Introduction

Comment nous sommes nous intéressés à cette destination tellement lointaine? Tenant compte, de trop de préjugés et de nos appréhensions, nous n’avions jamais imaginé atterrir sur un si vaste territoire. C’est en lisant, par hasard, dans une salle d’attente, le blog de Fabienne et Benoit intitulé « Novo-Monde« , que l’envie subite d’aller en Chine m’a pris. La relative modicité du prix des billets d’avion, a déterminé notre choix. C’est avec la compagnie Swiss Air que nous partirons en juillet prochain pour 6 semaines d’aventures.

La Chine est située à l’Est du continent Asiatique. La Chine est bordée par l’océan Pacifique, elle est aussi mitoyenne avec de nombreux autres pays. Son vaste territoire permet d’y trouver une grande diversité de paysages, des plaines aux montagnes, du désert aux forêts,  des petites rivières aux longs fleuves, de la mer aux grands lacs… Il est difficile de ne pas trouver ce que l’on aime en Chine. Avec une histoire de plus de 5000 ans et ses nombreuses ethnies, la Chine offre de quoi  piquer notre curiosité.

Les Démarches Administratives, un casse tête chinois! 

L’Obtention du Visa

Se complique dès la demande. Nous n’avons pas fait attention que le visa chinois n’est valable que 30 jours sur place et nous partons 42 jours. Nous n’avons donc pas le choix que d’essayer de faire une demande de Visa double entrée (2 fois 30 jours)  Attention, lorsque vous activez le second visa, il ne doit pas vous rester plus de 30 jours de séjour. Notre exemple, nous pouvions sortir à partir du 12 ème jour (pas avant, afin qu’il nous reste 30 jours)

. J’ai lu qu’il était possible parfois d’obtenir un visa de 60 jours sur lettre d’invitation d’un local ou si on a déjà été en Chine. N’habitant pas à Paris, nous décidons de passer par une agence spécialisée pour faire notre demande. Nous devons fournir :

  • le formulaire de demande de visa (téléchargeable sur le site officiel)
  • nos billets d’avion aller retour
  • l’original du passeport valide 6 mois après le retour
  • nos fiches de paye et relevés bancaire pour justifier d’une bonne situation financière
  • une ou deux photos -format passeport-
  • une assurance rapatriement
  • notre itinéraire précis du voyage (avec réservation d’hôtels) : alors la c’était freestyle. Jour 1-4, visite de Pékin centre, Jour 5-6: visite de la grande muraille à Jinshaling, Jour 7: train pour Xian….. bref, nul besoin que vous respectiez le programme, mais soyez logique.
  • notre preuve de sortie du territoire à temps (réservation de transport de sortie)
  • la somme de 140 euros par personne (un peu moins cher si vous pouvez aller directement à l’ambassade vous même à Paris ou Lyon)

La liste est longue et peut être décourageante mais finalement ce n’est pas la mer à boire.

Quelques astuces :

Nous avons donc monté un « faux parcours » en réservant des hôtels que nous avons annulés après obtention du Visa et nous avons inclus notre sortie de territoire en bus à la frontière Vietnamienne (puisque il n’y a pas besoin de visa pour ce pays pour un séjour de moins de 15 jours) Comme ça pas besoin d’acheter un billet d’avion ou de train à l’avance.

Si pour vous, le coup de la sortie en bus ne fonctionne pas, vous pouvez faire une « location de billet d’avion ». Nous en avons entendu des bons échos mais n’avons pour tout vous dire jamais testé. Une autre solution (et pas forcément plus chère) est simplement d’acheter un vol sec low-cost! Depuis le sud de la Chine on trouve des vols à 20€ pour la Thailande, Singapour… Bref, achetez un vol autour de votre date théorique de sortie et vous verrez bien si vous le prenez ou le ratez 😉

Pour nous, reste plus qu’à prier que cela fonctionne, sinon nous irons faire nos 15 derniers jours dans un pays voisin.

Deux semaines plus tard, nous obtenons notre visa double entrée. Cette fois c’est bon, nous partons, c’est sûr, 6 semaines en Chine. Cependant, nous devons modifier notre itinéraire de départ à cause de cette sortie de territoire. Et la logistique du voyage n’est pas évidente. Nous décidons donc de ne pas visiter la Mongolie intérieure et le Xinjiang au profit du Yunnan et du Sichuan.

Quelques applications indispensables pour la Chine : 

Maps Me pour trouver votre chemin

Maps Me est une application indispensable à votre voyage si vous voulez vous repérer ou tout simplement demander votre chemin. En effet, c’est un GPS qui fonctionne sans connexion internet. Il suffit de télécharger, en réseau WIFI, avant votre départ, la carte du pays où vous voulez aller, et, le tour est joué. A tout moment, lors de votre périple, vous pouvez voir où vous vous situez sans connexion internet. Pratique aussi pour les treks en montagne car ce GPS est assez précis. J’ai donc téléchargé les cartes du Yunnan et du Sichuan pour notre voyage.

VPN pour vous connecter à internet

La censure sur internet est encore très présente aujourd’hui en Chine et on compte plus de 18 000 sites bloqués (des sites de jeux et pornographiques certes… mais aussi des contenus moins attendus, comme le New York Times ou Facebook).

Si vous avez prévu de vous connecter à vos réseaux sociaux ou à votre compte Gmail durant votre séjour, alors un VPN est nécessaire. Il en existe de plusieurs versions : certaines payantes, d’autres non. Vous devez l’installer avant de partir car sinon de là bas, vous ne pourrez pas. Par contre certains VPN ne fonctionnent plus en Chine depuis le renforcement du Firewall. Personnellement j’ai téléchargé Psiphon, un VPN gratuit qui a très bien fonctionné.

Google Translate pour communiquer avec les chinois

Il suffit de télécharger à l’avance les langues que vous utiliserez pour ensuite pouvoir traduire vos phrases hors connexion. J’ai personnellement installé les langues « français », « anglais » et « chinois ».

De plus, si vous vous retrouvez face à un menu chinois, il y a une fonction photo qui vous permet de scanner le menu à traduire, pour en extraire les signes chinois et obtenir la traduction en français. Bon ce n’est pas toujours au point mais ça peut dépanner.

Trip.com pour vos réservations hôtel et train

Si vous ne trouvez rien sur booking.com, vous pouvez réserver un hôtel sur Trip.com, très utilisé par les chinois.

De même pour les trains, vous pouvez les réserver en avance pour éviter de faire la queue dans les gares.

Wechat pour communiquer avec le monde extérieur

C’est l’équivalent du watsapp de chez nous. C’est l’application utilisée par les chinois et leur réseau social n°1. Vous pouvez l’utiliser pour donner des nouvelles à votre famille en France à condition qu’ils la téléchargent eux aussi.

