Aujourd’hui nous partons pour la Colombie. « Les langues ignorantes et mal informées répèteront les éternels stéréotypes concernant ce pays : que c’est un pays violent, de narcotrafiquants et de terroristes, où règne le trafic de cocaïne ». A travers ce blog, nous vous montrerons que ce pays n’est pas tourné vers ça et qu’il n’est pas aussi dangereux que les gens peuvent croire. Il est peuplé d’une population des plus accueillantes au monde. Ce pays a énormément de choses à offrir puisqu’il possède la plus grande biodiversité après le Brésil. Chacun qui s’aventurera sur ces terres, y trouvera son compte. Allez le découvrir sans plus attendre, car petit à petit il s’ouvre au tourisme.

Bordeaux-Bogota

Cette fois ci, le voyage sera beaucoup plus court. Départ de Bordeaux aux aurores, 2 heures d’escales à Amsterdam et nous voilà dans l’avion direction Bogota.

Oui enfin, c’est sans compter sur les boulets de service, j’ai nommé « NOUS ». En effet à 5 min du décollage de Bordeaux et alors que nous sommes confortablement assis au dernier rang de l’avion, Max me demande : « Mais c’est pas interdit les bonbonnes de gaz en soute? » « Heu…je crois bien que oui ». On en informe l’hôtesse de l’air qui en parle au capitaine qui appelle le service bagages et c’est partie pour une exploration en soute à la recherche d’un sac noir, gros et rond. Description très précise du sac de Max dans lequel se trouve la recharge camping gaz, placée là la veille. Finalement, la recherche ne prendra pas plus de 10 min et nous atteindrons Schiphol en temps et en heure….enfin presque. Nous atterrissons sans encombre à Bogota à 14 heures, heure locale (7 heures de moins qu’en France).

Nous prenons un taxi jusqu’à l’hôtel et première constatation, ça roule plutôt pas mal. La ville paraît grande mais pas immense.Par contre, on ressent déjà bien l’altitude de la 3° capitale la plus haute du continent et Max en est pour un bon mal de « cabeza » dès le premier jour. Cela ne nous empêche pas d’aller changer nos euros en pesos en ville et d’acheter une carte sim locale Claro (que si). Max en profite pour se faire faire une beauté chez un coiffeur-barbier. Plutôt réussi, mais long, très long, à tel point que je m’endors sur mon siège en l’attendant.

Ce soir, nous goutons notre première arepa (galette de maïs) délicieuse dans un resto de Chapinero. Nous ne faisons pas de vieux eaux et tombons de fatigue à la Casa Paulina.

Au cœur de l’Amazonie colombienne : Leticia

De nouveau à l’aéroport, destination Leticia cette fois. Cette petite ville en pleine Amazonie se trouve à la frontière avec le Brésil et le Pérou. Nous filons au port prendre un bateau qui voguera 2 heures sur un des plus grands fleuves du monde, l’Amazone.

Nous débarquons à Puerto Narino, où nous faisons connaissance avec Marine avec qui nous avons réservé un tour de 5 jours depuis la France. Habituellement je déteste faire ça car c’est souvent plus cher mais cette fois je n’avais pas envie de perdre du temps à trouver un guide sur place. Il y a également Julie et Greg, Jeanne et Guénolé, deux couples de français qui forment le groupe.

Nous commençons par observer les dauphins roses et gris à la confluence de l‘Amazone et du Loreto yacu, pendant qu’Obsimar, notre pilote joue de l’harmonica. Il est originaire de la tribu Ticuna.

Dauphin rose

Nous filons ensuite au lac Tarapoto où nous piquons une tête et pêchons quelques sardines et piranhas. Oui oui, la baignade et la pêche se font dans les mêmes eaux… Mais parait-il que le piranha ne mord pas si on ne saigne pas ! Le retour de nuit est une invitation à l’ouverture des sens, surtout l’ouïe. Nous déposons rapidement nos sacs à Alto del Aguila avant de filer à travers 300 mètres de forêt pour rejoindre le bourg de Puerto Narino. Ce soir au programme c’est tatouage. A base de fruits, la pigmentation typique d’ici durera une bonne semaine. Un lézard sur l’avant bras pour Max et une fleur sur l’épaule pour moi. Plutôt réussis je dois dire. Au retour, nous devons presser le pas car l’école que nous traversons lâche des chiens méchants dans son enceinte pour empêcher aux internes filles et garçons de se mélanger la nuit. C’est donc munis de bâtons et dans le silence complet que s’effectue ce court périple. Pas d’affrontement finalement ni même un petit aboiement. Tant mieux.

Amazone en direction du lac

Lac Tarapoto

Amazone arbres

Arbre

Lac Tarapoto

Notre guide Obsimar

Tatouage

Réveillés aux aurores par des vautours qui se chamaillent dans l’arbre situé à 2 mètres de notre cabana, nous en profitons pour faire des photos des animaux qui trouvent refuge ici. En effet, « El fraile », un frère franciscain a construit cet endroit pour accueillir visiteurs et animaux qui cohabitent. Du coup petit moment entre dindons, singes, chiens et surtout perroquets.

Petite anecdote amusante. Une des femelles perroquet ne supporte pas…LES FEMMES. Dès qu’une se rapproche, elle lui barre le chemin et se montre menaçante. Du coup obligée de changer de chemin ou de faire appel à Max. Drôle, ça dépend pour qui 🙂

Perroquet Ara bleu

Dindon

Perroquets Aras

Gros Nénuphar

Ouistiti

Nous accompagnons Marine faire des emplettes au village mais au bout de 5 min de navigation, nous tombons en panne car le frère franciscain n’est pas un pilote mais un rigolo. Au retour, il n’arrive pas à démarrer la barque et doit demander de l’aide. Au débarquement, je perds ma claquette dans la vase, mais Max la retrouve après avoir dragué la rivière pendant 5 min. Décidément, nous aurons bien ri en peu de temps.

Habitante Puerto Narino

singe Saimiri sciureus

Le ventre plein, nous voguons vers San Francisco. Ce village isolé accueille Jésus, qui cultive une multitude de plantes médicinales dans son jardin. Il se fait un plaisir de nous en expliquer les vertus. Mais ce n’est pas là sa seule particularité. Il accueille chez lui des caïmans qu’il fait se reproduire. Ça fait froid dans le dos. Nous reprenons encore une fois la rivière et stoppons dans une communauté Ticuna où nous passerons la nuit.

Sur les bords de San Fransico

La fine équipe

Perruche

Caiman

Bébé Caiman

Bébé Caiman

Villageois San Fransisco

Communauté Ticuna

Communauté Ticuna

Après le déjeuner, nous partons en balade dans la jungle, ce qui nous donne un aperçu de ce qui nous attend le lendemain. De retour au village, on reprend une pirogue pour aller observer un lac où vivent des caïmans. De nuit, nous ne verrons que des globes oranges qui scintillent quand on les éclaire à la torche. Il y en a un paquet mais on ne va pas coucher là. Pour le retour, nous avons droit à des contes racontés par le piroguier. Et même si la fatigue me gagne, cela fini de nous mettre dans l’ambiance de cette mythique forêt.Il faut prendre très au sérieux le Petit Lutin de la forêt. C’est le protecteur de la forêt. Pleins de gens y entrent sans en sortir vivant ou ressortent avec des blessures. Marine raconte qu’une fois, elle n’arrivait plus à sortir de cette forêt. Quel que soit le chemin qu’elle prenait, elle retombait exactement au même endroit. Dans ce cas, il faut faire une offrande au lutin (des cigarettes par exemple). Cela peut vous aider a sortir vivant de cette forêt.

insecte

Papillon

Libellule

Ce matin, nous rebroussons chemin jusqu’à Leticia , d’où nous prenons un taxi sur les 20kms de l’unique route goudronnée reliée à cette ville. En chemin, nous faisons la connaissance de nos deux guides, Julio et José. Julio est un colombien qui fait ce métier depuis quelques temps, mais qui a pas mal bourlingué avant en vendant de l’artisanat. Il est plein d’humour, on ne risque pas de s’ennuyer. José, quand à lui, plus calme est indigène et vit dans une communauté près de Leticia. Il connait la « Selva » comme sa poche et aime à partager ses connaissances. C’est donc parti pour deux jours et une trentaine de Km dans la forêt amazonienne.

A chaque fois que nous croisons un arbre intéressant, José nous dévoile ses vertus et ses utilisations par les indigènes. Vêtements, outils, nourriture, médecine…la forêt ne manque de rien. Nous campons près d’une petite « quebrada » (ruisseau) et dormons dans des hamacs recouverts de moustiquaires. L’ambiance est joviale, José nous raconte pleins d’histoires indigènes. Leurs croyances sont multiples et l’esprit prend le pas sur le corps.

La nuit tombée, nous nous réfugions sous les moustiquaires pour le diner car ces satanés bestioles sont nombreuses et voraces et piquent même à travers les vêtements. Y’a qu’à voir l’état de mes fesses et cuisses. Et je ne vous parle pas du côté urticant.

Avant de dormir, nous partons faire une ballade de nuit qui met en éveil tous les sens. Le ciel est dégagé et un lot d’étoiles s’offre à nous quand la cime des arbres laisse un petit trou. Nous apercevons un bébé serpent, minuscule, mais qui est un des plus venimeux de la forêt. José recherche la mère mais je suis ravie qu’il ne l’ai pas trouvée.

Le lendemain, demi tour. Mais avant cela nous quittons le sentier pour nous enfoncer dans la selva. Nous cachons les sacs, progressons pendant deux bonnes heures dans une densité inimaginable pour finalement revenir à nos sacs. Le sens d’orientation de José est infaillible. Nous croisons des grenouilles et araignées venimeuses, singes volants et oiseaux ainsi que des traces de puma.

Le retour se fait à vive allure sur un sentier rendu glissant par les quelques averses. Julio est ravi, lui qui voulait faire du trek rapide depuis deux jours… Après avoir retrouvé la civilisation, nous dormons dans une petite « hospedaje » en bord de route. C’est sympa et nous ne sommes pas malheureux de pouvoir prendre une douche et de retrouver un vrai lit.

José et Julio

Campement

José qui fabrique un sac

A la cuisine

Papillon bleu

Papillon jaune

Aujourd’hui, nous filons dans une communauté indigène pour y découvrir leur mode de vie. Cette communauté se trouve être celle de José (notre guide des jours précédents). Nous sommes accueillis par le chef du village et passons le début de la journée à observer le va et vient dans la Maloca, grande battisse et lieu de réunion. Puis José, encore lui, nous entraîne dans la selva, encore une fois , oui mais cette fois du côté brésilien. En effet, la maloca se trouve à quelques pas de la frontière. Si nous avons toujours autant de mal à reconnaitre les arbres, José nous fait une démonstration de pièges utilisés pour attraper les animaux. Astucieux! Il nous raconte pleins d’histoires sur les cannibales. Ils existent bel et bien encore. Il y a 5 tribus en Colombie, 3 au Pérou et 2 au Brésil. Les autres tribus ont mi fin au cannibalisme en 1850. En temps normal, ils tuaient à peu près deux hommes par mois pour se nourrir. En 1850 ils ont décidé pour la plupart d’arrêter ce massacre régulier. Ils ont alors construit un terrain grand comme un terrain de foot dans la selva et avaient le droit de s’entretuer dessus une fois tous les 5 ans. Enfin cela dit, on aimerait bien rentrer vivant de ce périple.

De retour à la maloca, El Abuelo (le doyen) de la communauté nous attend pour nous conter son histoire. Quelques hommes sont là autour de lui et s’affairent à fabriquer la poudre de feuille de coca. Le discours a l’air captivant mais entre mon niveau d’espagnol et la boulette que l’ancêtre a dans la bouche, difficile de comprendre quelque chose. En effet, ils se bourrent la bouche de cette boule de coca et l’agrémentent d’huile de tabac pur. Max testera, pas moi. De toute façon, cela est réservé aux hommes. Nous faisons réchauffer la soupe laissée par Mamita et ne nous faisons pas prier pour plonger dans nos hamacs. Mais le froid est de plus en plus prenant et il est compliqué de faire une nuit récupératrice. D’autant plus que nous sommes équipés comme des plagistes. Bref, contents que le soleil se lève. Petite séance photo avant de repartir sur Leticia.

