ANTANANARIVO

Après une petite escale aux Seychelles, histoire de changer d’avion, nous débarquons dans cette bouillonnante capitale qu’est Antananarivo, Tana pour les intimes. Dès la descente de l’avion, nous nous initions au sport local : le marchandage. Après une rude négociation avec un chauffeur de taxi, celui-ci nous dépose dans une des gares routières de la ville. Déposer est un abus de langage car il n’a même pas eu le temps de s’arrêter qu’une dizaine de rabatteurs étaient déjà cramponnés aux vitres de la 4L pour nous proposer (plutôt imposer) un trajet vers Antsirabe dans leur taxi-brousse.

 

ANTSIRABE

Afin de récupérer de ce long voyage  qui nous a mené sur les Hauts plateaux de l’île, nous profitons tranquillement du marché (grouillant) de la ville, puis terminons cette belle journée au Parc de l’Est où nous observons des artisans. En plus des traditionnels peintres et brodeurs, nous rencontrons également des locaux travaillant les produits recyclés, ainsi que la corne de zébu. Nous buvons quelques bières et rhum local avec Philippe, un français venu s’installer ici, qui nous fait prendre conscience que notre programme en un mois est impossible. Nous envisagions faire la route Tuléar Fort dauphin en 4*4 mais « si une panne survient, cela peut prendre plus d’un mois pour recevoir les pièces »  nous dit-il. (Avec le recul, c’est mon seul regret de voyage). Nous changeons donc nos plans.

 

FIANARANTSOA

Le lendemain, nous découvrons une autre spécialité malgache : le « je sais pas à quelle heure partira mon taxi-brousse ». Théoriquement nous devions partir à 5h du matin, mais finalement nous partirons avec 4h de retard sur l’horaire prévu. Dans notre malheur, nous ne sommes pas seuls puisque Clémence et Mathieu, 2 autres « vazas », nous tiennent compagnie pour ce trajet jusqu’à Fianarantsoa,

Au premier abord, Fianar n’attire pas le regard. Mais la visite de la ville haute, charmante comme tout, nous fait rapidement changer d’avis. Le soir, nous dormons dans une coquette chambre d’hôtes, le Raza Otel. Nous passons une excellente soirée au coin de la cheminée, en compagnie d’un couple de globe-trotteurs. Au programme des discussions, voyage et… voyage, le tout arrosé de quelques rhums arrangés.

Le  lendemain, Herman, un guide local, nous accompagne pour un trek  dans les villages Betsileo (nom de l’ethnie peuplant cette partie des plateaux). Nous ne croisons aucun touriste, mangeons du « zébu sauce » chez l’habitant, jouons avec les enfants et profitons du paysage impressionnant qui s’offre à nous. Le soir, même programme que la veille : bons petits plats malgaches et rhums arrangés.

village Betsileo

Betsileo

Betsileo

village Betsileo

TRAIN FCE

Au programme aujourd’hui, le seul trajet en train faisable à Mada. Il relie Fiana à Manakara sur la côte est. Le départ était prévu à 7h du matin mais nous partirons 3h plus tard. La raison : une arrivée tardive la veille due à plusieurs déraillements de la seule rame circulant sur ce tronçon! Ça promet! Nous sommes installés en 1° classe, obligatoire pour les « vazas », mais comprenons pourquoi quand nous découvrons la 2°. Les gens sont debout, entassés comme du bétail. Les paysages sont superbes. La végétation est de plus en plus verte. Nous nous arrêtons dans 16 gares différentes afin de charger et décharger des vivres pour la population locale. La pauvreté se fait ressentir dans les gares les plus reculées. Cela fait mal au cœur tant certains enfants sont en sous-nutrition. Ils récupèrent les bouteilles vides et toute la nourriture que vous pouvez leur donner, le tout sans violence et avec politesse. Nous mettons finalement 16h pour arriver. Il vaut mieux réserver un endroit ou dormir car quand vous arrivez a 2h du matin, c’est loin d’être facile. Seul regret ce beau périple : la seconde moitié du trajet s’est effectué de nuit et nous n’avons donc pas profité du panorama.

Train FCE

Train FCE

Train FCE

Train FCE

Train FCE

MANAKARA

Premier jour de pluie! Malgré cela, aujourd’hui c’est découverte du Canal des Pangalanes en pirogue. Une fois l’équipage au complet, le capitaine Mosa, son fils et 2 autres piroguiers. Cap au nord! L’ambiance est énorme à bord, ça chante et ça rigole, et cela permet d’oublier la couleur du ciel. Mosa est incollable sur la région, que ce soit pour trouver les martins pêcheurs sur une branche lointaine ou bien vous conter l’histoire du canal et des ethnies environnantes. En chemin, nous pouvons observer la fabrication du charbon et observer des lémuriens pas très sauvages. Le site est majestueux, surtout à l’embouchure du canal avec l’océan indien. La rencontre des rouleaux avec les bancs de sable, c’est vraiment magique! De retour au village de pêcheurs, nous dégustons du poisson grillé. La propagande pour les élections municipales bat son plein au village et un des candidats à la municipalité a organisé une distribution de rhum. Aussi, hommes et femmes sont saouls et dansent comme des diables. Une manière comme une autre de remporter des élections… ou pas.