20 Juillet 2018 : le Grand départ vers Shangri La, au nord du Yunnan

Entre Bordeaux et Shangri La, pas moins de 3 escales. Zurich, Pékin et Chongqing. Mais nous voici au nord du Yunnan , province la plus au sud de la Chine. Je dois avouer que nous craignons nos premiers pas sur le sol chinois, mais finalement cela se passe bien. Enfin merci quand même à Google Traduction et Maps Me, qui nous permettent de dialoguer (un peu) avec le chauffeur de taxi et de trouver notre hôtel (presque) sans difficulté. A peine nos valises posées, nous partons explorer la vieille ville et sommes vite essoufflés puisque nous sommes à 3200 mètres d’altitude. Cette localité entourée de montagnes, nous donne la sensation d’être plus proche du Tibet que de la Chine. Nous avons été immédiatement impressionné par la vieille ville de Shangri-La avec ses ruelles pavées et ses maisons et boutiques en bois. Malheureusement, c’est à cause de ce type de construction, qu’une grande partie de la ville a brûlée en janvier 2014.

Shangri-La c’est aussi le temple de la contrefaçon des habits techniques type The North Face ou Jack Wolfskin. Donc si vous avez zappé la veste qui tient chaud, vous allez forcément trouver votre bonheur ici !

Nous tombons sur une place, à coté du temple Da Gui Shang où dansent des dizaines de personnes. La chorégraphie est plutôt lente mais ils sont tous synchronisés. Un peu plus haut se dresse le plus grand moulin à prière tibétain. Nous pouvons l’apercevoir de loin puisqu’il surplombe la ville du haut de ses 21 mètres. Sa teinte dorée s’éclaire lorsque la nuit arrive. Impossible de le faire tourner seul tellement il est lourd. Maxime se met dans la ronde pour aider les tibétains.

Danseuse

Danseuses

Danseuse

Moulin à prière

Nous terminons la soirée, dans un resto, en dégustant une soupe tibétaine et des momos que nous avions déjà goûtés lors de notre voyage au Ladakh (cf : article sur Inde)

Après une recherche infructueuse de café afin de nous réveiller ce matin, nous finissons par en acheter du lyophilisé pour le boire dans notre chambre. Ceci fait, nous louons un scooter électrique et partons visiter le monastère de Songzanlin, à 8 km au nord de la ville. Il est immense et très beau (en effet, c’est le plus grand monastère du Yunnan). Cela ressemble plus à un petit village puisqu’il y a 8 “khamtsen” (temples secondaires) mais on vous conseille fortement le plus important, celui du centre dans lequel vous pouvez monter jusqu’au 4ème étage et y contempler la vue sur le lac “Lamuyangcuo” et les montagnes environnantes. Il a un air du populaire Palais de Potala à Llassa. Ici, vivent environ 600 moines vêtus d’une longue robe rouge . Les fenêtres colorées égaient la pierre grise du monastère. Ce lieu est calme et très spirituel. Nous assistons à une répétition d’une cérémonie où chacun fait sonner son instrument. La mélodie est vraiment relaxante.

monastère de Songzanlin

Au monastère de Songzanlin

Au monastère de Songzanlin

Façade monastère de Songzanlin

 

L’après midi, nous nous perdons dans la campagne environnante avant d’aller faire un tour au marché, sans oublier l’autonomie du scooter. Nous avons bien fait, car sur le retour de la gare routière (achat des billets de bus pour Deqin le lendemain), nous roulons à 30km, puis à 20, puis je dois descendre dans la dernière petite montée pour économiser de la batterie. Ce soir, nous retournons au même resto goûter la fameuse fondue chinoise : « le Hot pot« . Un bouillon épicé dans lequel on fait mijoter de la viande de yak et des légumes. Maxime se régale alors que moi je reprend la Tukhpa, cette délicieuse soupe de nouille tibétaine.

marché

marché

marché

marché

marché

hot pot

Coté pratique et budget : 

  • Vol Pékin-Shangri La : 495 yuan par personne
  • Logement : The Cozy Inn : 98 yuans pour les 2 nuits! Chambres double avec salle de bain privative plutôt sympa mais literie très dure. Pour le prix, on ne peux pas espérer mieux!
  • Prix Taxi aéroport de shangri La à la vieille ville : 50 yuans
  • Repas du soir au Silent Holy Stones : 114 yuans à 2 et 192 yuan le deuxième soir (le hot pot c’est plus cher)
  • Location scooter : 50 yuan
  • Prix d’entrée du monastère : 115 yuan/personne
  • Prendre le bus n°3 à l’entrée de la vieille ville. Il va directement au monastère.
    Possibilité d’y aller à pied mais comptez facilement 1h de marche. Nous  préférons le scooter.

Trekking au Kawa Karpo

4 heures de bus nous attendent pour rejoindre Déqin, une petite localité à 3550 mètres d’altitude. De là, nous patientons tranquillement jusque 15 heures (en mangeant une soupe de ravioli) pour que le bus local démarre en direction de Xidang, départ du trek pour rejoindre Yubeng. Durant cette attente, j’ai bien sûr dû faire une pause toilette. Si je m’étais attendu à cela ! J’en ai connu des toilettes à la limite de l’insalubrité dans le monde, mais là …. là ça a battu tout les records ! Une tranchée (tout de même carrelée) séparée par de petits murets (pas plus haut que 3 pommes), d’où vous pouvez quand même voir votre voisine  jouer sur son portable pendant que…..  Et je ne vous raconte pas l’état des tranchées et des murets….

Fin de la parenthèse, nous voilà en route. Il nous dépose aux sources d’eau chaude et nous n’avons donc pas d’autre choix que d’entamer directement notre ascension. Il est 17h30. Ça grimpe sec. Nous sommes accompagnés de 3 chinois. Ils vont aussi à Yubeng, mais ne sont pas aussi chargés que nous autres. Et oui, nous avons avec nous nos deux gros sacs de voyage ainsi que le petit sac qui nous suit tous les jours. La nuit est tombée depuis 30 minutes lorsque nous arrivons enfin à « Upper Yubeng« .(3h30 de montée). Par chance, nous tombons sur une chambre d’hôte accueillante. Les lits sont durs comme des planches mais la douche avec l’eau chaude et le riz frit nous réchauffent le moral.

Le village se compose de deux parties : une haute, Upper Yubeng et une basse, Lower Yubeng. Une distance de 1.6Km, à vol d’oiseau, les sépare, , mais un peu plus de 30min, de marche vue la géographie des lieux. Et il est recommandé de plutôt séjourner dans la partie haute, moins cher, si vous voulez faire le trek jusqu’au lac. En revanche, si vous voulez aller aux chutes d’eau mieux vaut séjourner en bas.

Cet endroit est vraiment calme et authentique. Il n’y a pas beaucoup de touristes et c’est tant mieux. Ceux qui ne sont pas prêts à y consacrer plusieurs jours et à marcher dans des chemins boueux pendant plusieurs heures ne peuvent être candidats. Mais d’ici quelques années, cela ne m’étonnerait pas que des téléphériques voient le jour car le site naturel entourant le village se compose d’une dizaine de montagnes qui viennent d’être inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Profitez en, tant qu’il est encore temps, ce sera un de nos coups de cœur de notre voyage. 

