort mon homme. Nous croisons quelques animaux avant d’arriver à San Vicente qui nous font oublier ce mauvais passage.

En route vers San Vicente : abri pour la pluie

En route vers San Vicente : passage tendu

En route vers San Vicente

En route vers San Vicente : Buffle et son pique bœuf

En route vers San Vicente : papillon

En route vers San Vicente : libellule

San Vicente n’est pas beaucoup plus grand que Port Barton mais beaucoup moins touristique puisque nous serons les seuls « roses » comme ils nous appellent. On y trouve un véritable port, un marché sympathique et coloré. Au dessus des marchandises, ils ont fabriqué manuellement des « espèces de mini ventilateurs » afin d ‘éloigner les mouches. Ingénieux ces philippins !  Nous achetons quelques cadeaux pour les enfants de la famille chez laquelle on dort ce soir. Le déjeuner se fera dans une cantine attenante pour une somme modeste : le porc menudo et le poulet adobo sont excellents. Pour digérer, Max ne trouve rien de mieux que de vouloir se faire raser. Nous trouvons un salon pas très attrayant où nous sommes accueillis par un transsexuel. Max n’a pas froid aux yeux et relève le défi. La tête en bas sur un fauteuil, il fait moins le fier quand il voit que le barbier y va à sec, directement avec une lame dans les doigts. Mais finalement sa carotide y survivra et lui aussi.

San Vicente : marché

San Vicente : marché

San Vicente : marché

San Vicente : marché

San Vicente

San Vicente : sur le port

San Vicente : sur le port

Porc menudo

Barber shop

Nous profitons ensuite d’aller voir à quoi ressemble Long Beach. Magnifique plage de sable blanc longue de 14 km bordée par une jungle luxuriante, entièrement vierge. Un de nos coups de cœur du voyage.

San Vicente : long beach

Long beach

Le retour se fait par le même chemin sauf que cette fois, la pluie a détrempée la terre et du coup on roule doucement sur un mélange de boue et de sable. Autant vous dire que ça chasse à l’arrière sévère. D’ailleurs, nous croisons une chèvre qui est coincée dans la boue en train d ‘appeler « au secours ». Impossible de s’aventurer pour la sortir de là. J’espère qu’un villageois viendra l’aider la pauvre. Nous faisons quelques pauses sur des plages aussi belles les unes que les autres (mention spéciale à « Tandan Beach« ), et rencontrons quelques locaux avec qui nous sympathisons.

San Vicente : Taxi brousse

San Vicente : chèvre coincée

San Vicente

San Vicente : Tandan beach

San Vicente : Tandan beach

San Vicente : Tandan beach

San Vicente : Tandan beach

Nous faisons une dernière halte en bord de route pour déguster un « Buko » (jus de coco). Et d’un coup, nous entendons un énorme bruit dans la jungle et un cri. Tout le monde se précipite et Max aidera à sortir une moto d’un philippin de la rivière. Ses freins ont lâchés juste avant un pont et il a préféré tirer tout droit pour s’arrêter. Plus de peur que de mal.

Il est temps de rentrer à Port Barton car la nuit ne vas pas tarder à tomber. Nous faisons une dernière halte au village de Pamuayan, situé à 4 km avant Port Barton pour assister au coucher de soleil. Cette journée nous aura bien marquée dans tous les sens du terme.

Sur le retour de San Vicente

Coucher de soleil sur Pamuayan village

Je vous conseille vivement d’aller à San Vicente avant qu’il ne soit trop tard. Je m’explique, un aéroport est construit à quelques kilomètres de la ville et bientôt ce havre de paix sera envahi par les « visages roses ». Même si la mer parait légèrement moins translucide, la vie locale y est très intéressante et les plages sont tout de même sublimes.

El Nido : le paradis du snorkeling pour les uns, le paradis du scooter pour nous.