Canal des Pangalanes

Canal des Pangalanes

Canal des Pangalanes

Canal des Pangalanes

Canal des Pangalanes

RETOUR A FIANA

C’est avec regret que nous quittons déjà Manakara car le soleil a refait son apparition. Mais le reste du programme est chargé, aussi « On the road again ». Et la route est démente. Peut être encore plus belle que par le train. Nous retournons à la même chambres d’hôtes et surprise en arrivant : Mathieu et Clémence sont là, de retour de leur périple dans le parc de l’Andringintra. Nous décidons de les imiter et de nous lancer à l’assaut du pic Boby dans les jours à venir.

Grand jour à Mada, les élections municipales se tiennent ce jour et du coup tout est fermé. Le marché hebdomadaire du vendredi a quand même lieu et nous en profitons pour effectuer une ballade colorée dans les allées. Nous achetons également des babioles et fournitures scolaires à distribuer aux enfants par la suite.

Marché de Fianarantsoa

Marché de Fianarantsoa

Marché de Fianarantsoa

ANDRINGINTRA

A seulement 2h de taxi-brousse de Fiana, se trouve le paisible village d‘Ambalavao. C’est depuis ce lieu que nous organisons notre trek de 3 jours qui nous mènera au sommet du pic Boby… ou pas. Nous choisissons de partir avec l’agence JB Trekking.

Marché d’Ambalavao

Ambalavao

Nous débutons cette aventure par du 4×4 pour rejoindre l’entrée du parc. Nous sommes accompagnés d’Harlin, le guide de l’agence, de Rabbe, notre cuisinier/porteur et de Justin, le guide local du parc (avec tout ce monde on ne risque pas de se perdre). Le ciel est sombre et quelques gouttes tombent par moment mais rien de méchant. Cela rend le paysage mystérieux (on a parfois l’impression d’être dans les Highlands écossais). Après une petite demi-journée de marche, nous arrivons au campement de base ou nous rencontrons d’autres randonneurs. Nous passons une agréable soirée autour du feu à manger comme des rois (mention spéciale à Rabbe), à se raconter des blagues, et à boire du « tokagas », un rhum de fabrication artisanale à déconseiller aux foies sensibles. Les températures sont très basses, même la poule qui nous accompagne vient se réfugier entre nous car elle est gelée. La nuit s’annonce glaciale.

En route vers le Pic Bobby

En route vers le Pic Bobby

En route vers le Pic Bobby : 1ier camps

Le lendemain, 1h30 de montée pour atteindre le pic. Magnifique vue au sommet qui domine toute la région. Demi tour jusqu’au camp pour récupérer les sacs avant de traverser un paysage lunaire et enfin une palmeraie. Toujours impressionné par cette diversité de paysages en si peu de kilomètres. Le second campement est niché au bord de l eau et bien plus bas que le 1°. Excellente soirée, tout comme la première,  à la différence que notre poule n’est plus blottie contre nous, mais en morceaux dans nos assiettes.

En route vers le Pic Bobby

En route vers le Pic Bobby

En route vers le Pic Bobby

En route vers le Pic Bobby

Dernier jour, une longue marche nous attend et nous devons arriver avant midi au village pour ne pas rater l’unique départ de taxi brousse de la journée. La descente de la vallée de Tsaranoro est splendide. A l’arrivée le sketch, le taxi brousse le plus pourri pris jusqu’ici. Bien sûr, nous tombons en panne en pleine côte. Nous descendons et faisons un petit bout de chemin a pied, le temps pour le chauffeur de bricoler son moteur et de nous rejoindre. Le soir, Harlin nous amène avec toute l’équipe des guides faire un karaoké au Paradis. Fous rires garantis sur du Mike Brant et du Francis Cabrel.

vallée de Tsaranoro

vallée de Tsaranoro

vallée de Tsaranoro

vallée de Tsaranoro : caméléon femelle

vallée de Tsaranoro : Harlin

vallée de Tsaranoro : caméléon mâle

RANOHIRA

Sale nuit à vomir pour la miss. Nous partons malgré tout pour Ranohira, chose vite regrettée. 32 personnes dans un van Mazda prévu initialement pour 15, et des arrêts tous les 500m pour déposer ou récupérer des gens qui ne sortent de nulle part, font que Julie se souviendra longtemps de ce trajet. Résultat 250km effectués en un peu plus de 8h et une tendance à la « tourista », autant vous dire que la journée fut marquante 😉 .Une bonne nouvelle tout de même, le paysage a changé et est une fois de plus magnifique. Nous débarquons sur une immense plaine désertique genre « safari » et ne serions pas très surpris de voir débarquer un lion (non, il n’y en a pas à Mada en fait). Le village d’arrivée ressemble à un « pueblo » de Lucky Luke, monté de toutes pièces. Direction le lit pour Julie, non sans avoir tenté d’avaler 4 grains de riz.