Vue depuis notre guesthouse

Yubeng Upper

Le jour suivant, nous entreprenons l’ascension jusqu’au lac Binghu ou glacial lake. On commence par traverser le village, on passe devant une stupa avec les champs de blé en fond. Puis, on entre dans une très jolie forêt de sapins croisant plusieurs fois la rivière. Le dernier tronçon est en dehors de la forêt, aux pieds des montagnes environnantes.  Là encore, ça grimpe dur mais nous avons laissé nos sacs à l’auberge. Le lac culmine à 3700 mètres, il est alimenté par des chutes d’eau vertigineuses provenant du glacier. Le site est magnifique et le temps nous sourit. Nous assistons à ce spectacle aux premières loges puisqu’il est possible d’aller au pied du lac et encore mieux au pied des cascades pour observer cette force de la nature. La descente casse les genoux mais se fait rapidement (5h aller retour)

Le soir, nous dînons avec la famille qui nous accueille. Les plats au milieu de la table, chacun se sert avec ses baguettes …. sauf moi et ma fameuse cuillère. Un moment très convivial.

Stupa

champs de blé

Forêt

Forêt

Lac

Rivière

plan

Nous hésitons à rester, une journée de plus, pour aller à un autre lac situé à 10 heures d’ici de l’autre côté de la vallée (lac Shenhu) :  mes courbatures aux cuisses me disent que la journée serait trop rude. Nous décidons donc de repartir, un peu à contre cœur, car l’endroit est vraiment paisible. Les genoux sont mis à rude épreuve. En effet, le sentier jusqu’à Ninong, un autre petit village au bord du Mékong, s’enfonce sans fin dans la gorge. Heureusement, le spectacle aide à supporter la douleur des courbatures et le poids de nos sacs. En effet, le chemin offre des paysages somptueux, en pente douce, il longe la rivière au puissant débit et on aperçoit fréquemment des drapeaux de prières bouddhistes disposés sur le versant de la montagne que l’on descend. Puis, on change de décors : on passe des forêts de sapins verdoyantes à des falaises arides et abruptes. Un paysage parfaitement lunaire et désertique, très surprenant après avoir passé quelques jours dans la verdure, à quelques kilomètres de là. Pour ceux qui ont le vertige, mieux vaut s’abstenir de regarder en bas sur ce tronçon. On progresse sur un petit chemin d’un mètre cinquante de large, d’un coté la montagne, de l’autre le vide. Précisons néanmoins que si on fait attention, le chemin n’est pas dangereux. La rivière à côté de laquelle on marchait auparavant est devenue un fin lacet, vue de là où on est, elle est tout au fond de la gorge et nous tout en haut ! Après 4 heures de marche sous une chaleur étouffante, on atteint le fleuve du Mékong de couleur rouge ocre, en raison des falaises formant son lit qui sont de cette même couleur. Sur le parking des mini van nous attendent. Nous faisons le chemin inverse jusque Shangri La, où nous dînons encore une fois dans notre petit resto au « Silent Holy Stones » tellement c’est bon. Cette fois, nous avons réservé une chambre au Kersang’s Relay Station et c’est nettement plus confortable.

En route vers Ninong

En route vers Ninong

En route vers Ninong : gorges vue de haut

En route vers Ninong

En route vers Ninong

Coté pratique et budget : 

  • Bus Shangri La-Deqin : 58 yuan par personne
  • Bus Deqin-Xidang : 20 yuan par personne
  • Entrée à Yubeng : 40 yuan par personne (tarif étudiant, sinon 80 yuan/personne)
  • Nuit Yubeng (auberge la plus haute du village) : 80 Yuan. 2 lits simples avec « salle de bain « commune. Enfin ce n’est pas une salle de bain carrelée.. Le lit est dur mais quand vous arrivez de nuit, et que vous tombez sur des hôtes charmants, cela fait oublier le « manque de confort ».
  • Repas du midi dans une gargotte : 24 yuan pour 2 personnes
  • Repas du soir à l’auberge : 36 yuan pour 2 personnes et gratuit le deuxième soir, ils nous l’offre
  • Logement à Shangri La : Kersang’s Relay Station : 80 yuan. Chambre spacieuse et bien décorée avec deux lits simples, matelas très confortable avec salle de bain commune. Propreté irréprochable. Je conseille de loin ce logement ici.
  • Transport Ninong-Deqin : 30 yuan/personne
  • Un conseil : prenez le strict minimum avec vous et laissez vos gros sacs à Shangri La, vous devrez surement y repasser
  • Si vous voulez tout faire, 4 ou 5 jours sont conseillés. Un premier jour, enfin quelques heures, sont dédiées à faire le trajet Shangri-la -Deqin. Le deuxième jour est pour la randonnée d’accès au village. Les troisième et quatrième jours sont pour les treks du lac et des chutes d’eau et le cinquième jour est pour le trek de sortie du village. Mais il est tout a fait possible de faire comme nous et de rejoindre directement Yubeng le jour où vous quittez Shangri La. Vous arriverez tard, mais ce n’est pas infaisable.

A la recherche du tigre dans les gorges de Qiataou

Le réveil sonne encore une fois aux aurores et il est difficile de quitter notre lit douillet, qui plus est, quand il s’agit du premier lit confortable de notre  séjour. Cette fois, direction Qiataou, point de départ des gorges du Saut du Tigre. Deux heures de bus avant d’entamer une longue journée de marche. Les gorges du Saut du Tigre surplombant le fleuve Jinsha sont un sérieux prétendant au titre de « Canyon le plus profond du monde » avec ses sommets jumeaux enneigés Haba (5396m) et Yulong (5596m), entre lesquels coule le Jinsha.

10 heures du matin, nous empruntons le chemin supérieur pour ne pas nous retrouver sur la route au milieu des bus de touristes. La première partie n’est pas, très intéressante, puisque nous grimpons le long de la route et nous ne sommes pas vraiment dans les gorges. De plus, Max a, la très bonne idée, de se tromper de chemin. Du coup pendant une heure, nous montons pour rien. Si on ajoute la demi heure pour redescendre, ça fait un sacré échauffement. De plus, la journée est loin d’être terminée. Au moins 6 heures de marche nous attendent dans la gorge. Ce sentier muletier, escarpé, grimpe sec mais nous sommes prêts à affronter les fameux 28 lacets dont tout le monde parle. Il y a environ 900 m de dénivelé mais c’est tout à fait faisable (dites vous que c’est bon pour vos fessiers ).  C’est également « casse patte » mais la vue sur les gorges est splendide et vertigineuse. A certains endroits, la largeur au-dessus du précipice ne fait qu’une trentaine de mètres. Heureusement, cette fois le soleil nous accompagne et nous n’avons pas nos gros sacs puisque le chauffeur du bus nous les dépose au Tina’s guesthouse, au terminus du trek. Nous croiserons quelques habitants de l’ethnie Naxi qui vivent dans des petits hameaux disséminés le long des gorges.

Gorges du saut du Tigre

Gorges du saut du tigre

Papillon

Papillon

Gorge du saut du tigre

Nous arrivons enfin vers 17h au Tina’s guesthouse où nos sacs nous attendent. Nous ne faisons pas de vieux os et filons dans les bras de Morphée sitôt nos assiettes de pâtes englouties.

Le lendemain, nous apprenons que le seul bus pour repartir d’ici est à 15 heures. Nous décidons donc de taper le pouce en espérant qu’un véhicule veuille bien nous remonter jusqu’à Qiataou. Trop facile. Le 4 ème sera le bon. Ce n’est pas vraiment du stop puisqu’il faudra lâcher un billet à notre arrivée, mais nous n ‘aurons pas attendu 15 heures pour quitter ce lieu. A Qiataou, des minis van partent pour Lijiang, ce qui nous permet d’arriver tôt.

