Asie du Sud-Est

D’île en île : l’Indonésie

 

L’ILE DE JAVA

Nous voilà partis pour une nouvelle aventure de 6 semaines, cette fois direction l’Indonésie. Après une escale en Arabie Saoudite, et 20 h de vol, nous arrivons à Jakarta, capitale du pays. Nous prenons directement une navette jusqu’à Kampung Rambutan puis un bus de nuit jusqu’à Pangandaran, au sud de l’île de Java. Le temps est mitigé mais nous sommes venus pour voir le « green canyon« . Nous prenons un bémo (1h30 de plus de voyage) et un taxi moto pour 10 mn de plus. Et là, déception! Le site est fermé car il a trop plu la veille. Les taxis motos, bien au courant de la situation, nous attendent comme si de rien était et nous n’avons pas d’autre choix que de refaire le chemin inverse avec eux. Salauds! Bref ce sont les aléas du voyage (qui constitue une partie de son charme). Un long trajet vers Jogiakarta via Cilacap nous attend. Nous arrivons de nuit dans cette grande ville et sommes vraiment épuisés. Deuxième aléa, nous prenons un taxi qui est incapable de nous amener à notre destination. Après une heure de balade, Maxime lui demande de nous laisser au centre de cette ville. Le jeune conducteur s’exécute et nous demande de lui payer la course, que bien évidemment nous refusons puisque nous n’avons parcours que quelques centaines de mètres depuis notre départ. Nous passons notre vrai première nuit dans le quartier de Sosrowijayan.

TEMPLES DE BOROBUDUR-PRAMBANAN ET JOGIAKARTA

Nous partons à 5h du matin direction Borobudur. Le package acheté la veille comprend les visites des temples de Borobudur et Prambanan (825.000Rp pour 2). Ces temples sont vraiment splendides et dans un état de conservation impressionnant.

En route vers les temples

Temple Borobudur

Temple Borobudur

Temple de Prambanan

Temple de Prambanan

Temple de Prambanan

Temple de Prambanan

L’après midi est consacrée à flâner à Jogjakarta, ville bien agréable et paisible malgré la densité de population. Nous en profitons pour faire un tour au marché des oiseaux (Pasar Ngasem) et au marché principal (Pasar Beringharjo).

Jogjakarta

Jogjakarta

Nous souhaitions faire l’ascension du « Gunung Merapi » mais malheureusement il est entré en éruption la veille alors que des touristes étaient en route. Ils ont du rebrousser chemin rapidement en courant. Heu j’ai quand même pas l’intention de me brûler les fesses!!!

LE BROMO

Nous partons pour une très longue journée (12h de bémo) à Cemoro Lawang. Nous passons un agréable voyage avec un couple de belges et leurs filles (dont une est handicapée). Le drame lorsqu’on les dépose à leur hôtel, le chauffeur n’a pas estimé la hauteur de son véhicule par rapport au porche de l’entrée. Le fauteuil roulant sur le toit est cassé!

N’ayant rien réservé à l’avance, notre chauffeur nous aide à trouver un toit pour la nuit. Mais qu’est ce que c’est que ce bac à eau dans notre chambre? Un quoi? un Mandi? Ah!!! un bac à eau froide, qui je l’espère ne stagne pas depuis plusieurs jours, doté d’une casserole en plastique qui fait office de douche. Et oui, nous verrons plus tard que c’est la douche « à l’indonésienne ». Ça fait bizarre le premier jour mais on s’y fait.

Il est 3h du matin, je me réveille en sursaut car je n’ai pas entendu le réveil à 2h30. il est temps de partir, à pied, jusqu’à Penanjakan. Nous mettons 1h30 en prenant un chemin de randonnée. Arrivés là haut, c’est le rendez vous des jeeps et des touristes. Cela gâche un peu le site mais la vue est magnifique lorsque le soleil se lève.

Le Bromo

Le Bromo

Le Bromo

Nous contemplons ce spectacle en attendant que tout le monde parte puis nous marchons 1h30 de plus jusqu’au Bromo, magnifique volcan. Malheureusement, il y a eu une fête deux jours plus tôt, pendant laquelle les gens lancent des offrandes dans le volcan. Le site est plein de déchets. Paysage lunaire qui vaut le détour quand même.

Randonnée vers le Bromo

Randonnée vers le Bromo

Randonnée vers le Bromo

Le Bromo

Le Bromo

Nous remontons 30 min à pied à travers le Laotien Pasir, Je me répète mais encore une fois superbe paysage avant de récupérer nos affaires pour prendre un bus jusqu’à Bondowoso.