Condition physique pas au top mais en progrès le jour suivant. Nous décidons de faire la petite rando aujourd’hui : le tour des Canyons des Makis et des Rats. C’est sympa mais la visite n’a pas grand intérêt si vous ne restez qu’un jour. Nous avons eu beaucoup de chance car nous avons croisé une famille de « sifakas » sauvages. Ils étaient très proches. Nous les avons même vu se déplacer au sol en « dansant ». Très particulier et très rare.

sifakas

sifakas

Retour des canyons

Retour des canyons

Le lendemain départ pour le grand tour à pied (22km environ). Nous visitons les 4 sites : 2 piscines naturelles, les crêtes, la cascade des nymphes. Les paysages sont beaux mais trop touristiques à notre goût. Julie peine à terminer les derniers kilomètres car la tourista est revenue. Le soir, nous participons à un bal « poussière ». Ambiance conviviale où tout le monde danse autour du feu de joie.

Grand canyon

Canyon

Canyon

Canyon

Canyon

Fete a Ranohira

Pour retourner jusqu’à Antsirabe d’une seule traite, nous trouvons un chauffeur de 4×4 qui remonte sur Tana après avoir laissé ses clients à Tuléar. Je ne vous cache pas que le confort dans le Patrol est légèrement supérieur à celui d’un taxi-brousse. Mais nous ne sommes pas au contact de la population.

 

DESCENTE DE LA TSIRIBIHINA

La semaine suivante va, une fois n’est pas coutume, être organisé en totalité. En effet, nous partons depuis Antsirabe avec un groupe constitué de 4 étudiantes en médecine, un couple vivant à la Réunion et un néerlandais… qui va, pour le coup, pouvoir améliorer son français. Sans oublier nos 2 guides, Daddy et Lova, et Ery le guitariste. Au programmes des réjouissances, une descente du fleuve en pirogue sur 3 jours, la visite d’un massif karstique et un panorama à l’allée des baobabs pour terminer.

Après avoir dormi à Miandrivazo, nous embarquons sur des pirogues de balsa et profitons de la beauté des berges pendant que les 2 piroguiers rament. Scène un peu « colonialiste » mais pas désagréable. Au fil de l’eau, nous traversons des gorges, longeons des villages, et croisons des crocodiles. Le soir venu, nous campons au bord de l’eau, allumons un grand feu, dansons, chantons… Grosse ambiance aidée par le rhum qui coule à flots, et par la guitare d’Ery qui fait des merveilles.

Descente de la Tsiribihina

Descente de la Tsiribihina

Descente de la Tsiribihina

Descente de la Tsiribihina

Le troisième jour, nous débarquons et troquons la pirogue pour la charrette à zébus. Un grand moment, tant pour l’inconfort que pour les scènes hilarantes qui se produisent. D’abord, un de nos 2 zébus se dételle et manque de faire chavirer la charrette en arrière. Puis c’est au tour d’une autre charrette de se renverser sur le côté cette fois. Il faut dire que les ornières sur ces routes de campagne ressemblent plus à des tranchées qu’à des ornières. Et enfin voir Daddy s’étaler de tout son long dans la gadoue sera la cerise sur le gâteau. Fous rires inoubliables. Nous terminons le voyage en 4×4 jusqu’à Belo sur Tsiribihina.

Descente de la Tsiribihina

Descente de la Tsiribihina

TSINGY DE BEMARAHA

Après avoir dormi sous tente dans un camping au bord de la Manambolo, nous partons en randonnée dans un massif où s’enchainent le franchissement de passerelles, l’escalade d’échelles, et la contorsion dans des passages très étroits. La cadence est plus que « mora mora » (doucement doucement), mais la vue au sommet sur toutes les aiguilles calcaires est quand même unique. Après manger, le groupe se sépare. Certains vont visiter les « petits Tsingy », d’autres optent pour une sieste réparatrice, tandis que Julie et Florence partent explorer le village a 2km de là. Et devinez quoi… les malgaches sont en pleine partie de pétanque… J’ai manqué ça 🙁

Tsingy des Bahamara

Tsingy des Bahamara

Tsingy des Bahamara

Tsingy des Bahamara

Tsingy des Bahamara

Tsingy des Bahamara

Tsingy des Bahamara

ALLÉE DES BAOBABS

Le lendemain, nous passons la journée en voiture pour observer les différents sites tels que les baobabs amoureux et le baobab sacré. Jöran et Maxime improvisent un jeu de devinettes en anglais et craquent complètement. Eux sont morts de rire et moi un peu énervée de ne pas pouvoir dormir dans le 4×4. Le clou du spectacle est le coucher de soleil sur la fameuse Allée des Baobabs. Impressionnant et majestueux, malgré la foule. Dur dur pour les photos!