Et le tigre dans tout ça, il est passé où?

Selon la légende chinoise, au point le plus étroit de la gorge , un tigre voulant échapper à un chasseur qui le poursuivait, aurait sauté, d’un grand bond, les 30 mètres qui le séparaient de l’autre rive. D’où le nom des « Gorges du Saut du Tigre ».

Pour y accéder, vous l’aurez deviné, c’est l’endroit où vous allez retrouver des milliers de touristes chinois (non non je ne blague pas) qui arrivent avec les cars (parfois une journée entière pour accéder au site) et qui dit touriste, dit que vous allez devoir payer : 10 yuan pour descendre l’escalier jusqu’au bord de la rivière. Puis 10 autres yuans si vous voulez avoir les meilleurs points de vue au fond des gorges. Et enfin il faudra encore une fois sortir le porte-monnaie si vous ne voulez pas remonter par le même chemin. La force de la nature est spectaculaire.

Quelques conseils pour réussir son trek : 

  • Il existe un sentier à basse altitude, mais ce serait faire le mauvais choix puisqu’il longe la route.
  • Pas besoin de guide.
  • Veuillez refuser poliment les avances du peuple Naxi qui tenteront de vous louer un poney. Il s’agit d’une fabuleuse randonnée plus appréciable à pied.
  • Pas besoin de réserver à l’avance votre guesthouse. Il y en a plusieurs sur le chemin donc si l’une est complète, une autre vous accueillera.
  • Attention aux éboulements de terrain à la saison des pluies. Le lendemain de notre passage, la pluie a fait 2 morts sur ce parcours et le site à été fermé une semaine. Mais pas de panique, ce trek est tout à fait réalisable.
  • Renseignez vous à Shangri La mais normalement le premier bus du matin est celui qui peut  déposer vos sacs au Tina’s guesthouse.
  • Ne vous chargez pas en haut. Prenez des pastilles purificatrices, vous trouverez des sources d’eau en route.
  • Vous trouverez des stands pour vous ravitailler en cas d’hypoglycémie
  • Nous pensions être obligés de dormir au Tina’s Guesthouse vu que nos sacs y allaient mais en fait ce n’est pas une obligation. Donc je vous conseille de prendre votre temps et de faire la randonnée sur 2 jours en vous arrêtant dormir au half way (à 70 % du parcours). La vue y est bien plus sympathique. Surtout que le bus le lendemain ne repars qu’à 15h!

Budget : 

  • Bus Shangri La-Qiataou : 35 yuan/personne
  • Entrée des gorges : 65 yuan/personne
  • Tina’s guesthouse : 120 yuan la chambre double avec salle de bain privative
  • Repas du soir au Tina : 46 yuan pour 2
  • Stop jusqu’à Qiataou : 25 yuan/personne
  • Mini Van Qiataou-Lijiang : 40 yuan/personne

Lijiang : pour le meilleur ou pour le pire?

Depuis le départ je me disais « n’allons pas à Lijiang, c’est trop touristique ». Mais une rencontre à Shangri La m’a fait changer d’avis. Et comme on dit, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Nous récupérons facilement notre chambre au « KTL guesthouse » puis partons à la recherche d’un scooter car nous voulons profiter de notre après midi pour explorer les alentours avant de nous rendre à la vieille ville. Peine perdue, après 2 heures de recherche et un refus par le seul loueur trouvé, nous nous résignons à prendre un taxi jusqu’à Yuhu. Il s’agit d’un petit village de pierres tout mignon qui a conservé son charme. Les maisons en pierre unique appelées « tête de singe » , sorte de mix’ entre pierre et terre séchée, garde encore le style qu’elles avaient au début du 20 ème siècle lorsque Joseph Rock choisit cet endroit comme lieu de résidence. En effet, ici aucun magasin pour les touristes,  seulement de vieilles demeures encore peuplées par les Naxi. Nous pouvons donc nous rendre compte de ce qu’était Lijiang avant l’invasion touristique.

Pour la petite histoire, « botaniste de métier, le Dr. Rock venu ici en mission pour étudier les plantes de la Montagne du Dragon de Jade, tomba amoureux de la région, de ses habitants et de sa culture, et décida de s’y établir. Il habitera le village de Yuhu pendant 27 ans. A partir de 1922, il commença un énorme travail de recherche sur la minorité Naxi locale, pris de nombreuses photos et rédigeât des articles pour le magazine « National Geographic ». »

Pour le retour, nous trouvons le bus 17 qui nous ramène en ville, bien moins cher que le taxi mais encore fallait-il le savoir à l’aller.

Village de Yuhu

Village de Yuhu

Village de Yuhu

Village de Yuhu

Village de Yuhu

Village de Yuhu

Village de Yuhu

Village de Yuhu

 

La question se pose enfin : Qu’en est-il de la « ville ancienne exceptionnelle située dans un paysage spectaculaire » (comme elle est décrite par l’UNESCO…), des jolies rues calmes, des vues sur les toits, des rencontres avec la minorité Naxi? Nous décidons d’aller explorer ce lieu. Il faut avouer que c’est magnifique… mais bondé. Un petit côté décevant c’est l’enfilade des petites boutiques, toutes identiques, et des restaurants . Ici, il n’est plus questions d’habitants Naxi. Le tourisme est très développé, même un peu trop parfois. L’authenticité est perdue. Je pense que la construction de l’aéroport y est pour quelque chose.  Donc, il nous a fallu ruser et élaborer un plan « anti-foule » pour profiter du charme de la vieille ville! Pour ce soir la meilleure stratégie est de se balader dans les ruelles perpendiculaires aux grosses artères, afin de pouvoir respirer un peu. Mais la meilleure solution est de revenir un matin à l’aube pour faire les photos. De toutes les façons,  pas question de faire une grasse matinée ici.

Lijiang

Lijiang

Lijiang

Lijiang

Lijiang

Lijiang

Budget

  • Taxi jusqu’à Yuhu : 65 yuan
  • Bus 17 pour yuhu-Lijiang : 1 yuan/personne.
  • Nuit au KTL guesthouse : 118 yuan chambre double SDB privative. Vraiment propre et au calme. Je recommande ce lieu
  • Repas du soir au « Tiantian Xian » : 103 yuan pour 2

Le Lac Lugu, le paradis qui se transforme en « Disneyland » 

Voilà pourquoi nous avions décidé de faire une escale à Lijiang. Car nous voulions nous écarter des foules en allant au lac lugu que l’on disais si paisible et « idyllique ». Il en est tout autrement. Je vous raconte cette expérience.