Quelques traditions Amazoniennes :

Ici quand les filles ont leurs règles, on les enferme dans leur chambre pendant au moins un an (le temps de réunir à boire et à manger pour une grande fête). Pendant ce temps, on leur apprend à devenir une femme. Lorsqu’elles sortent au bout de la première année, on les couvre de peinture noire qu’elles garderont durant une semaine et les villageois se réunissent pour célébrer le fait qu’elles soient devenues femmes.

Tous les garçons font l’armée pendant un an après leur bac ou pendant deux ans s’ils n’ont pas leur bac. Les seuls qui peuvent y échapper, ce sont ceux qui ont assez de revenus pour payer.

 

Maloca

Bananes plantains

larves à cuire (ou pas)

Communauté indigène

Communauté Indigène

Mamita et Max

Fête à Leticia

Fête à Leticia

De là, 5min de bateau et nous changeons de pays. Après avoir foulé le sol brésilien hier, nous voici cette fois ci au Pérou, sur l’ile Santa Rosa. Mais pour être honnête, pas grand chose à y faire donc demi tour en terre colombienne où nous attend notre avion de retour à Bogota. De là, les vols pour Pereira étant pleins, nous filons au terminal des bus. Les billets pour Pereira sont rapidement en poche et ce sera notre premier trajet de nuit.

Santa Rosa

Santa Rosa

Santa Rosa

Pereira

Nous arrivons au petit matin (5h) à Pereira. Nous cherchons un hôtel cette fois pour une raison atypique :  y laisser une partie de nos gros sacs car nous partons faire un trek de 5 jours dans les montagnes. Nous attendons donc 5h30 avant de sonner à l’hôtel Cumanday. Nous lui expliquons gentiment que nous voulons laisser nos sacs chez eux et que en contre partie nous dormirons là à notre retour des 5 jours. Le veilleur de nuit a vraiment du nous prendre pour des illuminés mais il accepte gentiment de stocker notre bordel. La ville en elle même n’est pas très engageante mais si vous voulez sortir des sentiers battus, venez passer une soirée ici.

5 Jours de Trek dans le parc Los Nevados

El Cédral – Finca Jordan

Après avoir fait quatre courses (mais la bonbonne de gaz reste introuvable) nous prenons une chiva qui nous mène à El Cédral en 3 heures (1h30 initialement prévu). Nous commençons à marcher alors qu’il est presque midi. Du coup, il est clair que nous ne pouvons atteindre la Laguna d’Otun, objectif initial de cette première journée. Pas grave. La pluie qui s’abat sur nous n’atteint pas notre moral non plus. Nous profitons de faire une petite pause déjeuner à la Pastoria. Ce repas chaud est appréciable car nous n’aurons pas l’occasion d’en reprendre avant plusieurs jours. Nous poursuivons notre ascension (ça ne fait que grimper) jusqu’au dessus de la Finca Jordan. Il est 18 heures, la nuit arrive et je n’en peux plus. Les sacs paraissent lourds avec l’altitude (13kg tout de même!), nous décidons de faire du camping sauvage. Nous essayons de faire cuire nos nouilles chinoises dans l’eau chaude récupérée ce midi dans mon camelbak. Malheureusement elle a déjà pas mal refroidi. Du coup les pâtes sont un peu croustillantes.

El Cedral

Finca Jordan

Vue depuis Finca Jordan

Finca Jordan – Lac d’Otun – Finca Africa

Le deuxième jour s’annonce plutôt pas mal. C’est sous un soleil éclatant que nous poussons jusqu’à la laguna Otun. Mais nous n’y parvenons que 3h30 plus tard. C’est magnifique! Le paramo qui entoure cette étendue d’eau nous transporte dans une autre dimension. Vous me direz, le paramo, Késako? C’est un biotope (un lieu de vie propice au développement de certaines espèces) qui ne peut exister que dans les régions proches de l’Equateur, entre 3000 et 4000 mètres d’altitude, c’est-à-dire entre les derniers écosystèmes forestiers et les neiges éternelles. La plus grande partie des Andes se situe en milieu tropical, et est recouverte par une forêt dense : la foret Amazonienne. Mais plus l’on monte en altitude, et plus il fait froid et sec. Au dessus d’une certaine hauteur, les arbres ne peuvent plus pousser, et, à partir d’environ 3 500 mètres d’altitude, la forêt est entièrement remplacée par des herbes : c’est le paramo, une immense étendue d’herbes et de buissons, avec des lacs, des étangs et des tourbières. Et il se trouve que plus de 50 % du páramo mondial est en Colombie.

Le vent et le froid ont, depuis des milliers d’années, creusé le paramo. Les nombreux creux se remplissent d’eau et deviennent des marécages et des tourbières. Le paramo est parsemé de mares et de petits étangs, et il est parcouru par de nombreux petits ruisseaux qui serpentent dans les fissures de la roche. Les paramos constituent une réserve d’eau importante dans les montagnes, mais, notamment en raison du froid, cette eau n’est pas toujours disponible pour les plantes. De plus, à cette altitude, les plantes ne sont protégées ni du vent violent et froid, ni du rayonnement solaire intense, qui ont tendance à les dessécher.

Pour pousser, les plantes doivent s’adapter aux conditions très rudes du paramo : le froid intense, la différence de température entre le jour et la nuit, le gel et le dégel, le vent violent, et, surtout, être capables de retenir l’eau, durant la nuit. Certaines espèces ont réussi à bien s’acclimater à ces conditions, grâce à des adaptations spécifiques, et forment ce paysage caractéristique.

En raison de son altitude, le paramo est un endroit assez inaccessible, et mystérieux. Il est l’objet de plusieurs légendes. Le frailejon, la plante typique du paramo, avec ses grandes feuilles argentées, est une plante sacrée pour les indiens des Andes.

La Mancarita est une créature légendaire, qui vit dans les brumes du paramo. Il s’agit d’une sorte de fée maléfique, ou de sorcière, ou parfois encore d’un fantôme ou d’une apparition. Son apparence varie beaucoup d’un récit à l’autre, et d’une région à l’autre. D’après la légende, elle attire les hommes dans les montagnes, où ils se perdent à tout jamais. D’après une légende de Pisba, Mancarita est une très belle femme, vêtue de blanc. Son cou est fait de glace, et ses bras, d’eau. Elle utilise sa très grande beauté pour attirer les hommes et les perdre dans les brumes.Selon certaines légendes, elle se nourrirait de neige, et aurait coutume de se baigner dans certains lacs de haute montagne, comme la Laguna Encatada. Elle serait capable d’imiter la voix humaine afin d’attirer les gens, en gémissant ou en pleurant. On la décrit parfois comme une créature sauvage, couverte de fourrure, à la poitrine démesurée. Elle attirerait les hommes, ou enlèverait les enfants, pour les dévorer, ou boire leur sang, à la manière d’une sorte de vampire…Toutes ces légendes sont sans doute le reflet de l’imagination des hommes, face à la montagne, perçue comme mystérieuse et magnifique, ou, au contraire, particulièrement terrifiante, mais incontestablement dangereuse, et dans laquelle les hommes peuvent disparaître et ne jamais revenir.

Au camp de cette lagune, nous nous faisons alpaguer par Fernando, un gardien du parc, qui après nous avoir demandé 57000 Pesos colombiens, se sent obligé de nous rappeler tous les risques de la montagne : œdème cérébral, embolie pulmonaire, arrêt cardiaque…et j’en passe. Nous repartons pour la Finca Africa, alors que Max a déjà super mal à la tête. Mais c’est un bourricot, il veut poursuivre. Détail et non des moindres, notre objectif est à 6 heures de marche et l’itinéraire passe par un col à 4600m. C’est donc au mental et juste avant la nuit que nous y parvenons. Cette étape de 10 heures je m’en souviendrai longtemps. Cette partie est très sauvage et personne ne s’y aventure. Mieux vaut avoir un gps pour trouver son chemin. Le berger nous accueille avec 2 Aguas de Panela qui nous réchauffent bien. Vu l’étape du jour, pas besoin de vous dire que nous tombons dans les bras de Morphée rapido.

Paramo

Laguna de Otun

Paramo

Paramo

Laguna de Otun

Paramo

Finca Africa

Finca Africa – Termales Canon

Après un petit café, nous remballons tout pour parcourir environ 13 kms aujourd’hui. Le ciel est couvert mais échappons à la pluie jusqu’à 500 mètres de l’arrivée. La traversée d’un grand plateau longeant le Tolima avant une forte ascension est magique. Le Tolima est un volcan dont l’altitude est estimée à 5 215 mètres. Son sommet enneigé est souvent caché derrière les nuages. Ce soir, nous faisons étape aux Termales Canon. Comme son nom l’indique, ici se trouvent des sources d’eau chaude. Nous y barboterons une bonne partie de l’après midi afin de se réchauffer. Et cette fois ci, nous pouvons nous faire bouillir de l’eau car la vaisselle et le feu sont mis a disposition. La soupe et les nouilles seront chaudes ce soir!

Paramo

frailejon

oiseau

oiseau

Habitants de la vallée

Habitants de la vallée

Termales Canon – Laguna del Encanto – La Finca Primavera

La nuit fut moyenne au milieu des autres tentes. Nous sommes samedi et pas mal de jeunes locaux ont décidé de passer leur week-end en montagne. Nous repartons ce matin en compagnie de « Camino » (nom que l’on a donné au chien qui nous escorte jusqu’au prochain refuge). La descente des termes est bien plus agréable que la montée de la veille. Cette étape, qui est fléchée, sera la plus facile des 5. Le temps n’est pas vraiment de la partie mais nous profitons d’une faible éclaircie pour déjeuner au bord du lac Encatada. A la Finca Primavera, vers 13h, on en profite pour tout faire sécher et déjeuner chaud au coin du poêle. Quel bonheur. Nous passons l’après midi ici à lire, discuter avec les passants, jouer avec les enfants et profiter de la vue sur le Tolima.

« Camino »

frailejon

Laguna Encatada

Finca primavera

Finca Primavera

Vue du Tolima depuis la Finca

Finca Primavera

La Finca Primavera – Vallée de Cocora – Salento – Pereira

Le dernier jour de ce périple montagnard nous verra redescendre par la vallée de Cocora. Et cette descente est assez galère étant donné que la boue est omniprésente sur le sentier. On passe à deux doigts de chutes mémorables mais on reste debout et on est surtout ravis d’avoir nos bottes aux pieds. Cette descente en forêt est vraiment longue et inintéressante. Mais l’arrivée sur la vallée de Cocora vaut le détour. Sur ces collines poussent le palmier de cire du Quindio, emblème national, tout en tronc et parfois haut de 60 mètres. C’est assez surprenant de voir des palmiers ailleurs que sur les plages. C’est aussi le palmier qui pousse à la plus haute altitude dans le monde entier. Un paysage édénique tout droit sorti d’un livre de peinture abstraite. Nous étions curieux face à cette nature étrange. On nous a confirmé que nous étions en présence d’une variété endémique et unique au monde. Rien de moins que l’arbre national de la Colombie.

On n’est pas mécontents de nous quand on monte dans la Jeep Willis qui nous redescend à Salento. On prend 4 photos de ce village archi touristique avant de reprendre un bus pour Pereira. La douche à l’hôtel est salvatrice. Une fois décrassés, on ressort manger une spécialité du coin : « la Bandeja Paisa« , récupérer quelques calories. Ce plat à base de riz, haricots rouges, viande hachée, couennes de porc, avocat, œuf frit, patacones (beignet de bananes plantains), saucisse, arepas trouve son origine chez les paysans pauvres , à qui ce repas apportait l’énergie nécessaire au travail dans le climat froid des montagnes.