J11 : C’est à 8h15 qu’un van passe nous prendre au LCD guesthouse, après avoir avalé un dernier délicieux Pancake à la banane (les meilleurs du coin) à notre cantine fétiche au rythme des chants de messe. Le chauffeur se prend pour Schumacher et fait crisser les pneus un virage sur deux. Impossible de dormir très longtemps, balancé un coup sur mon voisin de droite, un coup sur celui de gauche. Ce n’est pas mieux pour Max qui s’est installé à côté du chauffeur. Obligé de se courber sinon sa tête touche le plafond de la voiture 🙂

4 heures plus tard, nous arrivons à Corong Corong et là, pour moi, c’est le choc ! Le lonely planet doit dater un peu car ce n’est plus si paisible que cela. Le route est bordée de guesthouses à perte de vue, la circulation est dense. Nous décidons de chercher un logement « bon marché » dans ce village malgré tout car El Nido est pire qu’ici. On a entendu dire qu’on ne trouverait rien à moins de 1500 PHP sachant que la moyenne du logement se situe à 2500 PHP la nuit. Coup de chance, une locale nous accoste et nous amène au « Dreamland« , situé sur la plage en face de la gare routière. Coup de cœur pour les chambres toutes neuves pour 1000 PHP la nuit. Vous pouvez aussi prendre les bungalows un peu défraichis sur la plage pour 800 PHP. Nous avons une chambre spacieuse, avec ventilateur, climatisation, un balcon et vue sur la mer. Très bon rapport qualité/prix. Puis nous partons à la recherche de l’agence « Native Exploration » situé à l’entrée de Corong Corong au dessus du Lugadia hotel afin de réserver un trip de 3 jours en mer dans l’archipel des Bacuits. Coup de chance, il leur reste quelques places pour un départ dans 3 jours. C’était la date limite pour nous avant de reprendre l’avion. Nous prenons bien entendu pour 10.000 PHP par personne (200 euros) sans discussion. Ce n’est pas donné mais nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour se retrouver au milieu d’une trentaine de bateau à touristes sur les spots dans cet archipel magnifique. En effet, je vous explique. Beaucoup d’agences et d’hôtels vous proposent des tours à la journée parmi 4 tours possibles pour environ 1300 PHP par personne (environ 23 euros) :

Tour A: Small Lagon, Big Lagon, Secret Lagon, Shimizu Island et 7 commando Beach. Prix 1200 php (21,33 euros)

Tour B: Snack Island, Pinagbuyutan, Cudunon Cave, Cathedral Cave et Entalula. Prix 1300 php (23,11 euros)

Tour C: Matinloc Shrine, Hidden Beach, Star Beach, Helicopter Island et Secret Beach. Prix 1400 php (24,88 euros)

Tour D: Bukal Beach, Pasandigan, Cadlao Lagoon, Ipil Beach et Paradise Beach. Prix 1200 php (21,33 euros)

Sauf que tous les bateaux partent à la même heure (à moins de privatiser une bangka pour demander à faire le tour en sens inverse, ce qui vous coutera plus cher) et nous avons croisé des français qui ont choisi l’option à la journée. Ils nous ont raconté qu’il y avait entre 20 et 30 bateaux sur chaque spot en cette période de l’année (Février). Avec Native Exploration, vous serez au maximum 16 personnes sur le bateau et partirez en décalé de tout le monde, ce qui vous permettra d’être bien plus tranquille. Et en plus de cela, vous créerez des liens d’amitié avec l’équipage et dormirez dans des villages de pêcheurs. Une belle aventure. N’hésitez pas une seconde.

Nous louons un scooter pour l’après midi qu’il nous reste ainsi que pour les 2 prochains jours et partons à la recherche de l’office de tourisme afin de récupérer la carte du coin. Manque de pot, il est fermé pour cause de rénovation mais est transféré à la mairie. Là bas, le gardien nous affirme que normalement nous ne pouvons pas avoir de carte à ce jour car c’est fermé, nous sommes samedi. Alors là, je n’ai pas bien compris le principe d’un office de tourisme, nous ne pouvons pas être touriste un samedi ou un dimanche? Mais comme il est sympa, il nous donne quand même la carte du coin. Nous nous sustentons d’un petit plat trouvé en bordure de route avant de profiter des quelques heures avant que le soleil ne disparaisse. Direction la plage de Caalan, située au nord d’El Nido. Elle est assez petite mais n’est pas trop dénaturée. En revanche, pas sûre de pouvoir voir le coucher de soleil ici à cause des roches karstiques.