7h45, le bus réservé auprès de notre auberge à Lijiang vient nous chercher. Malgré quelques arrêts au départ pour photographier des paysages moyens (les chinois sont fan de tout et n’importe quoi, nous arrivons après 4h30 de route (là on ne se plaint pas car le trajet peut durer plus de 10 heures à cause de travaux) à l’entrée du lac où nous devons acheter nos droits d’entrée. Et oui, en Chine tout se paie. C’est alors, que le chauffeur fait tout un speech en chinois qui dure plus d’une heure. Comment perdre du temps sur une journée? Nous finissons par arriver à Luoshi, vers 14 heures, après lui avoir confirmé que nous voudrions repartir le surlendemain dans le bus du matin (oui car il faut réserver directement sa place si on veut repartir d’ici!) De là, pas de bus qui fait la liaison jusque Lige. Nous décidons donc de faire du stop, ce qui en temps normal, marche très bien en Chine. Mais ici tout est assez difficile. Au bout d’un moment un bus s’arrête et le chauffeur propose, de nous y emmener, moyennant quelques billets bien sûr! 9 km, seulement, nous séparent de cet endroit. Mais, malheureusement, nous n’avions pas fait attention que c’était un bus touristique (de toute façon, il n’y a que ça ici) et que nous nous arrêterions en chemin sur des spots pour faire des photos. C’est Disneyland, je n’avais jamais vu autant de touristes à un même endroit. Le plaisir de venir ici est gâché par cette masse. Nous arrivons enfin à Lige une heure plus tard! Mais ce n’est pas la fin des galères. En effet nous sommes Samedi, et ce sont les vacances scolaires chinoises. Nous n’avions rien réservé, sur booking, tous les hôtels étaient à des prix exorbitants. Je vous laisse deviner la suite…. TOUS LES HÔTELS SONT COMPLETS! Nous finirons par trouver, après une après midi de recherche et l’aide d’une chinoise, une chambre à un tarif dépassant largement toutes celles payées jusqu’à présent. Toutes ces histoires ne nous ont pas coupé l’appétit. Aussi, nous partons à l’assaut (le mot n’est pas trop fort, nous n’avons pas mangé de la journée) d’une pierrade. Au menu, porc, boeuf, légumes et surtout une aubergine à l’ail. Enfin quelque chose de sympa!

 

 

Lugu Lake

Spécialité de Lige

Au resto de Lige

Aussitôt le repas fini, nous partons à la recherche d’une location de scooter puisque nous avions lu que nous pouvions louer un tel engin pour pouvoir faire le tour du lac et rencontrer la population locale. FAUX!!!! Depuis début juillet dans ce coin, le gouvernement à interdit cette pratique pour des raisons bidons. C’est une grosse déception pour nous. Nous allons devoir louer une voiture avec deux autres personnes et faire le tour classique avec des milliers de touristes. Autant vous dire que le lac lugu ne nous fait plus vraiment rêver…

9 heures du matin, nous voilà en route pour le tour du lac accompagné de 2 sympathiques chinoises (ils sont nombreux,  mais dans l’ensemble assez sympas. Un crachin va tomber tout au long de la journée et malheureusement la vue ne sera pas fantastique. Mais cela ne gâchera qu’un peu notre programme. Au lieu de prendre notre temps à chaque spot, nous nous dépêcherons de prendre les clichés et de retourner dans la voiture. C’est dommage, car avec le soleil, les effets sur le lac doivent être sublimes. Le point positif de ce temps c’est que la plupart des touristes chinois ont annulé leur vols. Oui car je ne savais pas mais un aéroport non loin de ce lac a contribué à l’essor touristique.

Lugu Lake

Lugu Lake en plein essor touristique

Lugu Lake Temple

Lugu Lake temples

Lugu Lake

Lugu Lake

Lugu Lake

Lugu Lake

Lugu Lake

Lugu Lake

Lugu Lake

Pour dîner, nous retournons au resto « l’aubergine » puis nous sirotons des bières avec Tati et son petit copain sur notre balcon. Tati est la jeune chinoise qui nous a aidé à trouver notre chambre. Elle parle un anglais parfait, ce qui est chose rare.

Les mauvaises nouvelles continuent : nos places dans le bus du lendemain matin ne sont pas réservées. Le chauffeur nous fait croire que nous avions réservé des places l’après midi alors que nous sommes sûrs et certains qu ‘il a bien compris lorsque nous lui avons confirmé notre départ le matin. Nous avions également confirmé ces places à notre guesthouse de Lijiang. Heureusement Tati va encore nous aider puisqu’elle nous trouve un chauffeur (que nous devrons payer en plus) mais en contre partie on négocie le gratuité de notre chambre au KTL guesthouse à Lijiang.

En dehors de la saison touristique et en période de beaux temps, je pense tout de même que cela mérite  d’y faire un saut.

Le tourisme chinois se développe très vite, dès qu’un endroit est classé au patrimoine mondial, qu’une route d’accès ou un aéroport est construit, les prix augmentent, l’endroit devient un vrai Disneyland… Avez-vous eu la même impression en visitant la Chine?

Quelques conseils pour réussir son périple au lac lugu

  • Eviter les vacances scolaires mais surtout EVITEZ LE WEEK END
  • Essayer de négocier avec votre chauffeur de partir en horaire décalé. Il y a deux départs généralement (un le matin et un l’après midi). Le tour en voiture dure 3 heures environ avec les arrêts
  • Si c’était à refaire dans ces conditions, on ferait le tour le matin et repartirions sur Lijiang l’après midi même.
  • En revanche hors saison touristique, hors week end et avec le soleil y passer deux nuits, vous ne regretterez pas. Le repos dans ce cadre est vraiment chouette.

Budget

  • Bus Lijiang-lac lugu : 100 yuan/personne pour l’aller retour
  • Ticket d’entrée au lac : 50 yuan/personne en tarif étudiant (sinon 100 yuan/ personne!)
  • Nuit au Suimengyuan Hostel : 230 yuan chambre double avec SDB privative. Vraiment chouette. Beau, confortable avec un petit balcon. Je recommande ce lieux.
  • Repas du 1er soir : 147 yuan (oui le cochon à la broche ça se paye) et du 2 ème soir : 120 yuan
  • Location voiture pour le tour du lac : 50 yuan/personne

De retour à Lijiang

Nous arrivons en début d’après midi à Lijiang, nous en profitons pour changer tous nos euros en Yuan à la Bank of China. En effet, soyez très vigilant sur ce point. Vous ne pouvez pas retirer partout, seulement aux guichets de la « Bank of China »!  Faites le dans les villes pour ne pas être à court d’argent. 

Cette fois, nous filons à Shuhe avec le bus numéro 6. Cette petite ville collée à Lijiang est très agréable malgré les touristes. Les boutiques commencent à prendre le dessus mais elle reste plus authentique que chez sa grande soeur. Mais pour combien de temps? Nous croisons encore beaucoup de chinois qui viennent se marier ici.

Shuhe

Shuhe

Shuhe

Shuhe

Shuhe

Shuhe

Shuhe

Shuhe

Shuhe

Shuhe

Le jour suivant, réveil aux aurores afin de photographier la vieille ville de Lijiang et ses ruelles désertes. Les magasins sont encore fermés. A cette heure ci, c’est une ville fantôme qui manque sérieusement d’animation. Nous prenons quelques clichés, buvons un café avant de partir pour Shaxi (prononcez Sashi).