Bondowoso

KAWA IJEN

Nous partons à 4h30 du matin (pas très reposant tout ça) avec notre chauffeur privé de l’agence Bless Tour jusqu’au pied du volcan. Nous montons accompagné d’un porteur de souffre, Ahmed, rencontré au hasard dans la montée. C’est top, nous profitons de ses explications tout au long du trajet. 2h plus tard, nous arrivons dans le cratère. Je ne sais pas où donner de la tête tellement c’est beau. Il y a une odeur de souffre assez légère aujourd’hui mais « c’est pire quand le vent vient de l’autre côté » nous dit Ahmed. Il charge 71 kg de souffre dans ses deux paniers et nous voilà repartis en sens inverse. La descente se fait à peine en une heure et Ahmed reçoit de l’argent en conséquence de son chargement. Autant vous dire pas grand chose. Puis il repart seul faire une deuxième tournée, sa dernière de la journée.Une expérience vraiment unique et un des must de Java.

Kawa Ijen

Kawa Ijen

Kawa Ijen

Kawa Ijen

Kawa Ijen

Kawa Ijen

Kawa Ijen

Nous retournons à Situbondo en bémo et prenons le bus public pour Denpasar car on nous certifie l’express est déjà parti. La blague, il nous double sur la route donc notre chauffeur l’arrête pour qu’on monte dedans et bien évidemment on doit payer en plus (malins les indonésiens). Nous prenons ensuite le Ferry pour Denpasar et encore une fois, la grosse arnaque. On nous dépose à 15 km de la capitale balinaise en pleine nuit et on nous oblige à prendre des taxis privés pour rejoindre l’aéroport. Ils commencent sincèrement à me chauffer. Nous passons la nuit à l’aéroport de Denpasar sur les bancs du Starbucks Coffee (typiquement indonésien) en attendant l’ouverture des guichets de vente.

Banco, nous n’attendons pas pour rien puisque nous trouvons un vol pour Labuan Bajo (île de Florès) le jour même.

ILE DE FLORES

Le trajet est folklorique. Nous sommes dans un petit coucou et la piste d’atterrissage apparait comme un chemin de terre entre deux mers. Je me cramponne à mon siège mais finalement ils ont quand même construit un bout de goudron. Ouf c’était moins une. Il est temps de récupérer nos bagages et il n’y a aucun tapis roulant. Nous sommes dans un « hangar » et Ils nous appellent derrière une toute petite fenêtre pour nous rendre nos sacs. Nous y sommes enfin….à l’autre bout du monde.

LABUAN BAJO

C’est une belle petite « ville » de pêcheur où il fait bon vivre. La vie est rythmée par l’appel musulman à la prière le jour, et le ballet des lamparos au large la nuit. Nous croisons beaucoup de touristes qui sont arrivés après 3 jours de navigation en mer et qui « regrettent leur périple » car soit ils ont été malades, soit ils ont trouvé que sur les 3 jours, seule une journée valait le coup. Nous avons finalement bien fait de prendre l’avion.

Le soir, nous mangeons sur une terrasse surplombant la mer face au coucher de soleil en sirotant un jus de coco! Elle est pas belle la vie?

Labuan Bajo

Labuan Bajo

Il est 8h et nous partons seulement tous les deux sur un bateau avec le capitaine et Mousse pour une journée snorkeling (sur Kanawa le matin et Bidadari l’après midi) avec une pause déjeuner.

Sortie Snorkelling

Sortie snorkelling

BAJAWA

Il nous aura fallu toute la journée pour arriver à Bajawa depuis 6h30 ce matin. Il faut dire que nous avons tourné 1h30 (si si je vous jure) dans Labuanbajo pour remplir le bémo. Les paysages en route sont splendides et de plus en plus montagneux. Nous arrivons enfin dans cette petite ville perchée à 1100m d’altitude, entourée de volcans.

Après une nuit bien reposante, nous profitons de faire un tour au marché « Pasar Bajawu » dont les femmes vêtues d’ikat viennent vendre leur tissage et des fruits de toute sorte. Puis, nous louons un scooter (à boite manuelle) et traversons Luba, Bena, Nage et Nio, des petits villages bien sympathiques.

Bajawa

Bajawa

Bajawa

Bajawa

Bajawa

Puis nous décidons d’aller jusque Waebela voir la mer. C’est magnifique, sauvage, plage de sable noir, et pleins de belles rencontres. Nous passons une petite heure à jouer avec un gamin avant de repartir direction Wawo Muda (volcan où on peut observer trois lacs assez mystique). Nous finissons le dernier km à pied car la pente est raide et la moto ne veux plus monter. Les alentours de Bajawa valent vraiment le détour.

Waebela

Waebela

Waebela

Wawo Muda

Sur le chemin du retour

Le lendemain, nous partons pour la demi journée en scoot aux sources d’eau chaude de Soa. Super, nous sommes les premiers, le site est tranquille du coup. Nous profitons de délasser nos muscles avant d’attaquer la route pour Riung. Maxime a bien cru que c’était son dernier jour lorsqu’il est parti faire le plein d ‘essence assis derrière le réceptionniste qui conduisait comme un fou!! Plus de peur que de mal.