Plage de Caalan

Cantine locale

Nous filons ensuite à « Las Cabanas« , une grande plage à 4 km au sud d’El Nido. Une ribambelle de tricycles attendent les visiteurs de la plage. Nous descendons les quelques marches jusqu’au sable blond et tout de suite on nous propose « l’Happy Hour » pour un mojito acheté, un mojito offert, le gros cliché à l’européenne. Je jette un coup d’œil à cette plage qui est magnifique sauf que j’ai l’impression d’être à St Tropez ! C’est bondé de touristes, de transats, nous décidons de faire demi tour sur le champ.

Tricycles qui attentent à Las Cabanas

Le soir, nous profitons d’un magnifique coucher de soleil sur la plage de Corong Corong, un mojito à la main, les pieds dans l’eau, à « La plage« , restaurant tenu par un français. C’est cher mais les plats sont succulents et la vue magnifique. J’en profite pour avaler un bon bœuf bourguignon. Pas très local tout ça 🙂

Coucher de soleil sur la plage de Corong Corong


Coucher de soleil sur la plage de Corong Corong

Mojito!!!!

J11 : Ce matin, nous filons aux aurores à toute allure vers Nacpan Beach pour arriver avant que la lumière ne soit trop forte. La bifurcation est sur votre gauche, indiquée par un grand panneau rouge sur lequel est inscrit un Resort de Nacpan Beach. Ensuite, vous roulez pendant 15 min sur un chemin de terre, traversant rizières et villages. Franchement, la plage ne fait pas rêver. Elle est bordée de quelques bars à paillotes et c’est l’endroit de ceux qui veulent fuir El Nido. Autant vous dire qu’elle n’est pas si vierge que ça. Faites attention aux courants si vous souhaitez faire trempette car plusieurs noyades ont été recensées.

En route pour Nacpan Beach

Rizières de bord de route

Sur la route en terre jusque Nacpan Beach

Nacpan Beach

Nous poussons donc jusque Duli Beach sous les conseils d’une vieille dame et en profitons pour prendre notre petit déjeuner. Rien d’original : un café et un sandwich œuf bacon. En revanche, le café est pour une fois « délicieux » (oui enfin pour le pays, faut pas exagérer quand même) et la vue…. Magique ! C’est un super spot de surf, mais Max ne se sent pas l’âme d’un Kelly Slater ce matin.

Pour ceux que ça intéresse, ils louent des bungalows toute baie vitrée pour 2500 PHP/nuit et vous pouvez trouver une location de surf sur la plage.

Les conseils de notre vieille dame : encore merci 🙂

Poupie et Loulou à Duli Beach

Duli Beach

Resort sur Duli Beach

Duli beach

Nous décidons de faire le tour par la pointe nord à Teneguiban. Tout d’abord, on s’arrête à « Verde Safari Beach« . Le panorama est merveilleux. 4 jeunes garçons nous accompagnent avec leur mobylette.  Et là, deuxième coup de cœur du voyage. La plage est SPLENDIDE et déserte. Nous piquons une tête et profitons de ce décor pour l’emmagasiner dans nos mémoires.

Le seul point faible : ce sont les sandflies! Vous savez, ces petites mouches de sable qui vous piquent et qui provoquent pleins de petits boutons. Cela donne l’impression d’avoir la varicelle et les démangeaisons sont fortes pendant plusieurs jours. Attention, plus vous grattez, plus les boutons grossissent et durcissent. Il se remplissent de pu et peuvent s’infecter. Vous trouvez ces moucherons pendant le lever ou coucher de soleil ou en période de pluie, quand le climat est bien chaud et humide, elles sont présentes toute la journée.

Pour éviter les morsures, il faut être en mouvement (car étant légères, elles sont incapables de se poser lorsqu’on bouge), ou se badigeonner d’huiles locales à la noix de coco ou citronnelle ou mettre un spray anti sandflies mais qui est agressif pour la peau.

En curatif, passer de l’huile essentielle d’arbre à thé, ou une crème anti démangeaison style aloé véra, appliquer de l’alcool pharmaceutique à 90° ou prendre un antihistaminique pendant 2 ou 3 soirs.