Quelques conseils pour réussir son séjour à Lijiang

  • Renoncer à la grasse matinée et visiter la ville à l’aube
  • l’après midi, visiter les alentours (shuhé, yuhu)
  • Nous n’avons pas fait le pool dragon de peur d’être déçus donc pas d’avis là-dessus

Budget 

  • Coût supplémentaire pour rentrer du Lac Lugu : 100 yuan/personne
  • Nous avons été remboursé de seulement 30 yuan/personne sur leur erreur de réservation
  • Nous avons négocié la chambre au KTL guesthouse qui devait nous coûter 118 yuan (on ne perd donc que 22 yuan, ça va)
  • Bus numéro 6 pour aller à Shuhe : 2 yuan/personne

En route pour Shaxi, l’ancienne route du thé et des chevaux

Il est encore possible de visiter les plus beaux endroits du Yunnan sans être dérangé par une foule de touristes. Shaxi , est totalement oubliée du tourisme de masse, pour l’instant en tout cas, bien que très bien restaurée. De plus, on y accède assez rapidement depuis Lijiang ou Dali. Mais ne cherchons pas à comprendre, c’est tant mieux pour les amoureux du calme et de l’authenticité.

Nous récupérons notre chambre au Ping She Inn, non loin de la place du théâtre, dans une maison vraiment magnifique avant d’aller déjeuner dans un restaurant italien végétarien au « Hungry Buddha« . Et je ne vous cache pas que cela faisait quelques jours que je voulais manger autre chose que des plats chinois traditionnels. Au menu, pizza végétarienne et spaghetti à l’ail et au tofu. Nous partageons ce moment avec une jeune chinoise et son papa. Elle apprend le français en République tchèque et son papa est ravi qu’elle échange quelques mots avec nous.

Resto végétarien

Après ce repas bien copieux, nous partons digérer en flânant dans les rues. Nous entrons dans les cours des demeures toutes plus jolies les unes que les autres. Il y a des bassins et les jardins sont fleuris. Ici le temps semble s’être arrêté, le village est bien vivant et il y a beaucoup d’habitants mais l’impression générale est juste douce et calme. Il y a un petit marché le long de la route principale où les villageois des alentours viennent vendre leur produits. Mais le bijoux de Shaxi se trouve sur la place du village, il y a un bâtiment plus grand que les autres. C’est un ancien théâtre est c’est assez rare qu’ils soit encore en bon état au Yunnan. Il est possible de le visiter en même temps que le temple Xingjiao (20¥). Beaucoup de peintres (enfants comme adultes) essayent de reproduire les scènes de ce village. De jeunes femmes vêtues en habit traditionnels se font photographier devant les belles bâtisses. Quand aux vieux, ils jouent aux cartes ou au Mahjong..

Shaxi était un Carrefour important sur la route des caravanes du thé et des chevaux. Il y a juste 1000 ans, cette ville faisait le lien entre l’Inde et le Sud Ouest de la Chine par le Tibet. En échange du thé du Yunnan, les tibétains proposaient leurs fameux chevaux aux officiels de la dynastie Song dans tout le Sud et l’Est de la Chine, pour repousser les invasions venues du Nord. La route des caravanes du thé et des chevaux naquit alors, et Shaxi devint un centre important d’échange. C’est par cette route que le thé a conquis à toute l’Asie

Même si aujourd’hui les échanges entre le Tibet et la Chine ne s’effectuent plus par cette route, Shaxi garde cette ambiance, avec ses chevaux et ses maisons typiques de la région. Les vieilles rues pavées ressemblent encore à celles d’il y a 1000 ans et il parait qu’en regardant bien, on distingue des traces de sabots dans la roche.

Nous en profitons pour aller faire quelques courses au supermarché du village. Anecdote cocasse, la caissière rend la monnaie à Maxime avec une sucette au lieu des quelques centimes dus. Le soir venu, nous dînons dans le pire restaurant de Chine, que dis je… De l’Asie du sud Est. Évitez absolument le « Orange Restaurant » à l’angle de la place du vieux théâtre et sa nourriture sans aucune saveur. Bref, je préfère oublier cette adresse.

Shaxi

Shaxi Joueur de Majong

shaxi

Shaxi place du théâtre

Shaxi

Shaxi marché

Shaxi marché

Shaxi place du théatre

Nenuphar

Shaxi

Shaxi

Shaxi

Peintre Shaxi

 

Nenuphar

Shaxi

Shaxi peintre

Shaxi

Shaxi

Shaxi

 

Visite des alentours en scooter

Le jour suivant sera consacré à la visite des alentours en scooter électrique. Folklorique également car, entre la batterie incomplètement  chargée, et un compteur qui monte jusqu’à 90Km/h alors que nous sommes à 40km/h en descente avec vent dans le dos, on n’est pas certain de pas devoir pousser notre monture en fin de journée. Une belle pagode au sud et des beaux anciens théâtres au nord, tout ça dans un décor de rizières, ainsi qu’un déjeuner végétarien dans un temple bouddhiste, le Pear Orchard Temple, voilà quelles ont été nos étapes aujourd’hui. Et finalement, nous finirons par rentrer sans avoir à pousser notre scooter. Une belle journée qui se conclue par une pizza aux champignons au Hungry Buddha. On se couche la peau du ventre bien tendue.

Villages alentour

En scoot

Pagode

Aux alentour

Dans les champs alentour

Old théâtre

Randonnée jusqu’au village perdu de Ma Ping Guan

Aujourd’hui, finis les roues, en avant les jambes. Petite randonnée jusqu’au village Bai Ma Ping Guan. Petite sur le papier car en réalité le dénivelé est important et surtout le sentier n’est pas tout le temps évident, ce qui occasionnera bien entendu, quelques demi-tours, et donc quelques kilomètres supplémentaires. C’est soit disant un village, qui n’est accessible qu’à pied, mais vous vous doutez bien que, depuis, une route est en construction et les voitures peuvent y accéder. Mais rassurez vous, pour le moment très peu de véhicules s’y rendent.

Nous parvenons tout de même au village après 3h30 de montée. Le village est mignon mais n’a rien d’exceptionnel. Quelques ouvriers sur le toit mais aucune épicerie en vue. Pourtant, il est plus de 13 heures, et nous aurions bien besoin d’un petit remontant avant de repartir. Finalement, nous dénichons le Graal en demandant à un jeune homme. Les nouilles se cachaient chez un particulier. Impossible à trouver par soi-même. Pour le retour, nous ne voulons pas passer par le même chemin, du coup on se retrouve sur la nouvelle route en terre. Pas de voiture mais ça rallonge sacrément et c’est surtout très inintéressant pour les randonneurs que nous sommes. On va mettre le même temps qu’à l’aller sauf que ça ne fait que descendre.

Ce soir, nous dînons au Xilu, super petit resto végétarien (dans le virage à droite de la rue principale, cherchez l’hôtel du même nom) et rejoignons ensuite Elly et son amie galloise dans un bar pour boire un mojito. Pas le meilleur du monde mais un moment sympa avec chanteur en live et discussion en anglais. Ça faisait un moment.

Aujourd’hui c’est vendredi. Et vendredi à Shaxi c’est jour de gros marché. Le jour où les minorités de la région, particulièrement les Bai et Yi, se retrouvent au centre du village. Descendant des montagnes environnantes, ils échangent leurs biens avec d’autres commerçants ou particuliers à travers les vieilles rues de Shaxi. Enfin c’est ce que je croyais. Quelle déception! Rien de nouveau par rapport aux jours précédents, si ce n’est le marché aux bestiaux en bord de rivière. C’est sous une pluie incessante que nous quittons Shaxi pour rejoindre Jianchuan, puis Dali.