Sources chaudes de Soa

Sources chaudes de Soa

Finalement, nous qui pensions rater notre bémo, il n ‘est pas prêt de partir. Il faut charger les chaises , les tables, les sacs, les poules, le riz bien sur…ah oui j’oubliais, un frigo aussi!!!! Enfin c’est quand même drôle de les voir faire.

Chargement pour Riung

Arrivés à Riung, de nuit,tout était complet. Le chauffeur nous dépose au Tamri guesthouse, une petite maison avec deux chambres très sommaires mais propre tenue par un papi de 90 ans adorable. On se sent vraiment chez l’habitant. Je vous la conseille fortement.

Riung

Riung

RIUNG

Nous partons en bateau avec Simon et son équipage pour une journée snorkeling. Tous les hommes de la familles sont là : le papi, le papa et ses deux enfants qui ne vont pas à l’école car c’est la fête du ramadan.Tout d’abord, Simon nous amène voir le paradis des chauves souris, les plus grandes du monde soit disant. C’est vrai qu’elles sont gigantesques et il y en a des milliers. Attention à votre brushing mesdames. Nous croisons en route un piroguier et en profitons pour lui acheter du poisson frais qu’il vient de pêcher. Le choix est difficile. Il est temps d’aller voir les poissons, les vrais, ceux qui sont encore en vie. Les sites sont assez sympas mais le must reste le barbecue du midi dont les noix de coco font office de braises. Nous dégustons ce festin sur une ile paradisiaque « Pulau Tiga », seul au monde et finissons par faire une petite sieste, puis une petite baignade avant de reprendre le bateau. Trop dur les vacances. Simon nous ramène chez lui, à 3 sur son scooter, le délire.

Sortie en mer de Riung

Sortie en mer de Riung

Sortie en mer de Riung

Sortie en mer de Riung

Sortie en mer de Riung

Sortie en mer de Riung

Sortie en mer de Riung

Sortie en mer de Riung

Sortie en mer de Riung

Merci à cette famille et à Simon pour cette journée inoubliable!

Nous terminons notre journée avec Simon qui tient absolument à ce que nous goutions l' »Arak », un alcool de palme local qu’ils mélangent avec du sprite (un peu) et du ciron vert. Ma foi, ce n’est pas mauvais et nous buvons jusque tard.

Aie aie aie, les oiseaux chantent dehors mais aussi dans notre tête. Maxime est obligé de prendre un petit doliprane avant de partir à moto d’abord vers l’ouest de Riung. Nous visitons des villages jusque « Ruki ». La moto n’ est vraiment pas terrible. Je suis obligée de descendre dans certaines montées puisqu’elle manque de puissance. Maxime rigole moins lorsque lui aussi doit descendre à son tour pour pousser la moto dans la pente. Les paysages sont magnifiques mais les routes en piteux état, dévastées par la dernière mousson. Nous profitons d’une pause pour assister à une partie de cartes entre villageois. Il s’agit d’une sorte de rami durant lequel à chaque partie, le perdant rajoute un caillou dans un sachet plastique suspendu à son oreille! Fou rire garanti.

 

campagne de Riung

Campagne de Riung

Ruki

campagne de Riung

Nous prenons notre pause déjeuner à Riung avant de repartir vers l’est, cette fois jusque « Pantai Watulajar« . La route et les plages sont vraiment chouettes.

Pantai Watulajar

MONI

Cette fois, ça y est, nous devons quitter ce lieu paradisiaque et notre petit papi qui a les larmes aux yeux. Il va finir par me faire pleurer à mon tour. Nous partons vers « Moni » avec une escale à « Ende« . Les paysages sont fabuleux. Nous longeons les plages de sables noir jusque « Ende ». Nous arrivons enfin après une longue journée au « Homestay John ». Nous profitons tout de même pour nous balader autour du village qui est bordé de rizières. Le soir, nous mangeons un super repas végétarien préparé par la femme de John et passons une agréable soirée avec un couple charentais parti faire le tour du monde.

Moni

Moni

Moni

Il est 5h et il est temps de partir randonner jusqu’au sommet du Kelimutu. Après 2h30 de marche, nous arrivons enfin aux 3 lacs de couleur bleu, blanc et noir. Mais où est passé le lac rouge?

kelimutu

kelimutu

kelimutu

kelimutu

kelimutu

Au retour, nous rencontrons un local qui redescend par le même chemin que nous. Il nous invite à boire le café chez lui dans son « village de Pome« . Nous passons un agréable moment avec toute sa famille avant de repartir vers Moni traversant forets et rizières.