Panorama sur Verde Safari

4 jeunes à moto

Verde Safari

Verde Safari

Verde Safari

Nous continuons vers le nord et arrivons à Teneguiban, village le plus au nord de l’ile. Là, nous délirons avec quelques enfants, mais nous tombons surtout sur une famille adorable, Iam, Urlits et John Paul. Les parents parlant un peu anglais, ils nous racontent leur vie : ils gardent un lopin de terre appartenant à un Américain et vivent de la récolte des noix  de cajoux (1kg vendu pour 70 PHP (1.5 euros)), de la pêche lorsque la mer le permet et d’un peu d’agriculture. Cela leur permet de payer les études de leurs enfants. Je me permet de leur offrir les quelques savons que j’ai sur moi, ainsi que les kits de l’avion (brosse a dent, chaussette, crème). La maman est tellement heureuse qu’elle me serre fort contre elle et sur son visage coulent des larmes de bonheur. Je suis heureuse mais ce sont a la fois des larmes de joie et de tristesse qui coulent sur ma joue. Heureuse de les avoir rencontré et d’avoir égayé leur journée, triste de les quitter et de voir qu’ils n’ont rien pour vivre.

Teneguiban

Teneguiban

Teneguiban

Teneguiban : Iam, Urlits et John Paul

Teneguiban : arbre à noix de cajou

Teneguiban : noix de cajou

Teneguiban : plage à surveiller

Nous poursuivons vers l’est, en direction de San Fernando, Buluang Beach, Sibaltan mais la marée est basse et les plages sont moins belles. Nous trouvons une petite cantine « Babes Canteen » où nous dégustons poisson frais, légumes au lait de coco, riz et mangue en dessert. Un régal!

Buluang Beach

Buluang Beach : Babes Canteen

Buluang Beach

Buluang Beach

Buluang Beach : Ah oui je ne vous ai pas parlé de ça

Que je vous parle quand même du sport national des Philippines : Le basket!! Très influencés par la culture américaine, les Philippins sont fous de basketball comme les brésiliens sont fous de football. Étonnant vu la taille moyenne des Philippins… Chaque quartier urbain a son terrain de basket et on trouve facilement dans les petits villages des terrains improvisés. Même au milieu de nulle part (sur une plage, sur la route…), on trouve un panneau de basket qui attend qu’un ballon ne vienne se frotter au filet. Apparemment, les Philippins ont un très bon niveau au basket dans le monde entier et sont les meilleurs d’Asie.

Sur le chemin du retour, on observe notre premier singe au moment même où nous étions en train de nous dire qu’il n’y en avait pas sur l’ile. Encore une fois, vous ne pourrez croire qu’à ma parole car je n’ai pas mon reflex en main. La fin de la boucle de plusieurs kilomètres se fait sans même crever un pneu. Le scooter à beau être neuf, il n’est pas adapté à ces chemins caillouteux. Vaudrait mieux louer une 125.

Panorama en allant vers l’est

Un déjà vu non?

La journée fut tellement ensoleillée (la meilleure depuis le début de notre trip) qu’il serait dommage de rater le beau coucher de soleil. Cette fois, nous le verrons sur la plage de « Las Cabanas ».

Mais comme vous pouvez le voir, ça se couvre!

Vous reconnaissez? Las cabanas parking

Sunset sur Las cabanas

J12 : Ce matin, nous partons d’abord faire un petit tour au marché qui se trouve en face de la gare! Un voyage sans marché n’est pas un vrai voyage :).  Nous profitons pour acheter quelques bananes entre autre et bien sûr je m’amuse à faire quelques photos. Je pourrai y passer des journées entières.

Des mangues, en veux tu, en voila!

Puis nous nous arrêtons à la bakery d’El Nido pour y gouter quelques pâtisseries. Elles doivent être délicieuses vu la foule qui s’y précipite chaque jour. J’en profite pour acheter une viennoiserie au mendiant qui se trouve devant la boutique. Il n’en revient pas! Il me transmet son bonheur à travers un grand sourire et montre à tout le monde que lui aussi va pouvoir y gouter.

Nous partons par la « High Way », à la recherche de la plage de Palabayan, car d’après le lonely,  c’est un « paysage de carte postale« .  Nous nous arrêtons d’abord à San Fernando pensant que la plage se trouve ici. Mais rien. C’est un village de pêcheur qui mérite vraiment qu’on s’y pose un moment si vous voulez rencontrer des locaux. Je crois même avoir repéré une ou deux guesthouses si vous voulez rester un peu plus longtemps. Vraiment chouette.