Puis vient l’heure du choix fatidique. Est ce que l’on se rend sur la cote pacifique nord ou sud? Le sud est accessible par la route et risque de nous revenir moins cher, mais ce n’est pas notre route et les activités sur place seront plus limitées. Au nord, c’est avion obligatoire mais plus de choses a faire à priori et surement moins touristique. C’est cette destination que nous choisirons après moultes hésitations et après avoir changé 100 fois d’avis, avoir tiré à pile ou face…Bref, nous prenons nos billets à l’aéroport de Medellín à notre arrivée. Le trajet en bus entre Medellín et Pereira a pris plus de temps que prévu et nous arrivons en plein milieu de l’après midi.

Conseil : prendre des bottes pour la randonnée, je vous jure vous en aurez besoin.

Vallée de Cocora

Vallée de Cocora

Valée de Cocora

Salento

Jeep Salento

Salento

Medellín entre modernisme et cartel

Quand on nous dit Colombie et Medellín, on pense à la drogue, la violence et la pauvreté. Le cartel de Medellín était le plus grand réseau de narcotrafiquants du monde, soupçonné d’avoir commandité et exécuté des milliers d’assassinats de juges, politiciens, journalistes et autres. On a évalué que ce cartel fournissait de 70 à 80 % de la production mondiale de cocaïne pendant les années 1980. Certes Medellín fût la ville la plus dangereuse du monde sous le « règne » de Pablo Escobar, le célèbre narco-trafiquant. Après sa mort en 1993, la situation s’est peu à peu améliorée et Medellín est une des villes les plus sûres du pays. Même s’il faut rester prudent, la Colombie n’est plus le pays coupe gorge que les gens imaginent encore aujourd’hui. Voilà c’est dit et ça aura au moins le mérite de rassurer nos proches.

Medellín est la deuxième plus grande ville du pays avec plus de 3 millions d’habitants, et est entourée de montagnes. Ce contraste de briques rouges, posées dans les collines vertes en dessous d’un ciel bleu azuré est splendide.

Après 10 min de taxi, nous déposons nos sacs à la « Casa Paraiso« . Le quartier de la Setenta est vraiment sympa, animé, authentique, où passent en boucle salsa et bachata dans les bars bordant l’avenue. C’est une ville qui bouge, vous ne vous ennuierez pas à Medellín. Nous mangeons dans un restaurant végétarien vraiment top, avant de partir à la recherche d’un bureau de change. Peine perdue, ils sont tous fermés. Étonnant pour une ville de cette taille à 20h du soir mais malheureusement n’étant pas dans le quartier touristique, ça doit peut être y jouer.

Nous n’aurons pas le temps de plus visiter cette ville mais reviendrons après notre périple sur le Pacifique.

La cote Pacifique, un goût de bout du monde mais un seuil de pauvreté alarmant et un passé pas très réjouissant.

Le vol est prévu à 8h40 ce matin mais nous décollons avec 1h30 de retard et sur un coucou à hélices qui me fiche la trouille. Et je ne suis pas la seule parmi la quinzaine de passagers. Les colombiens font leur prière avant de partir. Finalement, nous atterrissons sans encombre à Bahia Solano, sur la côte pacifique. Et comme on dit ici « El Pacifico es El Pacifico« . Le Choco représente 1.4% de la superficie terrestre pour 60% de la biodiversité mondiale où tortues marines et baleines à bosse viennent pondre et mettre bas chaque année. Une végétation luxuriante recouvre les côtes. Ici, une seule route, sinon que de la piste, les maisons sont plus ou moins terminées, la population est uniquement composée de descendants d’anciens esclaves noirs qui ont réussi à fuir les Espagnols. Il n’y a pas d’équivalent à l’ambiance indescriptible de sérénité qui se dégage des communautés afros et emberas vivant sur les côtes du Tribuga. Tout est fait pour y rester. Bienvenue dans ce lieu coupé du reste de la Colombie.

Les douaniers contrôlent nos sacs puis nous sautons dans un tuk-tuk direction « El Valle« . Nous dégotons une chambre pas trop chère…avec un peu de chance. Je vous explique. Max demande le prix de la chambre, le mec lui répond 80.000 Pesos. Le bungalow est top, on le prend pour deux nuits puis on paie. Mais quand il voit la somme, il nous explique que le prix est par personne. C’est comme ça en Colombie, le prix est toujours par personne. « Oups, on a mal compris, désolé, trop cher du coup ». » Bon comme c’est vous je vous la fait à 60.000 P/pers. » « Non tant pis, on va aller voir ailleurs » « ok 50.000 »  Banco vendu! C’est plutôt un prix bas pour le coin pour le coin et on se rendra compte dans l’après midi que l’hôtel est classe dans la catégorie « confort » ou « luxe » du Petit Futé.

Plage El Almejal

Plage El Almejal

Plage El Almejal

Orchidée

Nous faisons le tour du village après le déjeuner puis passons voir la plage la Cuevita. Grande plage de sable noir de 9km, coincée entre la mer et la forêt, complètement déserte. Attention aux tortues en saison des pontes. Puis de retour à la plage El Almejal, Max pique une tête dans l’eau tiède de l’océan Pacifique pendant que je prends des photos du coucher de soleil sur cette plage noire. Le diner dans le lodge voisin est délicieux et plus fin qu’habituellement. Cerise sur le gâteau, une dame paie une tournée générale de rhum vieux à tout le resto. Par contre au moment de payer l’addition, un homme balance un diaporama sur les baleines et nous explique pendant plus de 30 min leur mode de vie. On est incollables, enfin presque car c’est en espagnol.

Villageoise

Village El Vallée

Village El Vallee

Village El Vallee

Villageois

Villageois

Maison

Villageoise

Villageois

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Traversée pour rejoindre la cuevita

La Cuevita

La cuevita

Pêcheur

Coucher soleil

Coucher soleil sur El Almejal

Le lendemain, on s’en va rencontrer une communauté indigène Embera. On monte sur la pirogue de Gustavo pendant deux heures et on remonte la rivière El Valle. Nous finissons à la rame dans une petite quebrada qui manque de fond. Nous abandonnons la pirogue et Gustavo nous explique qu’il a hérité de ce lopin de terre par son père. Il est en train de le défricher et prévoit d’y construire une finca (ferme) mais il y a du travail. On ne marche même pas 1 km avant de déboucher dans un village typique. On y passe la journée. Quel bonheur d’observer les hommes piler le riz et rentrer de la chasse pendant que les femmes cuisinent et nourrissent les bébés. On joue pas mal avec les enfants aussi, mon passe temps favoris. Chose peu commune, le chef du village, élu pour un an, se trouve être une femme ici. On fait machine arrière, des images plein la tête. Une fort belle journée.

Un peu d’histoire sur cette communauté : Plus de 2 000 membres de la communauté indigène Embera ont fui leur territoire dans la jungle au nord-ouest de la Colombie depuis l’arrivée, en 2009, d’un groupe armé irrégulier récemment formé. Les déplacés Embera, originaires de 25 communautés, ont trouvé refuge dans six endroits situés le long de la rivière Baudo dans le département de Chocó en Colombie. La forêt tropicale de Chocó s’étend sur plus de 1 000 kilomètres le long de la côte pacifique de la Colombie, à travers la frontière avec le Panama et vers les Caraïbes au nord. Son emplacement stratégique et la richesse de ses ressources naturelles en font un territoire très prisé par les groupes armés irréguliers. Les soldats des forces armées nationales contrôlent la plupart des points d’entrée et de sortie. Un groupe armé de 200 membres est arrivé dans la zone début mars 2009 et s’est déplacé en amont de la rivière, luttant avec le groupe de guérilla local pour le contrôle du territoire. Les intrus sont devenus de plus en plus violents envers la population civile indigène. Au moins 27 groupes indigènes sont considérés comme menacés d’extinction en Colombie, principalement en raison des conflits armés et des déplacements forcés. Leur survie dépend essentiellement de leur capacité à demeurer sur leurs terres ancestrales. Déplacements forcé, homicides et menaces sont les principales exactions envers les indigènes de Colombie, pays déchiré par plus de 50 ans d’un conflit qui a fait au moins 220.000 morts, des dizaines de milliers de disparus et six millions de déplacés, dont 2% sont des indiens. Depuis 2011, la majorité d’entre eux sont repartis, mais l’insécurité et le manque d’infrastructures compliquent leur réinstallation. 

Rio El Vallee

Martin Pêcheur

Fillette Emberas

Fillette Emberas

Fillette Emberas

Filette Emberas

Garçon Emberas

Homme Embera pilant le riz

chien embera

Maison Embera

Rio El Valle

Village

Il est temps de quitter El Valle. Nous embarquons avec Fidel à 7h30 pour une journée qui nous emmènera voir les baleines à bosses, le parc national d’Utria, la plage blanche avant de nous débarquer à Jurubira, petit village de pêcheurs. Nous poireautons une heure dans le port car le couple de colombiens qui nous accompagne n’a pas compris l’heure du RDV. Bref, nous filons à toute allure (si bien que la planche de bois nous servant d’assise sort de son logement… chute à l’arrière) dans les eaux pacifiques quand on aperçoit notre premier geyser. En effet de nombreuses baleines à bosses remontent de l’Antarctique pour venir se reproduire dans les eaux territoriales colombiennes à cette période. Il est difficile de les voir sauter car ça va vite et je ne vous parle pas des photos.  Mais nous sommes à moins de 10 m. Nous prenons ensuite la direction du PNN Utria, où nous avons le droit à un petit discours et une vidéo d’une dizaine de minutes. Et même si la ballade dans la mangrove sur un ponton est agréable, la pilule a du mal à passer quand on sait ce qu’on a payé à l’entrée du parc (45 000 P). C’est un peu abusé à vrai dire. Je vous déconseille d’y aller juste comme on l’a fait. Nous retrouvons Fidel qui nous mène jusqu’à la playa blanca. Plage agréable mais pas dingue non plus. Max pique une tête et déguste un bon poisson. Pendant que moi je prends des photos de Bernard l’Hermite et mange du pain et de l’eau. Les autres se moquent de moi et de mon régime forcé (je ne mange pas de poisson). C’est sous la pluie et avec une mer agitée que nous rejoignons Jurubira, le fameux village isolé « Afrochocoano » car Jurubidá fut avant tout une « palenque », une communauté d’origine africaine fondée par des esclaves ayant réussi à s’enfuir et à se réfugier dans les denses forets tropicales de la région du Chocó. On se fait déposer sur la plage par Fidel et partons à la recherche d’un hébergement. Nous atterrissons chez Lary et Dorys, un couple américano colombien. La chambre est super et nous sommes chanceux car habituellement, ils ne fonctionnent qu’avec Booking ou Airbnb et ne prennent pas de backpackers. Le diner, succulent et préparé par Dorys, est englouti rapidement.

Baleines à Bosses

Playa Blanca

bernard l’hermite

Sauterelle

Pendant 3 jours, nous n’allons que prendre des coups de soleil sur la plage et boire des bières à l’apéro.

Le premier jour, je profite de cette immense plage sous un soleil de plomb pendant que Max nous trouve et prépare une noix de coco. Attention de bien se renseigner où se baigner car il y a des raies sous le sable qui piquent.

La nuit suivante ainsi que la deuxième journée, il pleut. Nous profitons des quelques éclaircies pour nous balader tout au bout de la plage vers le nord puis de prendre quelques photos au village. Le reste du temps, on bouquine et on se repose sur nos hamacs.

Ce matin, c’est dimanche, jour de la messe pour certains et de beuverie pour les autres. La musique tourne en boucle de 7 h à minuit. Nous apercevons un gros bateau rouge au large qui se dirige vers la plage. Toutes les lanchas se précipitent autour car c’est le jour mensuel de la livraison du gasoil.