En route vers Ma Pin Guan

En route vers Ma Pin Guan

En route vers Ma Pin Guan

Tombes en chemin

Ma Pin Guan le théâtre

Ma Pin Guan

Ma Pin Guan

Budget et conseil : 

  • Pour se rendre à Shaxi, prendre d’abord un bus jusque Jianchuan 26 yuan/personne puis de là, prendre un bus jusque Shaxi 13 yuan/personne
  • Nuit au Ping She Inn : 68 Yuan la chambre pour 4 personnes. A ce prix là, nous l’avons privatisée. Elle était composée de 2 lits superposés, était très spacieuse et agréable. SDB commune, propre. Je recommande cette adresse tenue par une famille adorable.
  • Repas au Hungry Buddha : 176 yuan la première fois et 250 yuan la deuxième fois. C’est cher mais ça fait tellement du bien de manger autre chose!!!
  • Location scooter : 40 yuan la journée
  • Repas végétarien au temple bouddhiste : 55 yuan

Passage furtif à Dali

C’est sous la même pluie que nous quittons Shaxi et que nous arrivons à Dali, connu aussi sous le nom de la « perle du Yunnan ». Un rideau d’eau qui perdurera toute l’après midi. Si on ajoute la foule, cela atténue grandement le charme de cette belle bourgade, posée au bord du lac Erhaï.

Quand tu arrives dans une ville sous la pluie, que tu dégoulines et colles à la fois, que tu es trempés jusqu’aux os et que en plus tu galères à trouver ton auberge pendant près d’une heure, tu as le droit de t’énerver.

Nous nous posons pour siroter un chocolat chaud et un excellent thé vert en écoutant une chanteuse qui vocalise. Ici,vous pouvez y découvrir des thés pleins de saveurs différentes et les cafés à Dali sont nombreux et d’ambiances diverses.  La rue « Yangren » (rue des étrangers) au surnom significatif, est située au cœur de la vieille ville. Vous y trouverez tout ce que vous cherchez. La rue est bondée, à toutes heures, elle est le centre touristique (magasins, cafés, banque …). On trouve encore quelques temples et musées à visiter le long de l’avenue principale.

Nous ne sommes pas rentrés pour visiter les 3 pagodes, nous les avons aperçues de l’extérieur. Cela donne déjà un bon point de vue sans être bousculés par la foule.

Puis un peu plus tard, nous partons dîner chez Emma un délicieux repas végétarien. On a opté pour du lotus, un mélange tofu carotte et du bœuf aux champignons. Un régal pour les papilles. Je vous conseille fortement de venir tester (Recommandé par tripadvisor)

Le lendemain, nous avions prévu de louer un scooter pour faire le tour du lac Erhaï mais malheureusement, il pleut trop. C’est alors que nous décidons de partir sur Nuodeng.

Concert café Dali

Dali

Dali

Budget  

  • Bus Shaxi-Jianchuan : 13 yuan/personne
  • Bus Jianchuan-Dali : 26 yuan/personne
  • Nuit à Dali : 138 yuan
  • Repas chez Emma : 110 yuan
  • 2 chocolats chauds : 70 yuan

Nuodeng, le village caché

Nous arrivons au charmant petit village Bai de Nuodeng après 4 heures de bus.

Vous vous demandez bien ce que c’est que ces termes « Bai », « Naxi », « Yi »… Ce sont tout simplement les différentes ethnies présentes au Yunnan. La Chine est peuplée à plus de 90% d’habitants de l’ethnie Han, mais près des frontières, particulièrement en Chine du Sud Ouest, vivent aussi de nombreuses minorités ethniques, qui possèdent un langage, une culture, des traditions et parfois une religion qui leur est propre. La Chine compte un total de 55 minorités, dont 25 d’entres elles sont présentes dans la seule province du Yunnan.

Revenons à Nuodeng. On est quasiment seuls et c’est assez rare dans ce pays pour être souligné. On travaille nos quadriceps dans les ruelles escarpées de ce village situé à flanc de montagne. Et la recherche de notre guesthouse n’est pas facile. Ici, rien n’est indiqué. C’est alors qu’une petite mamie nous vient en aide. Ici, les gens sont encore plus adorables qu’ailleurs, cela fait chaud au coeur. Nous trouvons notre hôte qui nous accueille gentiment avec un bout de pastèque et un verre d’eau bien mérité. La montée nous a donné sacrément chaud.

Ce village était une étape importante sur la route du thé et des chevaux. Le sel a permis à ce bled de s’enrichir. Aujourd’hui, il est connu pour son jambon. C’est tout naturellement que nous le dégusterons, cuit dans le seul restaurant, en bas du village. Quel régal !! Nous recommandons un deuxième plat tellement c’est bon. Oui ne l’oublions pas, nous sommes, Loulou et Moi, originaires du Sud ouest, et chez nous, le jambon c’est sacré.

Cette étape est vraiment reposante et authentique comme on aime. Et surtout beaucoup moins touristique.

Nuodeng

Spécialité de Nuodeng

Alentour de Nuodeng

Alentour de Nuodeng

Hôte de Nuodeng

Nuodeng

Rue de Nuodeng

Nuodeng

Le lendemain c’est un jour « bus » qui nous attend. On rebrousse chemin jusqu’à Dali, non sans avoir fait quelques emplettes au marché de Yunlong. Quelques heures à déambuler entre les étals en attendant notre correspondance. Un vrai régal pour nos yeux et nos papilles.

Arrivés à Dali, nous changeons de gare pour rejoindre Weishan. Et devinez le temps à Dali? Pluie à volonté. Je pense que c’est une cuvette car à 15 mn de là, le soleil brille de mille feux.

Budget

Bus Dali-Yulong : 39 yuan/personne

Bus Yulong-Nuodeng : 30 yuan en taxi

Nuit Nuodeng au « Nuodeng Fujia Liufang » : 78 yuan (je vous recommande vivement pour tout)

Breakfast de l’hotel : 10 yuan/personne

Repas à l’hotel : 20 yuan/personne

Repas au restaurant en bas du village pour goûter le jambon : 105 Yuan

Weishan et Weiboshan

La vieille ville de Weishan est très agréable. Beaucoup moins de touristes qu’à Lijiang et Dali. Un petit vieux fumant une drôle de pipe nous propose de visiter sa maison, chargée d’histoire. Tout le monde est heureux, lui de nous faire découvrir les cours intérieures, et nous de partager cette visite avec lui.

Les nouilles sont la spécialité de cette bourgade. On ne se fait pas prier pour les déguster.  Par contre, je suis déçue, impossible d’avoir une photo d’elles en train de sécher sur la façade des maisons. Ce n’est peut être pas la saison de la fabrication de la nouille 🙂

Après une bonne nuit de sommeil nous partons à l’assaut du Mont Weibaoshan, berceau de l’empire Nanzhao. Il s’agit d’une montagne sacrée pour les taoïstes. Une bonne dizaines de temples sont éparpillés sur cette boucle en forêt. Il vaut mieux être en forme pour gravir les milliers de marches. Vous pouvez même dormir dans un des temples mais nous ne l’avons pas fait. En revanche, la visite vaut le détour.