Rizieres

San Fernando

San Fernando

San Fernando

Nous finissons par trouver la plage de Palabayan. En redescendant, avant Sibaltan, il faut tourner à gauche au panneau indiquant « QI ». C’est l’hôtel attenant. Nous nous garons sur le parking se prêtant enfin à prendre notre petit déjeuner, les pieds dans l’eau. Mais un gardien se dirige vers nous avec un panneau en main expliquant « il faut acheter un bon de 700 pesos/personne » utilisable ensuite à l’hôtel en restauration, location de kite surf au autre. Sans cela, vous ne pouvez pas accéder à la plage! C’est une blague, nous n’allons pas payer 700 PHP par tête pour boire un café! Tant pis, nous rebroussons chemin, furax d’avoir cherché ce lieu pendant toute une matinée. A la place, nous voyons encore une fois, un énorme varan traverser la route. On n’aura pas tout perdu 🙂 .Nous nous arrêtons vers Sibaltan déguster nos délicieuses pâtisseries. Ce sera sans le café mais elles réchauffent à elles seules nos papilles. Nous faisons connaissance (encore) avec deux jeunes mamans et Max en profite pour essayer de jouer au basket avec le petit garçon. Mais c’est sans résultat. Il faut dire qu’il est impressionnant du haut de ses 1m80.

Nouvelle star

Supportrice de l’équipe jaune

Supporter de l’équipe bleu

Nous retournons à la plage « Verde Safari« , de loin notre préférée. Malheureusement aujourd’hui il y a pas mal de vent qui balaye le sable, ce qui est assez désagréable pour se poser sur la serviette et les Sanflies sont de retour. Il y a également de grosses séries de vagues.

Verde Safari

Verde Safari

Après avoir pris le soleil pendant deux heures, nous partons à la recherche de la plage Dagal Dagal située au sud de Las Cabanas. Pas facile à trouver et personne ne sait où elle est. Finalement, lorsque Las Cabanas est sur notre droite, il faut prendre le premier chemin à droite après l’entrée principale. Et là c’est assez galère en scoot mais le site est sympa. On dirait un lac bordé d’un sable blond avec vue sur les falaises karstiques. Malheureusement il est temps de rebrousser chemin car nous avons un debriefing à 18h pour notre trip en mer de 3 jours.

Plage Dagal Dagal

Plage Dagal Dagal

Sur le chemin de la plage Dagal Dagal

Parce ce que chaque soir, la couleur est différente! Depuis Las Cabanas

Trip dans l’archipel des Bacuits pendant 3 jours

J12, J13, J14 : Point d’orgue du voyage, ça y est, on y est. Et pour éviter le tourisme de masse, nous avons décidé de partir avec Nativ Exploration pour 3 jours en mer. Avec nous, il y a deux Danois, un anglais, une galloise, deux hollandais, 5 français. Ce qui fait un total de 13 ! Puis bien sûr, le capitaine et son apprenti, le cuisinier et son apprenti et 3 guides. Avec tout ce monde, on ne va pas s’ennuyer !  Nous sommes gentiment accueillis à la plage par Nelson, attendant notre tour afin d’embarquer dans les canoés pour rejoindre notre bateau. En effet, ce dernier ne peut pas venir à nous car il n’y a pas assez de fond. Une fois tout le monde installé et les présentations faites, nous partons sur les coups de 11 heures vers le large, à la découverte d’un labyrinthe d’iles plus ou moins désertes. L’une ressemble à une tortue, l’autre accueille des milliardaires du monde entier, certaines ont une plage de sable blanc parfaite pour la farniente, d’autres possèdent une grotte… Bref, vous l’avez compris il y en a pour tous les goûts. Et n’oublions pas que les Philippines c’est en réalité 7107 îles! Ces multiples îles à formation karstique font penser à la baie d’HaLong au Vietnam ou Phang Nga en Thaïlande, mais dans un environnement « pleine mer », ce qui permet des eaux plus limpides.