Villageois qui répare son bateau

Villageois

Plage de Jurubida

Cueilleur de noix de coco

Plage de Jurubida

Crabe

Villageois

match de fille

Villageois

Villageois

Une poule sur un mur…

Villageois

Villageoise

Villageoise

Villageoise

Villageois

Riviere de Jurubida

Vautours plage Jurubida

Maison Jurubida

Guesthouse

Aujourd’hui, c’est déjà l’heure de repartir et nous n’avons pas envie. La lancha venant de Nuqui est censée nous prendre à 6h20. On est sur le qui vive dès 6 heures du matin. 6h30, 7h personne. C’est mort, elle ne viendra pas. On s’organise donc un bateau privé avec deux femmes qu voulaient aussi rejoindre El Valle. Le pilote est bien plus prudent qu’à l’aller. Il faut dire que la mer est plus agitée également. Nous débarquons et sommes déçus de constater qu’il n’y a plus de beignet à l’aréquipa à la panaderia du village (au passage, les meilleurs qu’on aura mangé en Colombie). On se rabat sur ce qu’il reste, accompagné d’un tinto (café noir). Un tuk tuk est vite trouvé pour rejoindre Bahia Solano. 30 min plus tard, nous sommes à la Posada del Mar. Nous prenons nos quartiers et faisons un rapide tour de la petite ville. Puis on file au port et négocions avec un pêcheur. Il accepte de nous déposer à la Playa Huina et de venir nous chercher 3 heures plus tard pour 50.000P pour deux personnes. La plage est très agréable et la baie est magnifique. Les eaux sont translucides et viennent lécher le sable noir/doré. Max s’empiffre un poisson et moi un plat végétarien. Puis c’est siesta sur la playa. Le retour se fait sur une mer d’huile dans la baie de Bahia.

Pelican a Bahia Solano

Ecoliere Bahia Solano

Port Bahia Solano

Pecheur Bahia Solano

Playa Huina

Playa Huina

Playa !huina

Playa Huina

Playa Huina

playa Huina

Playa Huina

Bahia Solano

Le soir, nous prenons la direction du Coliseo. Il s’agit de la salle des fêtes locale. S’y déroule ce soir un festival qui consacre la culture afro colombienne. Danses et musiques au programme mais aussi beaucoup de blabla. C’est dommage car ça gâche un peu le spectacle et c’est très très très long. Nous partons tout de même à une heure du matin alors qu’on a vu que 4 danses depuis notre arrivée à 21 h. La nuit est donc courte, surtout que vers 5 heures du matin, le défilé passe sous nos fenêtres.

Spectacle

Spectacle

L’avion le lendemain matin nous rend un peu triste, nous n’avons pas envie de quitter cet endroit.

Conseil : les bateaux publics entre Bahia Solano et Jurubira sont le jeudi à l’aller et le lundi au retour.

De Retour à Medellín

Cette journée dans la « cité de l’éternel printemps« , nous redonne des couleurs car elle est très intéressante. Après avoir récupéré notre linge à la lavanderia déposé 6 jours auparavant, nous filons en métro à la Comuna 13. Il s’agit d’un quartier dans lequel une multitude de graffitis ont été posés sur les murs pour rendre hommage aux victimes d’une descente de l’armée dans les années 2000. En effet, l’opération Orion a lancé des milliers d’hommes de l’armée contre les guérilleros qui avaient pris contrôle de ce couloir stratégique, laissant derrière elle des centaines de morts et de disparus civils. Ce quartier, le plus dangereux de la ville il y a encore 5 ans, offre maintenant une balade bucolique dans ses rues colorées avec une vue magnifique sur le reste de la ville. Ils ont même installées des escalators, ce qui rend la vie des habitants plus facile. Le mélange des genres est hallucinant.

Comuna 13

Comuna 13

Comuna 13

Comuna 13

Comuna 13

Comuna 13

Quartier comuna 13

Quartier Comuna 13

Vue sur Medellín

Nous filons ensuite dans le centre et l’ambiance de cette ville nous plaît vraiment. un groupe joue de la salsa pendant que des couples dansent à la sortie du métro. Surréaliste. Puis la place Botéro et ses sculptures décalées. Un mime imitant les passants est très doué et nous fait mourir de rire.

Place Botero

Place Botero

Place Botero

Place Botero

place Botero

Place Botero

Sur la place Botero

Sur la place Botero

Dernière étape de la journée, Santo Domingo, qui domine la ville afin de faire des photos de nuit avec toutes les lumières qui scintillent. On y parvient en métrocable. Ce téléphérique à été mis en place pour relier les quartiers pauvres des favélas au centre de Medellín et est devenu un peu le symbole de la ville. Une vrai bonne idée de l’ex maire qui a mené une politique urbaine afin de désenclaver ces quartiers. Nous ne pourrons monter jusqu’à Arvi, c’est fermé.

 

Metrocable

San Domingo

Pour dîner, nous retournons au végétarien de la semaine passé tellement c’était bon et pas cher.

Le réveil à 3h30 du matin pique un peu mais nous finissons notre nuit dans le 1er bus pour Jardin.

Jardin, le tinto coule à flot.

Autoproclamée plus belle ville d’Antioquia, il est vrai qu’elle est fort agréable. Ses maisons colorées et fleuries nous rappellent que nous sommes loin de chez nous. Nous dénichons une chambre rapido et chose rare, flânons dans la ville sans réel but. Nous commençons par un petit déjeuner pris au « dulces de Jardin » accompagné d’un tinto. Ici café tôt le matin, café à 10 heures, café à midi, café de la tarde. On s’assoit beaucoup à Jardin, c’est peut être ces belles chaises de couleurs qui nous attirent à venir poser nos fesses dessus. Les habitants boivent le tinto à toute heure de la journée accompagné ou non d’un verre d‘aguardiente, l’eau de vie locale.

Basilique Inmaculada Concepcion

Sur la place

Terrasses colorées

Vieille dame qui attend son café

Cafés

Le ventre bien plein, nous partons nous balader dans la campagne environnante, croisant deux petites cascades, des papillons, quelques oiseaux puis redescendons sur la ville par le téléphérique artisanal. C’est le téléphérique de La Garrucha et c’est de loin le téléphérique le plus ancien que j’ai jamais pris dans ma vie! J’ai eu peur que la chose en bois s’effondre sous nos pieds mais ne vous inquiétez pas, c’est sûr et amusant. Les collines alentours sont plantées de caféiers et bananiers.

Jardin vue d’en haut

Télécabine

Bananiers

Caféier

Papillon

Oiseau

Jardin

Façade de Jardin

Basilique Inmaculada Concepcion

16h30, il est l’heure d’aller observer un oiseau bien particulier, le coq-de-roche. Les photos se passent de commentaire.

coq-de-roche

coq-de-roche

A la tombée de la nuit, les bars se remplissent de colombiens. En effet, face à la Basilique de la Inmaculada Concepcion quelques food trucks locaux proposent de manger sur le pouce. Pour nous, ce soir ce sera pizza. J’en ai trop envie et un peu marre de la nourriture colombienne. En journée, c’est un marché la place avec tout un tas de fruits inconnus en France comme le « Zapote« , le « chontaduro« , le « chirimoya« .

Marchand de fruits et légumes

Marchands de fruits et légumes

Aujourd’hui, nous rebroussons chemin jusqu’à Medellín pour une correspondance pour Turbo. Mais avant, on s’envoie en l’air avec un saut en parapente au dessus des caféiers de Andes. C’est notre baptême de l’air à tous les deux. Max filme avec la gopro et a droit à des acrobaties, moi à un atterrissage musclé sur les fesses. En tout cas, on en gardera un très bon souvenir.

Avant le saut en parapente

Préparation de la voile

Sapzurro, à la frontière du Panama

Le trajet de nuit jusqu’à Turbo est éreintant. Le bus nous jette à 4h30 dans cette ville pas très sûre. Sous les conseils de deux jeunes militaires, nous attendons le lever du soleil en face du commissariat en leur compagnie. Eux viennent pour une formation d’un mois pour apprendre à conduire des bateaux très puissants. Finalement, le temps passe vite à discuter avec eux. Turbo est un port peu engageant, et nous sommes ravis de le quitter dès 8 heures du matin. Nous filons à vive allure à bord d’une grosse lancha jusqu’à Capurgana, puis sur une petite jusqu’à Sapzurro. L’accueil militaire peut surprendre, on prend nos passeports, on note toutes les arrivées ici, il s’agit en fait d’une simple procédure douanière, zone sensible et frontalière oblige.

Sapzurro est un tout petit village de pêcheur entouré par la forêt tropicale du Darien, dans le Choco. Le Darien c’est le bouchon de l’Amérique du sud. Une zone de marais et de forêt tropicale située à la frontière entre la Colombie et le Panama. Le Darien reste la seule partie inachevée de la route panamericaine. Autrement dit aucune route ici ne permet de traverser la frontière. C’est une zone historique de turbulences mais je ne m’étendrai pas maintenant sur la question du conflit. Loin de l’attraction que revêt une ville comme Sapzurro, le tourisme ici est donc tout sauf un phénomène de masse, pour le moment en tous cas.

Port Turbo

Port Turbo

La petite baie qui se présente à nous parait parfaite même si aujourd’hui, le soleil n’est pas de la partie. Son isolement donne l’impression de débarquer sur une ile, mais nous sommes bien sur le continent. Pas de voiture, pas de banque, pas de distributeur de billets, pas d’électricité par moment, un petit coin de paradis. Petit port avec quelques barques, deux petites plages, un tout petit centre avec quelques hostals, quelques restos, quelques commerces, deux tiendas où l’on trouvera le nécessaire pour faire ses courses, évidemment un poissonnier, une panaderia, un petit quartier « résidentiel » avec des rues en terre, des enfants, des poules, puis c’est la jungle. Ici vous mangez une glace artisanale au lait de coco et au miel à la réputation dépassant largement les frontières du village.

Nous nous baladons le long du Cap Tiburon, piquons une tête, et faisons une sieste bien méritée. La balade qui relie Sapzurro à Capurgana est malheureusement fermée pour cause d’effondrement de terrain.

Halte à Bahia Trigana

Sapzuro

Cabo Tiburon

Bernard l’Hermitte

Cabo Tiburon

Cabo Tiburon

Cabo Tiburon

Cabo Tiburon

Pellican à Cabo Tiburon

Le lendemain, nous visitons notre 4ième pays du voyage : le Panama (après le Pérou, le Brésil et la Colombie bien sûr). Ne nous manque que l’Equateur et le Vénézuela, mais avec la crise actuelle dans ce dernier, on repassera. Après une courte marche dans des escaliers pentus, au poste frontière gardé par des militaires panaméens, sûrement l’un des plus cool de la planète avec vue sur les deux baies, ils écrivent notre numéro de passeport sur un registre et nous voilà tout au sud de ce pays, réputé pour son canal, sur la plage de la Miel. Elle est magnifique, l’eau est turquoise et le soleil est bien de la partie aujourd’hui. On en profite pour faire une vraie journée bronzette. Il y a quelques Américains qui picolent du vin rouge directement au goulot. Un peu choquant pour nous mais bon, ils ne sont pas dérangeants. Que c’est bon de se prélasser au soleil et de barboter dans une piscine géante et chauffée. Que du bonheur.

Bienvenidos Panama

Lézard du Panama

Oiseau

Plage La Miel

Plage la Miel

Plage La Miel

Plage la Miel

Au retour, nous faisons un détour par la cascade Diana, rafraichissant mais la nuit tombe et nous devons rentrer.

Cascade Diana

Rendez vous à 8h30 sur le quai pour partir. Vous me connaissez, on arrive en avance d’un bon quart d’heure. Mais c’était sans compter sur un moteur de 300CV capricieux. Résultat, nous embarquons à 10 heures passées. J’ai dit « embarqué » car le départ n’aura lieu qu’une heure plus tard, juste au moment où nous allions changer d’embarcation. Les 3 moteurs Suzuki fonctionnant à plein régime nous avons tôt fait de rejoindre Neccocli et tout aussi vite fait de la quitter car le bus pour Carthagène nous attendait. Tu m’étonnes!

En attendant notre départ…

Cartagena de Indias

Le trajet est long et la nuit est tombée lorsque nous arrivons. Pas facile de trouver une chambre dans ces conditions, surtout que cette pépite est très touristique. On finit par trouver un hébergement potable pour une nuit mais c’est glauque, aussi nous changerons demain. Le quartier de Getsemani est très animé en soirée, mais on est détruit pour aller danser la salsa au Havana Café.