Village de Pome

PAGA

Nous avons de la chance, il n’est pas trop tard et nous pouvons partir pour Maumere. Nous nous arrêtons à « Paga« , village de pêcheur en bordure de mer et inaugurons l’ouverture d’un petit hôtel en bamboo tout neuf. Maxime se régale au restaurant Larys, le seul de toute façon du village. Nous profitons d’être enfin seuls pour nous poser sur « Paga Beach » avant de reprendre un bémo vers 15h30 pour Maumere.

Paga

MAUMERE

Cette ville ne fait franchement pas rêver. C’est sale, bruyant, bétonné…En plus, tous les hotely sont complets. Nous logeons dans une guesthouse chinoise vraiment très sale. Heureusement, ce n’est que pour une seule nuit. Nous nous réconfortons en mangeant un petit « gado gado » vraiment excellent (plat de légumes accompagnée de sauce aux cacahuètes).

ILE DE SULAWESI

Nous prenons un vol pour Macassar et y passons l’après midi avec Christina, une catalane. Il n ‘y a pas grand chose à y faire mais aujourd’hui c’est la fête de la fin du ramadan. L’ambiance est festive et les chars défilent les uns après les autres.

 

fete macassar

RANTEPAO

Nous prenons un bus de nuit jusque Rantepao puis partons en road trip, après réservation d’une nuit au Wisma Maria, vers Palawa (maisons traditionnelles Toraja), Bori (mégalithes) puis vers Batutumonga (superbe panorama, vue sur les rizières). Les couleurs sont splendides et les rizières bien vertes. Il faut savoir qu’il pleut bien plus qu’ailleurs ici et le patchwork de vert est impressionnant.

Palawa

Bori

Batutumonga

Batutumonga

Puis vers 13h, nous participons à une cérémonie funéraire dans le village de Kandeapi. C’est intéressant d’y assister même si l’ambiance est spéciale et que nous nous sentons pas très à l’aise. Lorsqu’une personne meurt, ils la conserve dans la famille le temps de construire un petit village et d’avoir assez d’argent pour acheter buffles et cochons. La fête dure une semaine, rythmée par les chants, les danses traditionnelles, les combats de buffles (très drôle), les sacrifices de buffles et de cochons(moins drôle), les processions…. Chacun ramène un cadeau à la famille du défunt et tout le monde boit, mange et fait la fête.

Village de Kandeapi

Funéraille a Kandeapi

Funeraille à Kandéapi

Funéraille a Kandeapi

Nous profitons de la fin de journée pour nous promener autour de ce village.

Finalement, nous n’irons pas plus loin sur Sulawesi car nous apprenons qu’il faut 5 jours pour rejoindre les iles Toggians et nous n’avons plus la force de passer autant de temps dans les transports encore et encore. Nous réservons un vol pour Denpasar pour dans 3 jours et partons randonner deux jours dans le nord du pays Toraja. On se fait déposer à Lokomata vers midi et c’est parti pour la première étape. Nous marchons, le long des rizières demandant parfois notre chemin.

Trek de 2 jours à Sulawesi

Trek de 2 jours à Sulawesi

Il se met à pleuvoir à grosse goutte, nous profitons d’une maison pour se mettre à l’abri. La rando est de plus en plus difficile puisque nous devons marcher le long de la route non goudronnée. Nos semelles restent collées au sol et d’un coup, nous glissons frôlant la chute. D’ailleurs les deux véhicules que nous croisons ont les chaines pour adhérer au sol (comme chez nous pour la neige).

Trek de 2 jours à Sulawesi

Il fait de plus en plus nuit et nous ne sommes toujours pas arrivés. Nous accélérons notre pas et apercevons un village au loin. Ouf, nous n’allons pas dormir dehors. C’est désert, personne ne traine dehors à cette heure ci à part un petit papi auquel nous demandons son hospitalité. Nous sommes accueillis dans une famille charmante. Tous les enfants du village passent la soirée avec nous.

Trek de 2 jours à Sulawesi. Famille d’accueil

Au petit matin, pendant que le padre chaine sa moto pour aller au marché, la madre nous sert un plat de nouille au poisson. Je crois que j’ai définitivement pas faim. Nous profitons d’un moment pour jouer avec les enfants et leur fabrication artisanale avant de leur dire au revoir avec un pincement au cœur.

Trek de 2 jours à Sulawesi. Famille d’accueil

Trek de deux jours à Sulawesi

Trek de 2 jours à Sulawesi : famille d’accueil

 

Direction « Baruppu » puis « Pangala » cette fois. Nous mettons 6h30 de marche avant de rejoindre la civilisation et de trouver un « ojek » pour rentrer sur Rantepao.

Trek de 2 jours à Sulawesi

Trek de 2 jours à Sulawesi

Trek de 2 jours à Sulawesi

Trek de 2 jours à Sulawesi

Nous profitons d’une dernière journée pour visiter l’ouest et le sud est du pays Toraja à moto. Nous nous lassons vraiment pas de cette région aux couleurs éclatantes. Nous reprenons un bus de nuit pour Macassar.