C’est sous un soleil de plomb que nous partons à l’aventure s’arrêtant snorkeler à Ubugon Cove sur Cadlao Island. La variété des fonds marins est sympa mais les coraux sont bien abimés. Je m’éloigne un petit peu de Max et me retrouve nez à nez avec un serpent d’eau, rayé bleu. Je fais demi tour sur le champ et nage le plus vite possible dans la direction opposée. Lorsque je raconte cela à Max, il essaie de le retrouver afin de faire une petite photo mais il est parti lui aussi. L’ambiance sur le bateau est au top, nos guides complètements déjantés, notre cuisto est un vrai chef et les hôtes adorables. Dommage que nous ne puissions pas aller jusqu’à Coron sur 5 jours. Nous n’avons plus le temps. En fin de journée, nous nous dirigeons vers Snake Island. En haut du point de vue, deux macaques à longue queue s’approchent timidement vers nous. La vue est assez sympa.

Archipel des Bacuits

Archipel des Bacuits : il est frais mon poisson

Archipel des Bacuits

Archipel des Bacuits : Snake Island

Archipel des Bacuits : Mais qui voilà?

Archipel des Bacuits

Le soleil tombe, nous nous dirigeons vers Pagauanen où nous dormons la première nuit. La douche collective est salvatrice. Pendant que les uns puisent de l’eau dans une bouteille en plastique et se lavent, les autres les éclairent avec les frontales.

Notre dortoir

Le lendemain, cap sur Small Lagoon. Le site est splendide. Une eau turquoise, translucide entourée de falaises abruptes. En revanche, gare aux méduses, elles sont nombreuses ici.

Alors que tout se passait bien, nous devons évacuer notre bangka car il y a un trou dans la coque et elle prend l’eau. En attendant que notre nouveau navire arrive, nous partons en canoé jusqu’au Big Lagoon. Quelques passages sont tendus car il y a pas mal de vagues. D’un coup, le canoé de Leandro, Clara et Johan se retourne. Ils sont en panique mais réussissent à remonter dans leur barque. Dans l’histoire, ils ont perdu leur matériel de snorkeling et la go pro de Johan au fond de l’eau. Pas cool du tout ! Cela fait partie de l’aventure malheureusement!

Le Big Lagoon est somptueux. Les rochers calcaires finissent parfois en pointes bien acérés et sont de véritables sculptures. Nous nous sentons tout petit à côté de ces falaises.

Archipel de Bacuit : beaux gooooosssseeeeesssss

Archipel des Bacuits

Archipel des Bacuits : méduse

Sculpture à Big Lagoon

Coucou Nelson

Big Lagoon

Gare aux oursins à Big Lagoon

Nous embarquons dans notre nouvelle Bangka, un peu moins bien que la précédente, mais il a bien fallu en trouver une d’urgence puis filons vers Cathedral Cave. Le temps est instable et les nuages crachent de temps à autre. Nous arrivons à cette grotte non profonde mais dont la hauteur est impressionnante.

Ce soir, nous dormons à Inaloma Beach, un petit village de pêcheur dans lequel nous jouons encore une fois avec les enfants et rencontrons une famille charmante. Petite pensée à vous Edith et ton mari. Ils sont charmants comme tout et nous en profitons pour leur offrir quelques savons, stylos et vêtements. Ils ne peuvent s’empêcher en retour de nous offrir quelques boissons que nous ne pouvons pas refuser. Je suis très gênée mais ça leur fait tellement plaisir. Ils sont en train d’aménager une ou deux chambres, n’hésitez pas à y passer une ou deux nuits si vous le souhaitez!

Inaloma Beach

Inaloma Beach

Inaloma Beach

Inaloma Beach

Inaloma Beach

C’est le dernier jour de notre aventure et c’est l’anniversaire de Joe, l’anglais. Il s’en souviendra de celui ci, il a été malade toute la nuit et est livide ce matin. Un nouveau bateau vient nous chercher. Nous partons sur des plages paradisiaques telles que Pinagbuyutan island, Dibuluan, construire des « bonhommes de sable », faire combat de canoés, des courses et autres jeux locaux …tel de grands gamins. Belle rigolade. Nous passons une petite heure à pêcher sur le bateau mais mon ver ne doit pas plaire aux poissons du coin. Ce sera bredouille pour moi ! Cela dit, ce n’est pas grave, je ne mange pas de poisson ! Et oui quelle drôle d’idée me direz vous, de partir sur des iles et ne pas manger de poisson. Que voulez vous, personne n’est parfait.