Réveil aux aurores. Et on a bien fait pour 2 raisons. La première c’est que les rues de la vieille ville sont quasi désertes à cette heure et qu’il est fort appréciable de voir les artisans et commerçants ouvrir boutique et marchands de rue s’installer sur les trottoirs. La seconde c’est que la température est très acceptable et qu’elle l’est beaucoup moins dans la journée. Carthagène est une ville légendaire, une de ces villes qui évoquent mille merveilles et mille aventures. On imagine les temps coloniaux, les saveurs, les couleurs et les odeurs, on imagine y trouver l’essence de la Colombie.

La vieille ville fortifiée est un labyrinthe de ruelles pavées (qui mènent chacune à une nouvelle découverte), de balcons couverts de bougainvilliers, des façades au couleur ocre sans oublier bien sûr les églises ou cathédrales sont toutes aussi belles les unes que les autres. La forteresse qui l’entoure, parfaitement conservée est construite à l’époque par les habitants qui en avaient marre de se faire plumer par les pirates. Du haut de ces remparts, on a une vue d’ensemble sur la ville avec notamment au loin, le quartier Bocagrande, et ses buildings. Carthagène est une ville historique, joyeuse, inspiratrice, romantique, ambiguë et socialement inéquitable. La pauvreté et la richesse se fréquentent sans équité. Les indigènes des Caraïbes colombiennes, les espagnols et les esclaves noirs amenés d’Afrique cohabitent. C’est précisément ce mélange ethnique qui fait de Carthagène un endroit unique, divers et si accueillant. Ici l’inflation des prix se ressent et nous croisons beaucoup de touristes mais rien de comparable avec la haute saison. D’octobre à Mai, près de 200 paquebots de croisière déversent un flot de visiteurs ne s’attardant guerre plus loin que le centre. Je vous laisse imaginer.

Tour de l’Horloge

Carthagene

Fortifications de Carthagene

Fortifications de Carthagène

Oiseau

Eglise Santo Domingo

 

Ruelles Carthagene

Ruelle Carthagene

tableau Carthagene

vendeur de Tinto

Vendeuse de fruits

Vendeuse de salade de fruits

Chapeaux en veux tu en voila

Eglise St Pierre

L’atmosphère change radicalement dans le quartier Getsemani, avec ses façades aux tons pastels, il prend comme des airs de la Havane. Ici, c’est un quartier plus populaire, moins ordonnée, moins propre, moins aseptisé où il est bon de flâner, d’écouter de la salsa, de discuter avec les habitants. La cité est petite et nous en faisons le tour dans la journée. On en a profité pour rapatrier nos sacs dans un hôtel du centre, beaucoup plus accueillant et propre aussi. Nous assistons à un match de baseball dans la rue le long des remparts, et profitons de la bonne ambiance.

Getsemani

Getsemani

Getsemani église de la Trinidad

Getsemani

Getsemani

Getsemani

Getsemani

Getsemani

Getsemani

Getsemani

Nous nous arrêtons contempler des spectacles de danse et de musique. Je suis émerveillée, la danse faisant partie de moi depuis mon plus jeune âge. Les couleurs, les sourires, les rythmes, la joie de vivre….

Danseur

Spectacle de danse

Spectacle de danse

spectacle de danse

Spectacle de danse

Musiciens

Musiciens

Pour bien clôturer la journée, nous nous émerveillons du coucher de soleil assis sur les remparts en sirotant une bière. Les lumières sur la mer des caraïbes sont ahurissantes.

Vue des remparts

Coucher du soleil

Malgré tout ce qu’on a pu entendre de bon et de moins bon sur Cartagène, nous avons aimé flâner une journée dans cette ville qui vaut le détour.

Malheureusement le programme est encore chargé aussi, nous repartons le lendemain tôt pour Mompox.

Mompox, la ville qui n’existait pas.

Et bien nous l’avons rencontré sur les berges du Rio Magdalena. Cette ancienne ville coloniale aujourd’hui village, a semble-t-elle inspiré Gabriel Garcia Marquez pour son roman « cent ans de solitudes« . Elle présente, aujourd’hui encore, une riche architecture coloniale qui attirait à l’époque l’aristocratie de Carthagène. Pas emballant au premier abord, Mompox se révèle au fil de l’après midi. En flânant dans les rues, nous faisons des rencontres inattendues et touchantes. Tout près de l’église Santa Barbara, nous entamons la discussion avec une mamie, calée dans son rock-in-chair. Max ne comprend que la moitié de ce qu’elle raconte car il lui manque toutes ses dents. Mais sa gentillesse se lit dans ses yeux. D’ailleurs elle nous offre des mangues que nous dégustons sur place. Nous faisons la conversation pendant une petite heure et c’est avec un pincement au cœur que nous prenons congé. Puis, une « quadra » plus loin, nous tombons sur des femmes qui jouent « aux petits chevaux ». La partie est dominée et remportée par celle qui est le plus mort de rire de nous voir là à les contempler. Un beau moment de vie. Les femmes aiment jouer et elles le font souvent. On avait auparavant vu des parties de cartes ainsi que des séries de loto endiablées sur la côte Pacifique.

Mompox

Ecole Mompox

Tag

Hotel Dona Manuela

Habitant

Habitant

Vieille dame qui nous a accueilli

Joueuses de petits chevaux

Joueuses de petits chevaux et son fils

Mompox c’est aussi la ville spécialisée dans le travail artisanal du filigrane, la confection de bijoux en fil d’argent et en or fin. Impressionnant de les voir travailler en famille. Chacun à sa tâche.

Confection du bijou à la main

Comme figée dans le temps, Mompox dégage un charme indéniable, tant dans l’architecture que dans le cœur des ses habitants. Nous visitons ses églises baroques aux couleurs vives (Santo Domingo, San Juan de Dios, San Agustin et Santa Barbara), ses prestigieuses maisons coloniales (Casa 1734, Portales de la Marquesa…) et son étonnant cimetière (el Cementerio Municipal). De par son isolement, ce village a échappé aux lourdes transformations du modernisme et a gardé intact son atmosphère d’antan, à l’écart du circuit touristique.

San Augustin

Eglise de la Concepcion

Santa Barbara

El Cementerio Municipal

Après la douche, Max se paie une énorme pièce de bœuf, plutôt rare dans le pays.

Le jour suivant, ce sera piscine à l’hôtel Soeur Emannuelle jusqu’à 15h. Puis la sortie en bateau sur les marais Cienaga de Pijino, permet d’observer multitude d’oiseaux (Hérons, aigrettes, martin pêcheurs, aigles…) et iguanes de toutes tailles. Nous arrivons au lac, piquons une tête avant de rebrousser chemin sous un coucher de soleil aux couleurs éclatantes.

Hotel Dona Manuela

marais Cienaga de Pijino

Martin Pecheur

Vache

Iguane

Héron blanc

Oiseau

Libellule

Nageur

marais Cienaga de Pijino

marais Cienaga de Pijino

Le réveil à 2h45 dans la nuit pique sévèrement. Mais il nous faut monter dans le véhicule « puerta a puerta » qui nous emmène à Santa Marta. Nous finissons notre nuit dans la voiture pendant près de 6 heures. On enchaine direct avec un collectivo pour Minca et on comprend de suite le succès de notre destination. En effet, il n’y a que des blancs dans le bus, pas un colombien à part le chauffeur.

Minca, un bol d’air frais

Minca est un tout petit village à 15 km de Santa Marta et les températures y sont bien plus basses. Pas grand chose à y faire à part des balades et de l’observation des oiseaux. Ça tombe bien, on adore et c’est pour ça qu’on est là. Au premier abord, je n’aime pas du tout cet endroit. J’ai l’impression qu’il n’y a que des hospedajes et des restaurants et ne me demandez pas pourquoi, l’ambiance me fait penser à Vang Vieng au Laos. Un côté dénaturé par le tourisme de masse qui viennent ici pour faire la fête et boire beaucoup. Mais il faut se méfier des apparences qui sont trompeuses.

Après un repas assez moyen au Lazy Cat, on décide d’aller voir dans l’après midi le Pozo Azul, chute qui se jette dans un joli bassin. Mais l’eau est fraîche et même Max fait machine arrière alors qu’il avait enfilé son maillot. Sur le chemin du retour, nous croisons une énorme araignée qui fait froid dans le dos.

statue

Poule punk

Pozo Azul

araignée

Papillon

Papillon

Encore un réveil aux aurores. Cette fois ci pour partir à la recherche d’oiseaux en compagnie de Joe. Ce grand homme est non seulement un spécialiste des oiseaux colombiens, mais également un amoureux de sa région. C’est donc avec une paire de jumelles et sa « bible » sur les volatiles que nous arpentons les forêts environnantes pendant 3 heures. Nous sommes tout excités et voyons pleins d’oiseaux jaunes, bleus, rouges, noir et blanc… Mais comment fait-il pour les reconnaître? Au chant ! Nous aurons le privilège de voir un toucan, mais pas la chance de le photographier. Je ne peux donc pas vous prouver ce que j’écris dans cet article mais il restera gravé dans ma mémoire.

oiseau

Pivert

Oiseau

Oiseau

Nous entreprenons ensuite l’ascension vers « Mundo Nuevo« , un hôtel perché sur les hauteurs. Mais le soleil est déjà haut et la montée est rude. De plus, on nous refuse le petit déjeuner tant espéré en arrivant là haut. Pas grave, nous poussons jusqu’à la Finca Candelaria et dégustons un chocolat chaud en dominant la vallée. C’est superbe. Si vous souhaitez visiter une finca pas trop touristique, je vous conseille celle-ci. Nous rebroussons chemin puisque le sentier fait la boucle en passant par le Pozo Azul, mais y étant allés hier, nous préférons gagner un peu de temps et rejoindre Santa Marta pas trop tard.

Vue sur la vallée

De retour au village

Ce soir c’est un énorme burrito que nous avalons. Pas très colombien me direz vous mais très nourrissant.

Le Parc Tayrona, plus belles plages du monde?

Nous allons vérifier cela. Moi qui ne suis pas trop fan des lieux touristiques, étant juste à côté du célèbre parc, nous n’avons pas résisté à l’envie d’y faire un saut, bien que le prix nous refroidissait un peu. Aux aurores, on abandonne nos gros sacs à l’hôtel et partons plus léger vers le parc national Tayrona. Il faut dire que le programme de marche est costaud pour les deux prochains jours. Nous rentrons par Calabazo et il nous faut 3 heures pour atteindre Playa Brava. En cours de route, nous croisons piverts et lézards multicolores. Quelques indigènes tayronas aussi, mais aucun touriste. La chaleur est insurmontable, ajouter à cela la jungle environnante, nous sommes réellement dans un climat tropical. Nous sommes seuls. Enfin presque. Les branches s’agitent, se balancent…aucun son mis à part le vent dans les feuilles, les chants d’oiseaux. Nous découvrons enfin l’origine de l’agitation dans les feuillages… cette forêt de cocotiers est bel et bien l’habitat de dizaines de singes, des petits farceurs prénommés les « Mico Titi ». De loin, ils sont tous mignons, ils se font les puces, s’affalent dans les branches les fesses en l’air la tête en bas. Bien plus peureux et calmes, les singes hurleurs nous observent de la haut sans trop s’approcher. Je sens qu’on dérange un peu, nous continuons donc notre chemin.

 

Mico Titi

Singe Hurleur

Pivert

Serpent

Lézard

Le site de Playa Brava est magnifique mais la baignade est dangereuse. Nous plantons la tente ici et avons le temps de prendre des coups de soleil sur la plage et d’aller se doucher à la cascade avoisinante. Ce qui est marrant, c’est qu’on nous en a vendu pleins des cascades en Colombie et franchement nous étions déçus. Celle ci est peut être une des moins mises en avant mais une des plus belles.

Playa Brava

Playa Brava

Cascade

Après un dîner léger (c’est le moins que l’on puisse dire) et onéreux (c’est peu dire), Max se réjouit de battre une bande de français au Rummikub. Le bruit des vagues est tout proche, nous avons perdu l’habitude de camper et la nuit n’est pas récupératrice.