Pays Toraja à moto

MACASSAR

Notre vol n’est qu’à 16h30. Nous profitons de faire un tour au port de plaisance qui franchement, ne vaut pas le déplacement. Nous faisons un tour au marché évitant pousse pousse, motos, voitures. Nous sommes bien en Asie, il n’y a pas de doute. Et si nous cherchions une coiffeuse pour Maxime? C’est notre rituel de voyage. Super, un salon avec 4 coiffeuses ça devrait faire l’affaire. C’est parti. Pendant qu’il se fait shampouiner, masser le crane et les épaules, bref se fait traiter comme un roi, je prends le goûter gentiment proposé à base d’une boisson rafraichissante et de cacahuètes. La coupe terminée, place à la séance photo. Je pense qu’il va falloir y aller car elles vont finir par le demander en mariage.

Macassar

Macassar

Macassar coiffeuses 🙂

Bon la coupe ressemble à celle d’un moine mais c’est pas grave, nous avons bien rigolé. Nous rejoignons l’aéroport pour un vol pour Lombok via Denpasar (encore et encore!).

LOMBOK

KUTA BARU

Nous arrivons très tard sur Kuta et galérons pour la première fois assez longtemps car tout est plein. Voilà en plus que le taxi commence à s’énerver de nous trimbaler alors que la course est négociée comme cela: « tant qu’on ne trouve pas, tu nous amènes! » Nous finissons par prendre LA seule et unique chambre que nous trouvons à un prix exorbitant pour le pays (300.000 Rp) mais pour la première fois de notre voyage, nous avons une douche, une vraie et avec de l’eau chaude s’il vous plait!!! Luxe et décoration soignée. Nous avions oublié ce qu’était le confort.

Après une nuit de princesse, nous partons réserver une chambre au « Chilly Homestay » car nous ne pouvons pas nous permettre de payer 300.000 Rp toutes les nuits (remarquez vous me diriez que nous avons souvent pris l’avion. Ce n’est pas dans nos habitudes normalement) Ma foi, c’est plus rudimentaire mais charmant. Nous leur prenons un scooter pour deux jours et partons jusqu’à « Tanjung Ringitt » à la pointe sud-est de l’ile longeant de superbes plages comme celle de « Kaliantan« ,de « Blongas« . Nous oublions vite notre déception de ne pas être allés aux iles Toggians. Au retour, nous nous arrêtons à « Ekas » contempler les villages flottants puis au village de « Sade », village traditionnel sasak.( Mouais…tout est surfait. Passez votre chemin) puis rentrons de nuit à notre guesthouse.

Elle est bonne?

En route alentours de Kuta Baru

Terrain de foot

Kaliantan

Tanjung Ringitt

Ekas

Ekas

Notre chambre! Apéro time!

Cette fois, nous partons vers l’ouest jusqu’à « Desert Point« . Nous nous arrêtons à une première plage « Selong Blanak » à tour de rôle car le parking est payant. Ca vaut le détour au petit matin. Il n’y a que les locaux et les couleurs sont splendides aujourd’hui. Il fait nuageux avec quelques gouttes.

2ieme jour de scooter campagne Kuta Baru

Selong Blanak

Selong Blanak

plages au sud

Pécheur

Le « Desert Point » est le paradis des surfeurs. Il y a des km de plages sans un chat avec des rouleaux assez impressionnants. Cet endroit se mérite car il y a une vingtaines de km à faire sur des cailloux. Heureusement que j’ai mon super pilote!

Desert point : paradis des surfeurs

Desert point : paradis des surfeurs

Puis nous profitons des dernières heures de la plage située derrière notre bungalow à Kuta.

Plage de Kuta Baru

Plage de Kuta Baru

Cette côte est encore préservée du tourisme de masse et cela restera un des must de notre voyage en Indonésie.

SENARU

Ce matin, nous prenons un 4×4 remplit de touristes et partons vers Senaru, point du départ du trek du Rinjani. Tout de suite, nous avons rendez vous pour le debriefing des 3 prochains jours. Nous payons 1.100.000Rp pour les 3 jours de treks tout inclus, trajet de Kuta, trajet vers Bangsar et bateau pour les îles Gili Meno compris.

Notre lodge donne une vue spectaculaire sur les montagnes. Nous décidons de partir faire une mini randonnée avec Stephen et Anika, deux Suédois qui feront le Rinjani avec nous jusqu’au « Air Terjun Sindang Gila » , une série de cascades spectaculaires mais il y a trop de monde.