Inaloma Beach

Inaloma Beach : Joyeux anniversaire Joe!

Inaloma Beach : Notre famille Edith en compagnie de sa fille et de son mari

Inaloma Beach : martin pêcheur

Pinagbuyutan island

A la pêche!

Petit Ilot

l’équipe de vainqueurs

Farniente

Combat de canoé

Jeux Philippins

Saut de la mort 🙂

C’est avec plein d’émotions et de souvenirs que l’aventure se termine. C’est terrible, nous avons un pincement au cœur et on ne veut pas les quitter! Vous savez, ca fait l’effet comme quand vous partiez en colonie de vacances et que vous ne vouliez pas rentrer… 

Merci capitaine, merci chef!

Merci Philip, merci Sam

Merci Nelson, merci Julius

Coucher de soleil sur la plage de Lugadia hotel

Et bien sûr, merci à vous camarades de bateau, on aura bien rigolé…

Nous attendons plus de deux heures notre van car celui ci ,nous a oublié.  Heureusement, nous sommes en bonne compagnie avec les filles de l’agence et Nelson, Sam et Phillip!

Nous prenons une autre compagnie et mettons plus de 5 heures pour arriver à Puerto Princesa. Nous ne comprenons pas pourquoi le chauffeur roule à 20 km/h la deuxième partie du voyage. L’hôte de « Bamboo Nest » ne nous attendait plus. Tout le monde était surpris de notre arrivée tardive et nous gêné de les réveiller à 2 heures du matin.

De retour à Puerto Princesa : visite de la campagne environnante en scooter

J 15 : C’est reparti pour une nouvelle journée à scooter. On remonte la Highway jusqu’à la plage de Nagtabon, plage la plus prisée aux alentours de Puerto.

Bon c’est pas mal mais quand on a vu le nord de l’île avant, ça casse pas 3 pattes à un canard. On repart en direction de la plage suivante et là c’est le drame. La moto chasse sérieusement de l’arrière, Max s’arrête et constate une crevaison de la roue arrière. C’est un comble. On a roulé sur des chemins impraticables avec un scooter pendant 2 jours à El Nido et il ne nous est rien arrivé et là on ne fait que de la route bitumée avec une moto « cross » et on crève. C’est à ne rien y comprendre. Enfin, à mon avis, on a loué une moto défectueuse. On stoppe un couple qui m’emmène jusqu’au village suivant pendant que Max effectuera les 2 kms seul sur sa moto pour me rejoindre.

Nagtabon Beach

Etrange cette poule au sang noir

Vue sur Nagtabon Beach

Il est pas mimi?

Ici ils ont leur propre méthode de réparation. Par exemple ils réparent sans démonter la roue et avec du matériel d’un autre temps. Mais on s’en fiche, c’est diablement efficace. Nous repartons au bout d’une heure (3 fuites sur la chambre à air tout de même) et une facture ne s’élevant pas à plus de 2 euros. On change les plans et on décide de ne pas trop s’éloigner de la Highway, on se dirige vers la baie de Honda car nous reprenons un vol dans la soirée pour Manille.

Réparation du scooter

Honda Bay

Eglise Puerto Princesa

Du riz en veux tu en voilà!

Puerto Princesa

Calamansi

Biker

Une journée à Manille

Une fois sur Luzon, nous prenons un taxi pour rejoindre le domicile d’Emma, de son mari François et de leur fils Alban, la sœur d’une de mes meilleures amies. Merci à eux pour leur hospitalité. Le quartier de Makati, où ils résident est un des plus huppés de la capitale philippine. On débarque en plein diner, ils accueillent aussi un autre couple d’amis charentais. Le repas englouti, les 3 garçons décident d’aller faire une petite virée nocturne. Je ne veux pas vraiment savoir où ils étaient ça à l’air glauque. Max m’a vaguement parlé de nains et de strip teaseuses le lendemain, mais je n’en saurais pas plus, il n’a bien évidemment pris aucune photo.