Nous levons le camp à l’aube et la remontée vers Pueblito pique les jambes. C’est une une ancienne cité du peuple indien des Tayrona encore habitée dont leur préoccupation est de vivre en harmonie avec la nature et leurs divinités. Après avoir échangé quelques regards et sourires avec les enfants nous décidons de ne pas nous éterniser pour ne pas gêner les indigènes par notre présence.

Pueblito

Pueblito

Villageois tayronnais

Fille Tayrona

Histoire de corser l’affaire, une pluie diluvienne s’abat sur nous juste avant la descente, qui se fait donc sur des cailloux, devenus patinoire. On arrive quand même sain et sauf à Cabo San Juan et là, ce n’est pas la même histoire. C’est noir de monde, on se croirait sur la grande plage de Biarritz en plein été. Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous explique. Vous venez seul avec votre serviette et où que vous vous installiez, nous pouvons croire que vous êtes venu avec le voisin de droite, de gauche, de devant ou de derrière tellement il y a du monde. Ici c’est la queue pour tout : pour commander à manger, pour commander un jus de fruit, pour aller aux toilettes…Nous fuyons et posons nos serviettes à la Piscina. La plage est magnifique et comme son nom l’indique, nous avons l’impression de nous baigner dans une piscine translucide. Coup de soleil encore, ça cogne dur. Le retour jusqu’à El Zaino est interminable, pas très intéressant et en plus on croise plein de monde. On en profite pour observer quelques animaux encore : des singes, des iguanes, des serpents, fourmis, oiseaux… Et des chevaux, mais eux ne sont pas sauvages. Ils sont là pour transporter des marchandises vers le camping et ainsi permettre son fonctionnement. Les glaces à l’eau à l’arrivée sont bien méritées. Pour les 5 derniers kilomètres du trek vous pouvez vous faire transporter en camionnette pour 3000 pesos. Ça vaut le coup et vous gagnerez déjà presque 1 heure.

Il faut savoir que le parc ferme un mois par an. Le peuple indigène réclame cette pause afin de préserver l’éco-système et leur tranquillité.

Cabo San Juan

Cabo San Juan

Oiseau

Enfant Tayronnais

Mais qu’est ce que c’est que cette bête?

Belvédère Arrecife

Belvédère Arrecife

Belvedère Arrecife

Santa Marta, au pied de la Sierra Nevada

De retour à Santa Marta, nous nous promenons dans les ruelles colorées qui n’ont rien à envier à celles de Carthagène. L’architecture coloniale y est moins présente mais l’atmosphère est plus authentique.

Fondée en 1525 par les espagnols, Santa Marta connut pendant longtemps les attaques répétées des corsaires et des pirates. Aujourd’hui, c’est l’un des plus importants ports de Colombie. Le tourisme y occupe une grande place. En effet, tout ce qu’il y a autour semble merveilleux : des plages caribéennes, des villages de pêcheurs, le parc national naturel de Tayrona, des treks en montagnes.

Soit disant, « les costeños (nom donné aux gens de la côte) sont « bordéliques », ils parlent beaucoup, font la fête et ils ne sont pas très efficaces au travail. » En tout cas, nous pouvons constater qu’il y a énormément de pauvreté ici et beaucoup de Vénézuéliens ont fuit leur pays et essayent de vendre des bricoles pour survivre. Ça fait mal au cœur.

Ce soir, nous écoutons les conseils de notre ami palois Jeff et dégustons un mojito chez Lulo. Fameux et efficace, surtout quand on a pas bu d’alcool fort depuis plus d’un mois.

Promenade Santa Marta

Despacho Parroquial

Ruelles colorées

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La Guajira, paradis ou enfer?

On continue vers l’est vers Riohacha cette fois. Une fois l’eau achetée et les sous retirés, nous montons à bord d’un 4×4, ardemment négocié avec un couple londonien. Le chauffeur roule à vive allure sur les mauvaises routes de la Guajira. La traversée du désert de la Ahuyama est spectaculaire. Du jaune ocre à perte de vue quant tout à coup, on distingue une étendue d’un bleu profond.La mer! Dans laquelle se jette directement le désert, sans crier garde, sans intermède. Nous arrivons à Cabo de la Vela, petit village de pêcheur et paradis des kites surfeurs. En effet, ici, il y a beaucoup de vent. Mais l’ambiance est très bizarre lors de notre arrivée. Une petite ville poussiéreuse que le vent fait virevolter au dessus du sol, des hospedajes et restaurants de part et d’autre de la route et pas un chat à l’horizon. Mais où sont-ils passés? On se croirait dans un western où deux cowboys sont prêt à dégainer pendant que chacun regarde de chez lui lequel des deux va survivre ou mourir.

Cabo de la Vela

Cabo de la vela

Cabo de la Vela

Cabo de la Vela

Cabo de la Vela

Aucun endroit ne ressemble à celui-ci. Très aride, très hostile, très pauvre, même les moustiques ont déserté le coin. Le seul risque de vous faire piquer, c’est par un cactus ou un arbuste épineux. On dirait que le temps s’est arrêté. Nous sommes sur le territoire des indiens Wayuus, qui vivent sans électricité et sans eau potable. Des camions citernes en provenance d’Uribia alimentent les réservoirs d’eau souvent situés sur les toits des maisons. Les femmes tissent toute la journée des sacs, des bandeaux à cheveux, des chincheros pendant que les hommes partent à la pêche.

Nous admirons un beau coucher de soleil et dormons dans ces chinchorros face à la mer au Mundo Nuevo.

5 heures du matin, nous avalons un tinto et partons avec un local qui roule comme un âne. Ce ne serait pas inquiétant si la voiture était en bon état mais c’est loin d’être le cas. On assiste au lever du soleil sur ce beau désert couleur ocre. On en prend pleins les yeux. On se croirait dans le far west où quelques familles sont dispersées. On croise beaucoup d’habitants ramenant du bois sur leur vélo. On s’arrête prendre un petit déjeuner sur les coups de 8 heures dégustant des beignets de fromage puis repartons jusqu’à l’embarcadère. Nous en profitons pour photographier les flamants roses en attendant la barque. De l’autre côté de la rive, pas le choix, on se fait déposer chez Alexandre, une des deux hospédaje présente à Punta Gallinas. Le site est vraiment sans charme et les chinchorros sont alignés par centaine à 50 centimètre les uns des autres. Comme nous ne faisons jamais comme tout le monde (hein, nous ne sommes pas des moutons), on lui dit que nous voulons dormir à Luzmina sous les conseils d’une touriste croisée en Amazonie. Grosse erreur, mais nous ne le savons pas encore.

En route vers punta gallinas

Flamants roses

Ecoliere

Ecolier

Femmes Wayuus

Nous partons d’abord en 4×4 visiter le phare de Punta Gallinas qui se trouve à l’extrémité nord du continent sud Américain. Puis nous poursuivons par la fameuse grosse dune et sa plage en contrebas. On se croirait dans le désert saharien, très sauvage. Seules quelques chèvres essaient de brouter ce qu’elles trouvent. Ce sera un des plus beaux paysages de ma vie.

En route vers Punta Gallinas

Phare

Lézard

Poupie et Loulou

Plage

Enclos de chèvres

Sur les dunes

Plage

Sur les dunes

Sur le chemin du retour, notre gentil chauffeur nous dépose à la guest désirée. A première vue, le choix est judicieux car le site est bien plus beau que là où nous avions été débarqués. Malheureusement l’arrivée des voitures n’a cessé tout l’après midi et le soir, nous nous trouvons à une centaine de personnes pour manger et dormir. Pour une virée dans le désert au bout du pays, c’est bien raté. Et comme, nous n’appartenons à aucun groupe sur ce site, personne ne s’occupe de nous pour la commande de la nourriture. Heureusement, il y a les paysages et le ciel magnifique au coucher de soleil.

Statues

Colombia

Aller il faut etendre le linge

Pendant que moi je me repose

Ma patte me gratte

Haie de cactus

Baie vue de l’hospedaje

Baie vue de l’hospedaje

Baie vue de l’hospedaje

Chinchorros

Je m’en vais avant qu’elle ne me donne un coup de balai

Tu cherches quoi coco?

Coucher de soleil

Dès l’aube, nous négocions un bateau pour repartir, avant de voir le couple d’anglais dans une voiture. Quelle fut notre surprise quand le chauffeur nous explique que nous repartons avec eux (cool, ça nous évite de payer le prix exorbitant de 20 000p par personne pour rejoindre Alexandre en bateau). Il y a aussi un couple de belges qui doivent être à midi à Riohacha pour un vol. Il est presque 7 heures, ça va être chaud pour eux, surtout que le tour en voiture est plus long que si on traversait le bras de mer en barque.

Deux changements de voiture plus tard, nous revoilà à Cabo de la Vela, au Mundo Nuevo, mais l’histoire ne nous dit pas si nos amis wallons eurent leur vol. Ici, la mer est tellement calme qu’on dirait un lac sur lequel les kite surfers font gonfler leur voile. On se fait déposer en moto au Pilon de Azucar, et c’est ici que nous pouvons voir les vagues se briser sur les rochers et prendre conscience qu’il s’agit bien de la mer. Endroit sublime où la terre ocre rencontre la mer d’un bleu tendre, avec en toile de fond les montagnes de la Serrania del Carpintro. Puis, nous nous faisons déposer au phare et rentrons à pied par la plage en observant toujours les kites et les pêcheurs. A notre retour, une petite fille de deux ou trois ans, à moitié nue,assise contre une poubelle, nous regarde avec des yeux pétillants et un sourire léger. On se demande où sont ses parents. C’est horrible, quelques mouches lui tourne autour, nous n’avons pas envie de la laisser là, j’ai mal au coeur et envie de pleurer. Nous passons un petit moment avec elle histoire de l’occuper un petit peu.

Retour de la pêche

Retour de la pêche

Retour de la pêche

Femmes Wayuus

Pilon de Azucar

Pilon de Azucar

Pilon de Azucar

Phare

futurs footballeurs

Vendeur de glace

Petite fille qui m’a fendu le coeur

Retour de la peche

Le soir venu, Max peut enfin déguster une langouste tant rêvée.

Si les paysages de la Guajira sont magnifiques, on n’a pas pu s’empêcher de ressentir, dès nos premiers pas dans le désert, une profonde désolation. A punta Gallinas, le vent semble tout emporter avec lui sauf l’essentiel de la misère. Les enfants construisent des barrages aux 4×4 (avec deux pauvres piquet en bois et une corde)  espérant obtenir de l’eau, un peu de monnaie, un biscuit ou vendre de l’artisanat…. C’est flippant lorsque les voitures arrivent à pleine balle sans freiner, les enfants lâchent la corde à la dernière seconde. Sentiments partagés : leur donner quelque chose (tant que ça ne comporte pas d’emballage en plastique…) pourrait les aider dans l’immédiat mais veut-on vraiment cautionner cette habitude prise par leurs parents de les envoyer mendier en les regardant, les bras croisés, quelques mètres plus loin ? Vous distinguez de temps en en temps de minuscules cahutes brinquebalantes, faites de quelques bouts de bois et de terre séchée, souvent entourées de déchets en plastique en guise de décoration. Les « villages » (rancherias) du désert. Mais où sont les habitants vous direz-vous ? De temps en temps, vous voyez deux ou trois petites personnes hirsutes et poussiéreuses au loin. En vous approchant, vous vous rendez compte que c’est un groupe d’enfants, plus ou moins vêtus ou plus ou moins nus selon les cas, les joues sales, sans doute des frères et sœurs, qui vous regardent passer avec de grands yeux à la fois craintifs et défiants. Parfois ce sont les femmes qui sont sur le bord de la route, essayant tant bien que mal de vendre de maigres marchandises (des langoustines – dans le désert, oui, oui -, des sacs et des bracelets tressés). Et les hommes où sont-ils? Mystère.

Ces habitants sont pour la plupart des Wayuus, un peuple amérindien, et parlent peu ou pas l’espagnol.

La Guajira, plus grande mine de charbon à ciel ouvert du monde, est rongée par la corruption, la soif, la faim, et laisse disparaître ses enfants dans une détresse silencieuse que le gouvernement colombien se refuse à voir.