Senaru

Senaru

Senaru

Senaru

Senaru

Au retour, alors que nous marchons tranquillement, nous nous faisons attaquer par un singe qui veut protéger son bébé. Elle court vers nous en montrant ses dents. Souvent des touristes sautent dans le canal d’irrigation pour se protéger de ces animaux. Heu c’est peut être ce que je vais faire car j’ai pas envie de me transformer en singe à minuit si je me fais mordre.Nous finissons par nous greffer à un jeune couple qui ont pris un guide pour passer. Ouf sauvés!

Senaru

GUNUNG RINJANI

Nous y voilà, au départ du trek avec Lisa et Fred (autrichienne/français), Stephan et Anika (suédois), Antonio (italien), Joe, Helena et Laureen (UK) et Charlotte et Nicolas (français). Un bon melting pot. Sans oublier nos deux guides, nos porteurs et nos cuistots.

Aujourd’hui, nous marchons pendant 4h sur une pente douce à travers forêt. C’est pas la partie la plus drôle mais cela permet de faire connaissance avec tout le monde en chemin. Nous arrivons sur le camp de base et toutes nos tentes sont déjà montées. Plus loin, est attaché un bout de tissu orange à deux piquets, cela fait office de toilette. Tout le monde voit et entend si vous avez digéré le repas.

Vue sur le « Gunung Agung

Camps de base

Superbes toilettes

Vue sur le « Gunung Agung

Bon appétit les gars

Deuxième jour, nous avons droit à une grasse matinée puisque nous décollons qu’à 8h. Quinze minutes plus tard, grandiose, nous avons vue sur le cratère du volcan. Après avoir pris cent fois la même photo (je vais m’amuser à trier tout ça en rentrant), nous descendons à la file indienne jusqu’au lac. C’est un passage pas très rigolo car tous les groupes se suivent mais la magie de cette nature nous réconcilie vite. Stephan, Anika et Maxime se baignent dans ce lac d’eau froide où flottent pleins de poissons morts. Bizarre quand même. Personnellement, je préfère me baigner dans les sources d’eau chaudes avant de se ravitailler au bord du lac.

Le Rinjani

L’équipe des vainqueurs

Le Rinjani

Lac du Rinjani

Sources chaudes

Pas le droit de faire la sieste, nous repartons pour 2 h de montée jusqu’au camp de base. Maxime soulage un porteur en lui prenant son panier pendant bien plus d’une demi heure. Bon faut dire que nous avons déjà pas mal épuisé les stocks de nourriture mais malgré tout, cela reste lourd et défonce les épaules.

Nouveau porteur

Notre guide

Notre porteur et notre guide 🙂

Le plus jeune porteur

Arrivés au camp, vue sur un lac, devinez quoi? Il y a de la bière!!!! Si si je vous jure des gars viennent se faire 4 sous en revendant de la bière 3 fois son prix. Ils ont bien trouvés le filon car bien évidemment, nous rêvons tous d’une bonne binouze fraiche après une journée pareille. Allez Santé!

2ieme camps

Vue du 2 ieme camps

2ième camps

Réveil à 3h. Nous partons avec une partie de la troupe (oui car les autres sont sous leur duvet bien au chaud parce qu’ils ne veulent pas aller au sommet. Je vous jure qu’à cette heure ci, on les envie) pour arriver à temps là haut afin de voir le lever du soleil. Nous apercevons déjà plein de lampions en route les uns derrière les autres (on dirait la descente au flambeau le dernier jour de l’école de ski dans les Alpes). Les derniers 500 mètres sont franchement difficiles dans ces pierres de laves à la fois caillouteux et sableux. Un pas en avant, 3 pas en arrière!!! Mais tout est dans le mental, et nous boostons plusieurs fois Antonio qui se décourage et tombe plusieurs fois. Trois heures plus tard, nous arrivons juste avant que le soleil ne se lève. Quelle vue!!

C’est parti pour la dernière ascension

Magnifique

Les vainqueurs!

On y est!!!!

Une petite photo de groupe s’impose.

Petite équipe la haut

Il est l’heure de redescendre. Et franchement cela va bien plus vite. Nous glissons dans ces pierres de laves presque en courant. C’est drôle. Nous profitons de la vue époustouflante que nous n’avions pas vu à la montée. Max fait la course avec le guide.

Redescente du Rinjani

Redescente du Rinjani

45 minutes plus tard, nous sommes de retour au camp pour un bon petit déjeuner face à ce superbe lac

De retour au 2ieme camps pour petit déjeuner

Allez c’est pas tout mais la route est encore longue jusqu’à Sembalan Lawang. 4 heures de fou rire garanties entre les chutes d’Antonio à répétition et l’apprentissage de la chanson « Alice ça glisse » à Ahn, notre guide. On peut l’inscrire à la Star Ac’ à notre retour. Le paysage est changeant, on se croirait d’un coup en Écosse.

Chute d’Antonio

Mais qui voila?