J16 : Le lendemain matin, nous apprenons par mail que finalement nous sommes reclassées sur un vol 24h plus tard. Nous allons donc avoir la journée pour profiter de Manille. Mais Max va manquer la rentrée scolaire et moi je vais devoir annuler mes patients. Cool !

Manille ne se résume pas aux beaux quartiers comme Makati. Il y a de tout et surtout de la misère. Mais la ville est agréable malgré des embouteillages monstres. Nous prendrons un Jeepney pour la 1° fois

Quartier de Quiapo

Jeepney

Après avoir visité Chinatown et Quiapo, nous filons vers le cimetière Nord, qui a la particularité d’être habité par un bon nombre de personnes qui ont élu domicile dans les tombes !

Cimetière Nord de Manille

Sur le Marché de Makati

Quartier Makati

Rubrique pour les voyageurs

Les plus :

Un peuple souriant, attachant, d’une grande gentillesse

Reposant, pas trop de bruits de klaxon en ville

Paysages magnifiques

Les routes au nord de puerto princessa ne sont plus si terrible que cela

Les moins :

C’est loin (20 heures d’avion)

Les logements sont chers par rapport au reste de l’Asie du sud est

Quelques prix :

La devise est le peso philippin.

1 euros vaut environ 50 PHP

Tricycle aéroport hotel : 60 PHP

Hôtel au « Orchid Lagon Hotel » à Puerto Princessa : 1275 PHP

Repas soir dans une cantine : 250 PHP pour 2

Van jusque Port Barton : 300 PHP/personne

Petit dej (gare routière): 120 PHP/2 personnes Repas midi (Le bistrot) : 440 PHP et soir (Jimbalaya Café): 600 PHP

Chambre Port Barton (Evergreen ): 500 PHP/nuit (salle de bain commune)

Hospin tour Port Barton : 700 PHP/personne

Repas soir (Gakayan): 480 PHP/2 personnes

Bateau pour Cacnipa Island : 275 PHP/personne (compris dans le prix de la réservation. C’est eux qui viennent vous chercher)

Facture 3 jours/2nuits avec repas sur cacnipa et transport compris : 7360 PHP/2 personnes

Voici les tarifs détaillés :

Prix des expeditions au départ de cacnipa

Prix hébergement cacnipa

Nuit Port Barton (cottage Elsa) : 1200 PHP

Repas soir Port Barton au Gacayan : 500 PHP/ 2personnes

Location moto 125 Port Barton : 600 PHP + 40 PHP essence

Nuit Port Barton au LCD : 600 PHP

Repas midi St vicente : 240 PHP/2personnes

Breakfast Port Barton au Gacayan : 290 PHP/2 personnes

Van El nido : 500 PHP/personne

Hotel Corong Corong (Dreamland) : 1000 PHP/nuit

Location scooter : 400/jour (loué 3 jours)

Repas midi cantine El nido : 260 PHP/2 personnes

Repas soir corong corong (La Plage) : 1150 PHP/2 personnes

Repas midi Babe canteen : 150 PHP/personne

Repas soir El nido (Trattoria Altrove) : 1060 PHP/2 personnes

Repas soir El nido (art cafe) : 880 PHP /2 personnes

Trip en mer avec Nativ Exploration : 10.000 PHP/personne (3 jours/2nuits)

Van jusque Puerto : 500 PHP/personne

Nuit au Bamboo Nest : 800 PHP

Location scooter Puerto : 500 PHP

plan Port Barton

Plan Campagne EL nido : boucle faite en scoot

Pour faire simple, nous avons payé nos billets d’avion 400 euros/personne au départ de paris + 60 euros jusque puerto.

La bas, nous avons dépensé 600 euros par personne tout compris pour 15 jours. Nous avons explosé notre budget à El Nido!                                                Total pour 15 jours par personne : 1060 euros

Je ne vous conseille pas de prendre le Lonely planete pour Palawan. Le petit futé est plus à jour et possède un peu plus de renseignements. Je vous conseille un livre sympa si vous voulez en savoir plus sur les philippines :

Have a good trip! Vous ne le regretterez pas!

Categories: Asie du Sud-Est

One thought on “Philippines : Ile de Palawan

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