Wayuu sur la route

Wayuu sur la route

Wayuu sur la route

Wayuu sur la route

Wayuu qui cherche l’eau

village

Au final, nous avons été profondément touchés par cette escapade dans le désert de la Guajira qui nous a laissés entre émerveillement et questionnement.

Nous sommes ravis de l’avoir fait par nous-mêmes, sans passer par un tour parce que nous étions plus libres et nous avons quand même pu voir beaucoup d’endroits.

Une longue journée de transfert jusqu’à Ocana.

La route du lendemain est interminable. Après le rituel du tinto, nous partons à 5 heures. Mais 2 heures plus tard, nous tombons en panne d’essence dans le désert au milieu de nulle part. Ben oui, ils ne réfléchissent jamais avant 🙂 Une heure plus tard, après avoir trouvé d’où venait la panne et de l’essence, nous partons jusqu’à Uribia. C’est le marché, et il y a de tout et n’importe quoi à vendre sur le bord de la route. J’adore l’ambiance et ce côté authentique. Je resterais des heures ici à fouiner, prendre des photos, manger des beignets de fromage… Mais nous devons repartir, dans une autre voiture cette fois jusque Maicao, situé à 15 km de la frontière du Vénézuéla. Ce n’est pas très recommandé car en ce moment c’est la crise dans ce pays voisin. Il n’y a plus rien dans les magasins, plus rien à manger, les gens sont barricadés chez eux, tous les vols en transit ont été annulés. Que va t’il devenir?  Ici l’ambiance paraît plus fade, plus mafieuse, moins sereine. Nous ne trainons pas et reprenons une voiture jusqu’à Vallédupar. Là se pose la question d’aller dans la Sierra à Nabusimake, un tout petit village tayronnais , ou bien redescendre jusqu’à Playa de Belen, un tout petit village colombien. Seconde option choisie et encore 5 heures de voiture pour rejoindre Aguachica. Là, un taxi prend nos sacs mais nous poireautons encore 1h30 car il manque un 4ième passager pour finalement qu’il nous jette dans un mini bus direction Ocana, à 1h30 de là. Il est presque 23 heures et nous sommes lessivés. Obligés de stopper là car il n’y a plus de bus pour Playa de Belen à cette heure tardive. Nous trouvons donc un hôtel proche de la place principale et là stupeur. Je constate que mon sac a été ouvert pendant la journée. On s’est fait dérober la trousse de toilette, une couverture et tous nos médicaments. Heureusement qu’il y a toujours des pharmacies ouvertes dans ce pays, pour racheter le minimum syndical : gel douche, shampoing, brosse, brosses à dents, dentifrice.

Panne d’essence dans la GUAJIRA

Enfant Wayuu

Uribia

Uribia

Uribia

Uribia

Playa de Belen, pueblo bien endormi.

Réveil difficile car je suis malade. Bien sûr, cela m’arrive alors que je n’ai plus rien pour me soigner. La matinée agréable à Playa de Belen va malheureusement rien arranger. Les formations rocheuses Los Estoraques sont superbes. Elles stimulent l’imagination en les associant à des figures d’animaux, de personnes ou d’objets, façonnées pendant des milliers d’années par l’érosion due à l’eau et au vent. La température commence déjà a se faire sentir. Il n’y a pas de plage ici, ce nom vient du faite que la terre est très sablonneuse. Le village de la Playa de Belén ou il y règne un grand calme est très beau avec sont église imposante à deux clochers, ces maisons blanches au bas de murs rouges foncés, petits pots de fleurs suspendus et aux tuiles en terre cuite. L’uniformité et le respect du style architectural colonial s’imposent même aux panneaux d’annonces commerciales, tous en bois. Quelques vieils hommes se reposent sur la place centrale, tandis que les cris et chants des enfants retentissent derrière les murs des écoles. Nous décidons de monter au Mirador Santa Cruz avec l’aide des habitants. En effet, pour y accéder, nous devons traverser la maison d’une vieille dame très charmante mais qui possède 5 chiens méchants. Nous passons sans encombre dans les deux sens et profitons pour papoter un peu avec cette charmante dame.

Playa de Belen

Playa de Belen

Playa de Belen

Los Estoraques

Los Estoraques

Libellule

Los Estoraques

Los Estoraques

Mirador Santa Cruz

Perruche

Vieille dame

Ecolieres

Ecolier

Playa de Belen

Playa de Belen

Playa de Belen

Barichara, plus beau village colombien ou mythe?

De retour à Ocana, je décide de faire ma tête de mule et de continuer à descendre malgré les protestations de Max. Les 6 heures de route (crevaison comprise) jusqu’à Bucaramanga est un vrai supplice. J’ai envie de vomir à chaque virage ou secousse et mon estomac me fait comprendre qu’il n’est pas content que je sois montée en voiture. Mais il m’en faut encore plus et à 22 heures, on reprend un bus pour San Gil à 3heures de là. On déniche un lit douillet à plus d’une heure du matin. Ma situation intestinale est la même au lever. Nous faisons une mini visite du centre pittoresque de San Gil qui ma fois, semble plus paisible que ce que je pensais. La simplicité et la chaleur de ses habitants nous séduit tout de suite. Ici, nous sommes dans le département du Santander qui est doté d’une nature spectaculaire encore sauvage, une région andine cabossée de vallées d’altitudes, des canons à filer le vertige et des villages coloniaux perchés. San Gil est un village un petit peu plus grand que ses voisins et est connu pour ses activités sportives comme le Rafting, le parapente, la descente en rappel, la spéléologie, le trekking.

Malheureusement, nous n’avons pas le temps de tout faire et comme à chaque voyage, nous devons faire des choix. Après une courte heure en collectivo sur une route qui serpente entre les paysages arides, on arrive à Barichara, petit village colonial mignon et très agréable. On a l’impression d’avoir fait un bon de quelques dizaines d’années en arrière. Nous nous offrons un peu de confort et de repos aussi au Tinto Hotel. Nous voudrions rester des jours ici tellement la demeure invite au repos. On se sent comme chez nous. Cette maison à étage possède terrasses avec vu sur les tuiles rouges de la bourgade, hamacs, piscine, salon, jardin qui attire toute sorte d’oiseaux, et des cuisines mises à dispositions pour les touristes. Sans parler du café et des fruits à volonté. Ici, on a l’impression que le temps s’arrête et même « el gato negro de la casa » roupille à longueur de journée. Cet endroit allie calme, tranquillité et une certaine nonchalance propice à ne rien faire. Ça tombe bien, on sent la fin du parcours proche, et nous avons besoin de nous reposer. J’arrive à faire mon premier repas depuis 36 heures : des pâtes!!

Tinto Hotel

Tinto Hotel

Tinto Hotel

El gato negro de Tinto Hotel

Tinto Hotel : vue sur les toits

Quelques vendeurs d’artisanat ont ouvert leurs portes et espèrent le client. Il fait très chaud à Barichara, mais comme hypnotisés, on ne peux nous empêcher de parcourir les rues pavées d’ocre et longées de maisons blanchies à la chaux et aux toits de tuiles rouges. En revanche, c’est le week end et les touristes colombiens arrivent en masse.

Barichara

Barichara

Barichara

Barichara

Barichara

Barichara

Barichara

Barichara

Barichara

Barichara

Je vais un peu mieux ce dimanche, nous entreprenons donc une randonnée sur un chemin pavé jusqu’à Guane, petit village à deux heures de marche en bas de la vallée. Il est difficile d’admirer les paysages car nos yeux sont rivés sur les pavés inégaux qui nous menacent à tout instant de nous faire trébucher. Nous faisons donc des pauses pour admirer les montagnes verdoyantes et les quelques oiseaux . A Guane, nous achetons du sabayon, sorte de lait sucrée alcoolisé. C’est un minuscule village charmant encore plus calme que Barichara. Ici pas grand chose à faire si ce n’est visiter l’église, le cimeterre ou jouer aux cartes tout en buvant du sabayon. On prend le bus pour remonter car je suis trop faible. De retour à Barichara, on achète des fourmis à gros cul cette fois et profitons encore pour visiter l’usine de papier et se reposer. Ici nous avons eu de la pluie toutes les fins d’ après midis rendant les pavés glissants et le ciel d’une beauté incroyable.

Débute de randonnée pour Guane

En route pour Guane

Oiseau en chemin

En route pour Guane

Sur le chemin

Guane

Guane

Guane

Guane

Guane

oiseau à Guane

tout le monde fait la sieste

Cimetierre Guane

Mongui, le retour du poncho

Malgré ces deux jours de repos, mon état ne s’améliore pas mais n’a pas empiré. Il nous faut refaire une petite journée de bus avec un changement à Sogamoso pour atteindre Iza, petit village perché sur les hauteurs du Boyaca. Le mercure a sacrément chuté et ici le poncho de laine est de rigueur. Nous profitons d’être dans ce village dont la spécialité est le « postre« , pour se faire un petit gouter. En effet, il y a un incroyable marché aux gâteaux ! La plupart des « de ces desserts » sont à base de génoise et de crème, agrémentés de fruits. On se demande comment ce marché a débuté, mais c’est un vif succès, pour notre vue et nos papilles.

Mercado de postre

Village Iza

Comme le coin ne se résume pas au paramo d’Oceta, aux villages coloniaux et au paysage escarpés de montagne, nous entreprenons d’aller voir le Lac de Tota et ce n’est pas franchement une réussite. Ce lac à 3000 mètres d’altitude, au premier abord possède un atout : une plage de sable blanc. Il est entouré d’une belle campagne à flanc de montagne et nous nous souvenons de ces champs d’oignons à perte de vue le long des rives. Ils sont toujours là, offrant un joli contraste de couleurs avec le bleu des eaux. Mais quand on sait (et qu’on sent) que cette agriculture n’a rien d’écologique et se réalise à grands coups de pesticides, le tableau est un peu moins idyllique. Aujourd’hui, la playa blanca est blindée de colombiens qui jouent au foot ou…font du quad à 50 mètres de la plage, ce qui gâche un peu l’ambiance féérique. De plus, le temps n’est plus avec nous : vent frisquet, air vif et fine bruine mais qui ne décourage pas les baigneurs. Nous ne mangerons pas la truite ici mais rebroussons chemin, faisons 4 courses afin de cuisiner pour la première fois du voyage. Au menu, pâtes aux légumes et postre du village. Moins local que la truite tout ça…

En route vers le lac de tota

En route vers le lac de tota

En route vers le lac de Tota

Lac de tota

Au petit matin, changement de vallée et nous voilà à Mongui, au pied du fameux Paramo d’Oceta. On entame la montée mais faisons demi tour avant d’atteindre le magnifique plateau d’altitude. Nous avons déjà passé 5 jours dans un paramo , le temps est maussade et je ne suis pas complètement guérie. Mais la balade de 3 heures vaut le détour. On fait le tour du village réputé pour la fabrication des ballons de foot. Max veut pour une fois faire du shopping. Il faut savoir qu’ici, pratiquement tous les habitants travaillent pour les fabriques de ballons… Et encore plus quand un grand événement sportif approche. Et le plus souvent, les ouvriers travaillent chez eux. On assiste à la fabrication de ces ballons  : comment lui donner la forme, la couleur et la fixation des carrés de cuir qui habillent l’extérieur du ballon. Ça paraît presque simple, même si le geste est technique.

En route vers le Paramo d’oceta

En route vers le Paramo d’oceta

En route vers le Paramo d’oceta

En route vers le Paramo d’oceta

En route vers le Paramo d’oceta

En route vers le Paramo d’oceta

Paramo d’oceta

Paramo d’oceta

En route vers le Paramo d’oceta

Ici, nous retrouvons l’esprit chaleureux que nous aimons tant en Colombie. Tout le monde nous salue, tout le monde nous souhaite la bienvenue, tout le monde nous propose son aide… Quel bonheur! ​Les Monguiseños sont très fiers de leur cité qu’ils considèrent comme le plus beau village du Boyacá. Il faut reconnaître que cette localité de 5000 habitants, fondée au début du XVIIème siècle, présente une belle architecture coloniale. La place principale, avec sa basilique, sa fontaine de pierre, et le magnifique couvent franciscain, est particulièrement réussie.Dans les rues, presque toutes les façades sont blanches, avec des volets verts et des fleurs à profusion.