Plaines. On se croirait en Ecosse

Un camion nous ramène dans sa benne jusqu’au village. Nous aurons des courbatures pendant quelques jours et à mon avis quelques bleus sur les fesses tellement ça tape. Il est temps de quitter ce petit groupe auquel nous nous sommes très attachés.

Le groupe au complet

Nous rejoignons Bangsal pour prendre le bateau et rejoindre Gili Meno, la plus petite île des 3 où soit disant nous pouvons jouer les Robinson Crusoé. Tout s’est très bien goupillé. Nous arrivons de nuit sur cette île et trouvons un bungalow très classe au Kalinka Inn (300.000Rp).

En route vers les iles Gili

GILI MENO

Changement de décor radical. Nous profitons de déjeuner face à cette mer turquoise et louons un bateau pour la matinée pour aller snorkeler.  Nous croisons quelques tortues mais franchement c’est moyen et il y a pas mal de vagues. Nous nous reposons l’après midi sur la plage et j’ai le contre coup de ce matin. J’ai le mal de mer ou plutôt le mal de terre.

Gili Meno depuis le bateau

Gili Meno

Après une bonne nuit dans un vrai lit, nous galérons à trouver des vélos pour faire le tour de l’île. Nous attendons un gars qui nous avait donné rendez vous la veille qui ne viendra jamais. Finalement, nous comprenons qu’il n’y a pas de vélo à louer ici. Tant pis, après avoir réservé un vol pour dans 2 jours pour Java, nous faisons le tour de l’ile à pied en une heure et trouvons sur le chemin un super Warung très local en plein milieu de l’ile ou nous viendrons manger durant tout notre séjour ici. Nous profitons pour faire des arrêts baignades quand bon nous semble. Nous dormons au « Blue Coral » puisque l’autre bungalow a été loué.

Gili Meno

Lac d’eau douce à Gili Meno

Centre du village de Gili Meno

Nous profitons du 3° jour pour prendre encore des couleurs.

Gili MEno

Notre cantine

Plat fétiche a base de Coco et Riz

Alors que Maxime décide de faire une dernière baignade masque tuba au coucher du soleil, je l’attend sagement en sirotant un jus de coco frais. D’un coup, il surgit de l’eau rapidement puisqu’il s’est retrouvé nez à nez avec une murène. Brrr heureusement que je n’y étais pas.

Notre dernier jour sur cette île paradisiaque. Je me lève aux aurores, alors que Maxime dort, afin de voir le lever de soleil.

Lever du Soleil

Lever du Soleil

Puis un dernier petit déjeuner les pieds dans l’eau, nous partons avec le bateau public de 8h. De Bangsal, nous allons jusque Mataram puis jusque Praya avec des changements qui durent des plombes à chaque fois. Nous montons dans une « bétaillère » pour rejoindre l’aéroport de Lombok. Bien sûr le vol est retardé de deux heures et nous avons une correspondance à Denpasar qu’ils retardent aussi. Ouf!!! Nous arrivons enfin après une longue journée de transport à Semarang vers 21h30.

DE RETOUR SUR JAVA

Nous prenons le bus public jusque Jerapa où nous profitons de nous ravitailler en attendant le fast boat pour les îles Karimunjawa, situées au nord de Java.

Jerapa

ILE DE KARIMUNJAWA

Le trajet est vraiment tendu. Il y a des vagues de plus de 3 mètres de hauteur et les gens crient, vomissent et s’agrippent à nous. Le bateau est parfois bien à la perpendiculaire de la mer mais nous ne sommes pas inquiets pour autant. Nous arrivons enfin et partons à la recherche d’une chambre dans la ville de Karimunjawa. Tout porte le même nom, l’ile et la ville. Nous allons au « Prapatan » très propre et pas cher (70.000Rp)

J1 : Nous sommes au bout du monde, préservé des touristes. Nous louons un scooter et partons faire le tour des deux iles (Karimunjawa et Kemujan). C’est exactement ce genre d’endroit que nous aimons. Les plages sont tout de même jolies malgré qu’elles soient sales et il n’y a pas de coraux morts comme sur Gili Meno. Nous traversons rizières, villages, mangroves, plages…puis nous faisons une halte à Ujung Gelan Beach pour snorkeler et assister au coucher de soleil avant de repartir en ville.

Karimunjanwa : rizières

Karimunjanwa : poisson séché

Karimunjanwa : au nord

Karimunjanwa

Karimunjanwa

Karimunjanwa

Karimunjanwa

Karimunjanwa

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Nous mangeons encore au « alun alun » avec Camille et Ben, un couple de français parti faire un tour d’Asie rencontré la veille au soir. Le principe c’est que vous choisissez votre poisson frais ou un plat typique parmi les stands qui sont autour du terrain de foot puis vous mangez sur une bâche au milieu du terrain en mode pique nique nocturne. Très convivial.