Allée des Baobabs

Allée des Baobabs : Baobabs amoureux

Allée des Baobabs

Allée des Baobabs

Allée des Baobabs

Pour notre dernière soirée tous ensemble, les guides nous amènent en boite malgache à Morondava. Ce soir, se tient le concert à ne pas rater. Nous passons un excellent moment à danser comme des fous jusqu’à 6h!!!! Si bien que Daddy et les filles vont louper leur taxi-brousse de retour.

 

MORONDAVA

Et voilà, je me paye ma deuxième tourista du voyage. Clouée au lit avec 39 de fièvre! A croire que je n’ai pas bu assez de rhum…ou alors je ne me suis pas assez méfiée des glaçons… Maxime profite de la journée pour négocier un bateau et passe les derniers moments avec ceux du groupe qui restaient a Morondava.

 

BELO SUR MER

Ça va bien mieux aujourd’hui et nous prenons la mer avec Félix et Robert, nos piroguiers vezo (ethnie peuplant cette partie de l’île). La pirogue à voile est toute neuve et nous fêtons son inauguration. Malheureusement nous n’avons pas de champagne pour le fracasser sur la coque. La maîtrise des 2 compères est impressionnante et nous rassure complètement. Eole est avec nous et nous rejoignons Belo sur mer en seulement 4h. Il s’agit d’un charmant village de pêcheurs. Nous passerons 3 nuits chez Doroté (notre hôte masculin) dans un bungalow sympathique en bord de mer. Nous en profitons pour ralentir le rythme de ces vacances. Les journées restent chargées entre dégustation de langoustes au resto, bronzette sur la plage et visite des chantiers navals alentours et des petits îlots au large. Même si elles n’étaient pas toutes proches, nous avons aperçu plusieurs baleines et leurs jets d’eau.

Belo sur Mer

Belo sur Mer

Belo sur Mer

Belo sur Mer

Belo sur Mer

Belo sur Mer

ANKEVO

Nous voguons jusqu’à Ankevo. Un autre tout petit village de pêcheurs, encore moins touristique que Belo, où nous ne passerons malheureusement qu’une seule nuit. Nous jouons sur la plage avec les enfants qui sont en vacances. Le bonheur de nous accueillir se lit dans leurs yeux. J’en profite également pour me faire tresser les cheveux par notre hôte. Des danseurs traditionnels viennent nous faire une petite démonstration, et c’est avec le sourire et les yeux remplis de bonheur que nous nous couchons.

Ankevo

Ankevo

Ankevo

Ankevo

Ankevo

Ankevo

Ankevo

TANA

Nous avons pas mal galéré pour rejoindre la capitale depuis Morondava, faute d’avoir réservé le taxi-brousse. Mais finalement après le trajet le plus long de notre périple, nous arrivons à Antananarivo à 2h du matin. Et cette ville, qui nous avait plutôt rebuté au premier abord, s’est finalement révélée à nous. La journée, passée à se balader dans les petites ruelles montants jusqu’à la Rova, est des plus agréables. Nous profitons d’acheter quelques souvenirs au marché de la digue et d’Andravoahangy. Nous nous offrons un dernier petit plaisir avec un resto gastronomique pour notre dernier soir sur l’île avant de rejoindre notre chambre d’hôtes « Les Harmoniques », que nous vous conseillons vivement tant pour la gentillesse de la patronne que pour son rapport qualité/prix.  Le lendemain, nous rejoignons l’aéroport d’Ivato en taxi, dans la 2CV de Luc.

Tana

 

RUBRIQUE POUR VOYAGEURS

Les plus :

Des paysages somptueux et très variés

Une faune exceptionelle

La gentillesse des gens

Un pays non touristique, encore moins en mode routard

Les moins :

La nourriture pas très bonne

La durée des trajets et l’inconfort des véhicules

Il faut parfois bien négocier les prix, ce qui devient épuisant

Les excursions restent très chères pour le pays

Les prix des billets d’avion.

Malgré tout, ce pays restera mon coup de cœur de tous nos voyages

 

En ce qui concerne le choix des guides, je vous conseille sans hésiter Daddy et Lova. Ils connaissent Madagascar par coeur, aiment leur pays, sont drôles, et les prix sont attractifs.

Lova Tiana Andranony

Email : lovbaobab@yahoo.fr

Tel : 00261(0) 34 39 752 76

 

 

Categories: Afrique

6 thoughts on “Madagascar

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