Place principale de Mongui

Mongui

Basilique de Mongui

Mongui

Mongui

Mongui

Mongui

Mongui

Mongui

Mongui

Mongui

Mongui

Mongui

Mongui, sortie de la prière quotidienne

Mongui, une mamie qui nous aurait bien adopté

Villa de Leyva et l’ombre de zoro.

Je commence à aller mieux.  C’est mignon mais après Barichara et Mongui ça parait un peu fade. Par contre, le thermomètre est remonté. On se fait plaisir sur les restos, après être monté au mirador qui donne une vue époustouflante sur la ville. La plaza centrale de Mayor est de très grande envergure, un carré de 120m de côté, une des plus grande place d’Amérique du Sud. Cette petite ville de 6 000 habitants fondée au XVIème siècle et réputée pour son architecture coloniale. Elle a d’ailleurs été classée monument national en 1954. Un subtil parfum andalou se répand encore jusqu’aux montagnes sentinelles du Boyaca.

Villa de Leyva place principale

Villa de Leyva

Villa de Leyva

Villa de Leyva

Villa de Leyva

Villa de Leyva

Villa de Leyva

Villa de Leyva

Villa de Leyva vue du ciel

Villa de Leyva vue du ciel

Telemundo et Sony Pictures Television ont produit « Zoro La Espada y la Rosa », une des plus grosses ventes de séries télévisées diffusées dans 97 pays au monde…Filmée totalement en colombie avec de nombreuses scènes tournées à Villa de Leyva, la série va orienter les projecteurs sur la ville.

Ici quelques maisons musées abritent l’Histoire de la Colombie. Antonio Narino, politicien, militaire et journaliste néo-grenadin, a rendu l’âme dans l’une d’entre elle en décembre 1823. Cet Homme a traduit la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen du français vers l’espagnol, ce qu’il lui a valu l’exil et la prison. il est l’un des précurseurs de l’émancipation des colonies américaines de l’empire espagnol et devient l’un des héros de l’indépendance de la Colombie. Outre ses activités politiques et militaires, Nariño entame une carrière journalistique avec El Aviso del Terremoto qui relate les faits et propose des mesures nécessaires pour la reconstruction à la suite d’un tremblement de terre dans la région de Bogota. Considéré en 2003 comme « le Colombien de tous les temps », nombreux sont les faits politiques, culturels ou artistiques démontrant de nos jours l’importance d’Antonio Nariño dans la culture colombienne.

Bogota, la capitale…

Le temps se gâte en redescendant sur Bogota. Le bus nous dépose au Transmilenio, un des bus assez facile d’accès, qui nous dépose au centre de Bogota une heure plus tard. Nous avions réservé au

Nous profitons d’une éclaircie pour grimper au Montserrate. Où que vous soyez à Bogota, en levant le bout de votre petit nez, il est impossible de rater le Monserrate. Il est un bon repère pour vous orienter dans la ville puisque grosso modo il se trouve au-dessus de la Candelaria, quartier historique de Bogota. Ce n’est qu’une fois dans le téléphérique, en se détachant d’un plancher des vaches à 2640m, que l’ampleur de la capitale nous saute au visage. Plus la cage vitrée s’élève vers un sommet à plus de 3000m, plus Bogota gonfle sous nos yeux, s’étendant à perte de vue, comme un immense fleuve de pierre et de bitume entouré de montagnes majestueuses. Bienvenue au Monserrate, symbole de Bogota, montagne culminant à 3152m au-dessus de la capitale de la Colombie et surplombée d’une basilique, lieu de pèlerinage et de méditation. La vue est splendide. C’est aussi le paradis des colibris, un emblème de ce pays.

Bogota vue du ciel

Oiseau

Colibri

Après être redecendu, une courte visite du Musée de l’or s’impose. A coup sûr, le plus beau musée au monde consacré au fameux métal précieux et aussi à la gloire des habiles artistes précolombiens. Il abrite la plus importante collection d’orfèvrerie pré-hispanique du monde avec près de trente-cinq mille objets en or et en tombac et près de trente mille autres en céramique, en pierre, en coquillage, en os et en textile, dont dix pour cent sont exposés dans les installations du musée à Bogota, situé en face du parc Santander. Les objets proviennent pour l’essentiel de la Cordillère des Andes, de la côte Caraibe et de la Sierra Nevada et de Santa Marta. Sa collection qui montre également des momies, témoigne des talents en orfèvrerie des civilisations préhispaniques.

Suite à ce musée, nous partons à la visite du Musée Botero, dont l’entrée est gratuite pour tous. Il abrite une riche collection d’œuvres offerte à la République colombienne par l’artiste Fernando Botero. Icône de l’art colombien du XXème siècle, Fernando Botero a souhaité faire don d’une de ses collections personnelles afin de rendre accessible les arts et la culture dans son pays natal. A l’intérieur des nombreuses petites salles du bâtiment, vous découvrirez plus de 123 créations du célèbre peintre et sculpteur colombien. Viennent s’y ajouter 85 toiles d’artistes de renommée internationale tels que Salvador Dalí, Pablo Picasso ou encore Joan Miró. Sculpteur accompli, peintre de talent, Botero traduit un univers tout en rondeur… Un monde corpulent qui deviendra sa marque de fabrique. Autant dire qu’ici, ça tourne rond. Au delà des apparences de sculptures bien en chair et animaux rondouillards, l’artiste apporte une vision satirique de la société colombienne… Chacun y trouvera son compte dans ses représentations parfois joyeuses, souvent étranges mais qui laissera rarement le visiteur indifférent.

Musée Botero

Musée Botero

Musée Botero

Musée Botero

Musée Botero

Musée Botero

Musée Botero

Musée Botero

Musée Botero

Puis nous nous promenons dans la Candelaria. C’est  vraiment un quartier joli et agréable pour une balade. La place Bolivar est incontournable, emblématique de Bogota. Elle est entourée de bâtiments gouvernementaux, église, monuments… Des vendeurs de graines pour les pigeons pourront vous vendre un paquet si vous voulez faire une photo avec ces oiseaux. Personnellement j’ai préféré ne pas prendre le risque de me faire déposer une fiante sur l’épaule. Dans les rues avoisinantes de la place Bolivar il y a plein de petites rues et des bâtiments dans le style colonial Espagnol. Le sénat n’est pas loin aussi et c’est d’ailleurs assez drôle de passer devant ces bâtiments gouvernementaux. Il y a de nombreux militaires qui verrouillent le quartier et des hommes en costumes, surement de hauts fonctionnaires j’imagine. Nous fouinons dans les pasaje pour trouver des souvenirs. Une vrai caverne d’alibaba, où tout est entassé. C’est vraiment atypique et convivial.

Place Bolivar

Pasaje Rivas

Ancien bus

parque de los periodistas

Eglise

Pleins d’animations, des spectacles, des comiques, des danseurs envahissent les rues. Vous pouvez également flâner dans les rues pour observer les graffitis comme dans tous les centres urbains du pays. Ils dénoncent corruption, répression et intolérance, et revendiquent la liberté avant tout.

Danseurs de dancehall

Danseurs de dancehall

Graffitis

Graffitis

Graffitis

 » La folle Colombie « , exerce sur notre imaginaire un fascinant mélange d’attirance et de crainte. Terre de mythes le plus souvent ravageurs comme les émeraudes, les cartels de cocaïne ou la guérilla, la Colombie est aussi celle du légendaire El Dorado, celle qui a pris le nom de Christophe Colomb, bien que celui-ci n’y ait jamais posé le pied.
Ici plus qu’ailleurs, en ce pays considéré comme l’un des plus dangereux au monde, la prudence la plus élémentaire et le respect des consignes de sécurité s’imposent. Mais pour celui qui ose braver les interdits de la conscience populaire et s’aventurer sur les grandes routes de Colombie, s’ouvre la perspective d’un séjour d’une rare authenticité.
La population, la plus diversifiée culturellement du continent, est d’une gentillesse rare. Soucieux de donner une autre image de leur pays, les Colombiens sont ravis d’accueillir les touristes.
Bien sûr, certaines régions sont totalement proscrites, mais il reste au routard un territoire infiniment varié à explorer, des sommets andins à la forêt amazonienne, en passant par les plages couleur pacifique ou caraïbes. Sans oublier la musique, omniprésente. La Colombie, c’est le voyage à l’état pur.

Une chose est sûre, nous reviendrons explorer ce que nous n’avons pas eu le temps de faire.

Rubrique pour les Voyageurs

Les plus :

Un accueil charmant, chaleureux

Une diversité grandiose au niveau faune, flore, paysages et culture

La facilité des transports (possibilité de voyager de nuit sur certaines parties du pays)

Les moins :

Il faut encore être vigilant à certains endroits

Le coût des transports et des logements un peu cher

Budget :

1 euros vaut environ 3000 Pesos

Les billets d’avion nous ont couté 900 euros au départ de bordeaux avec KLM

Pour 6 semaines, nous avons dépensé à 2 environ : 3900 euros soit 2000 euros par personne pour 6 semaines sur place hors billet d’ avion.

Quelques prix  transport / personne :

Avion Bogota/Leaticia : 120 euros aller retour

Bus Bogota/Pereira : 55 000 Pesos

Bus Pereira/Medellin : 35 000 Pesos

Avion Medellin/Bahia solano : 500 000 Pesos aller retour

Bus Medellin/Jardin : 25 000 Pesos

Bus Medellin/Turbo : 55 000 Pesos

Lancha Turbo/Capurgana : 60 000 Pesos + 10 000 jusque Sapzuro

Lancha Turbo/Neccocli : 80 000 Pesos

Bus Neccocli/Cartagene : 80 000 Pesos

Bus Cartagène/Mompox : 50 000 Pesos

Puerta puerta Mompox/Santa Marta : 70 000 Pesos

Bus Santa Marta/ Minca : 8000 Pesos

Bus Santa Marta/Calabeza : 6000 Pesos (jusqu’à Zaina : 7000 Pesos)

Bus Santa Marta/Rioacha : 20 000 Pesos

Voiture Rioacha/cabo de la vela négocié à 40 000/Personne (mais on a du faire un énorme détour cause de manifestation donc normalement un peu moins cher)

Tour jusque PuntaGallinas : 100 000 Pesos/Personne négocié à notre hospedaje « Mundo Nuevo » et si vous prenez le tour avec eux ils vous offrent les nuits en hammac chez eux. Nous a on a négocié des chincheros moins cher.

Voiture cabo de la vela/urubia : 15 000 Pesos

Voiture Urubia/Macao : 10 000 Pesos

Voiture Macao/Valledupar : 25 000 Pesos

Valledupar/Aguachira : 35 000 Pesos

Aguachira/Ocana : 15 000 Pesos

Bus Ocana/Bucaramanga : 45 000 Pesos

Bucaramanga/San Gil : 20 000 Pesos

Bus San Gil/Barrichara : 4800 Pesos

Barichara/Guane : 2200 Pesos

Bus San Gil/Tunja : 40 000 Pesos

Bus Tunja/Sagamoso : 7000 Pesos

Bus Sagamoso/Iza : 4800 Pesos

Bus Iza/Lago de Tota : 4900 Pesos

Bus Sogamoso/Mongui : 2800 Pesos

Bus Tunja/Villa de Leyva :

Bus Villa de Leyva/Bogota :

En moyenne un logement pour deux personnes va de 50 000 Pesos à 100 000 Pesos. Les dortoirs c’est souvent 25 000 Pesos/Personne.

Vol en parapente à Jardin : 100 000 Pesos/personne

Trip dans l’Amazonie pour 5 jours : 2 075 000 Pesos (soit 75 euros par jour et par personne!!!)

Si c’était à refaire, j’éviterais :

  • L’Amazonie qui est trop chère pour ce qu’on y voit. Il parait que c’est mieux au Brésil ou au Pérou. J’irai aux llanos à la place quitte à payer le même prix

 

 

 

Categories: Amérique du Sud

5 thoughts on “Colombie

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