Karimunjanwa : repas du soir sur le grand terrain de foot

Karimunjanwa : repas de soir sur le terrain de foot

J2 : Nous nous octroyons une journée plage en commençant par le « Barracuda beach« , déserte. Maxime joue les Robinson Crusoé en décrochant une noix de coco du haut de son arbre et se met au défit de l’ouvrir en la cognant, puis avec son couteau suisse… Bref il y parvient au bout de 2h d’effort pendant que moi je fais bronzette et profite de la vue.

Karimunjanwa : Barracuda beach

Karimunjanwa : Barracuda beach

Karimunjanwa : Barracuda beach

Karimunjanwa : Barracuda beach

Karimunjanwa : « seul au monde »

Karimunjanwa : Barracuda beach

Karimunjanwa : Barracuda beach

Karimunjanwa : Barracuda beach

Bon il est temps de quitter cet endroit paradisiaque donc direction Ujung Gelam où nous explorons les plages alentours tanto faisant de la balançoire, tanto faisant bronzette.

Karimunjanwa : Ujung Gelam

Karimunjanwa : Ujung Gelam

Karimunjanwa : Ujung Gelam

Karimunjanwa : Ujung Gelam

Le soir, nous retrouvons Camille et Ben au alun alun.

J3 : Nous quittons l’île pour la journée dans un groupe de 9 personnes pour une journée snorkeling. Le premier spot sur Menjangan Kecil est superbe. Puis nous déjeunons sur un îlot paradisiaque, poisson grillé bien évidemment. Après digestion, nous partons sur Cemara Kecil. Les coraux sont incroyablement bien conservés et de couleurs multiples. C’est la première fois que j’en vois de cette sorte. Une journée à ne pas manquer.

Karimunjanwa : Journée snorkelling

Karimunjanwa : journée snorkelling

Karimunjanwa : journée snorkelling

Karimunjanwa : journée snorkelling

Karimunjanwa : journée snorkelling

Karimunjanwa : journée snorkelling

Karimunjanwa : journée snorkelling

Comme à nos habitudes, nous retrouvons Camille et Ben pour manger dans un restaurant cette fois. Ils sont dégoutés car encore coincés sur cette île et nous aussi car nous devions repartir demain. Ah oui j’ai oublié de vous raconter ça. Dés notre arrivée sur l’île, il n’y a plus eu de bateau en mer dans un sens ni dans l’autre. La mer est trop agitée avec des vagues de 5 mètres au large. Notre bateau avait obtenu la dernière autorisation de sortie en mer au départ de Jerapa. Nous comprenons pourquoi les gens criaient et s’agrippaient à nous. Ce n’était pas normal. Depuis ce jour, tout le monde est coincé sur l’ile en attendant que la mer se calme. Camille et Ben sont là depuis plus d’une semaine les pauvres. Et malgré que ce soit paradisiaque, le tour est vite fait.

J4 :  Ce matin, nous sommes inquiets car les bateaux ne partent toujours pas en mer. On se demande si nous réservons pas un vol dans un coucou de 4 places horriblement cher mais ils sont tous pris d’assaut. Tant pis, nous verrons bien. Maxime se met à l’œuvre de râper la coco, tâche quotidienne de la grand mère de notre guesthouse. Décidément, la noix de coco et lui c’est une grande histoire. Puis nous partons au Nirvana beach, une plage privée de l’hôtel du même nom. Bof, la mer manque de transparence et il y a pas mal de vagues.

Karimunjanwa

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Au bout d’une heure, le gardien vient nous annoncer que c’est payant. Nous partons donc un peu plus loin, sur une autre plage pour la journée traversant des paysages sauvages.

Karimunjanwa

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J5 : Toujours pas de bateau en mer. Ça commence à être tendu car notre vol pour Paris est pour dans 2 jours. Nous proposons à Camille et Ben de les amener sur notre scooter au lagon pour la journée. Nous passons une agréable journée tous les 4.

J6 : Notre dernière chance de quitter l’île avant de rater notre retour. Cela dit ce n’est pas désagréable si nous devons finir nos jours ici. Les vents se sont calmés et nous quittons donc tous les 4 cette île, avec tout de même un pincement au coeur. A Jerapa, nous souhaitons bon voyage à Camille et Ben espérant les revoir un jour en France, puis filons jusqu’à Semarang en bus public. Deuxième chance du jour, nous avons de la place dans le train qui part pour Jakarta où nous arrivons avec la nuit.

Karimunjanwa

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JAKARTA

Il nous reste une demi journée pour faire nos cadeaux à la famille. C’est la course mais efficace. Je profite même de me faire un petit massage (qui défonce plus qu’autre chose) avant de repartir pour la France.

Categories: Asie du Sud-Est

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