De retour à Weishan, nous souhaitons retourner chez le vendeur de nouilles de la veille. C’est sans compter que le 06 Août c’est la Fête de la Torche et tout est fermé. Tant pis, ce sera du riz. Je m’en fiche, je commence à maîtriser la baguette ( j’ai dis « commencer »)

Spécialité de Weishan : les nouilles

Weishan

Weishan

Weishan

Weishan

Weishan joueur de Majong

Weishan

Weishan

Weishan

Weishan

Weiboshan

Weiboshan

Weiboshan

Weiboshan

Weiboshan

Weishan

Weishan

Weishan

Weishan futur canard laqué

Weishan

En milieu d’après midi, le bus nous ramène à Dali et nous découvrons alors le « petit monde de la gare ferroviaire en chine« . Il faut le vivre pour le croire mais je vous raconte. Déjà, c’est bondé. Il doit y avoir, au moins, un million de chinois ici. Nous commençons par faire la queue une première fois pour un contrôle de sécurité pour scanner nos sacs. Ensuite, nous faisons une deuxième queue pour le contrôle des billets. Je montre mon téléphone sur lequel nous avons nos billets électroniques. Mais la femme me baragouine qu’il faut aller retirer le billet papier au guichet en bas. Donc je fais la queue pour la troisième fois au guichet billet, puis une quatrièmement fois la queue pour accéder à la salle d’attente des départs. Cette salle est grande comme un terrain de handball sauf que je vous rappelle, nous sommes un million (j’ai peut être un côté marseillaise, quoi que…) Et là ,c’est la « guerre des fauteuils ». Ils sont tous pris, sauf pendant une seconde et demi quand un train est annoncé au micro puisque les gens se ruent dessus. Dommage, je n’ai pas emporté mon enceinte, j’aurais bien joué à « la chaise musicale  » en attendant mon train qui est dans 2 heures! Nous avons attendu debout la majorité du temps. Max a insisté pour qu’on prenne le train au lieu du bus ( 2h de train contre 7 h de bus, y’a pas à réfléchir) et il a eu raison. La seconde classe est hyper confortable, avec la possibilité détendre nos jambes. Max pense pouvoir discuter en anglais avec son voisin avant de s ‘apercevoir que ce gentil monsieur ne comprend quasiment rien. Je me concentre en regardant dans une autre direction pour ne pas éclater de rire à chaque fois que ce chinois répond complètement à côté de la plaque. Cela donne ce genre de conversation :

-« Tu viens d’ou? »

-« Non j’ai mangé du poulet »

Mdr, Je pouffe…..

Gare de Dali

En débarquant à Kunming, nous décidons de nous rendre à l’hôtel ( plutôt la chambre d’hôte) à pied car c’est assez proche de la gare. Enfin, on galère à trouver l’adresse. Pas facile de repérer un endroit où tout est écrit en Chinois et les gens eux même ne savent pas. Ils nous envoient d’un côté, puis de l’autre comme une balle de ping pong. Après une heure de balade, nous trouvons enfin l’endroit. Un immeuble de 30 étages devant nous. Sauf que nous n’avons ni le code d’entrée et nous ne savons pas à quel étage c’est. Quelle galère. Par chance, on trouve un chinois qui parle…..ESPAGNOL!!! (ça ne s’invente pas) et qui accepte de donner un coup de fil pour demander l’étage. Quelques secondes plus tard, il nous dit « lleno » (plein, full!!) C’est une blague?? Il est 22h30, il fait nuit et on n’a plus d’hôtel. Heureusement notre ange gardien va nous dénicher une chambre dans le secteur.  Je vous passe les détails. Enfin non pas tous. Primo, la douche est au dessus du toilette (à la turque). Oui vous devez poser vos pieds sur les toilettes pour vous doucher. Deuxio, un seul matelas une place dans la chambre. Nous nous « blotissons l’un contre l’autre » comme quand on était étudiants.

Si on est d’accord pour dire que les chinois nous ont semblé honnêtes, depuis le début de notre périple, cette journée fera office d’exception. Ça commence par le taxi qui nous propose un prix prohibitif pour nous déposer à la gare routière sud. Mais on finira par lui faire mettre son compteur, non mais… (et on a bien fait car on en a eu pour le 1/3 du prix qu’il en voulait). Ahhhh, croyez moi, ils sont durs en affaire ces chinois 🙂

Budget

Tuk Tuk partagé à 4 pour Nuodeng-Yulong : 10 yuan/personne

Bus yulong-Dali : 39 yuan/personne

Bus Dali-Weishan : 15 yuan/personne

Hotel Anai Guesthouse : 78 yuan (quelconque)

Voiture jusque Weiboshan : 140 yuan

Entrée Weiboshan : 30 yuan/personne (le double en tarif non étudiant)

Bus Weishan-Dali : 15 yuan/personne

Taxi gare de bus de Dali-gare de train Dali : 11 yuan

Train Dali-Kunming : 145 yuan/personne

Nuit à Kunming : 80 yuan

Jianshui

Nous attrapons un bus tôt dans la matinée pour rejoindre Jianshui, un village situé sur la route des rizières Yuanyang. En arrivant à la gare routière de cette ravissante cité ancienne, une conductrice de Tuk Tuk nous saute dessus pour nous proposer de nous déposer à notre hôtel… et de nous arnaquer au passage. Hé Oh tu nous as vus? Il n’y a pas écrit pigeons sur notre front ». Hop, on saute dans un autre taxi pour 1/3 du tarif. Décidément, on ne s’est pas fait souvent arnaqué depuis notre arrivée, mais là en deux jours ça devient compliqué. Nous nous faisons déposer au Typha guesthouse, non loin du Temple confucéen. Vraiment je vous conseille cet endroit. Le personnel, hyper sympathique, parle anglais et les lieux sont vraiment irréprochables et mignonnets comme tout.

Avant de rejoindre Tuanshan, on décide de manger un petit bout. On tombe alors sur un resto….le plus long de Chine je pense. Si habituellement, nous sommes servis 2 mn après avoir commandé, là on a poireauté pas que une heure. A 2 mn près, on partait sans manger.

Le chauffeur du mini-van jaune pris à la North Gate aura réussi à nous escroquer. En effet, on n’a pas négocié quand il nous a proposé le « tarif touriste ». On apprendra par la suite que tous les touristes paient ce tarif. L’entrée à Tuanshan est aussi payante (pas de tarif étudiant cette fois ci) et franchement ça ne vaut pas vraiment le coup. L’ambiance y est sympa et les vieilles demeures sont magnifiques mais je trouve que pour le prix, ça n’en vaut pas la chandelle. Par contre le pont double dragon et les jardins Zhu valent la peine d’être visités eux. Le jardin est magique avec ses vieilles bâtisses, ses fleurs, plantes, bonsaïs répartis un peu partout, les calligraphies chinoises sur les murs et la musique douce en fond sonore. Un endroit bien agréable en plein coeur de la ville et pourtant si loin de la ville, car on se croirait en pleine campagne.

Tuanshan

Tuanshan

Tuanshan

Tuanshan

Tuanshan

Tuanshan

Tuanshan

Tuanshan

Tuanshan fleur de lotus

Tuanshan train qui relie jianshui

Pont du double dragon

Pont du double dragon

Au jardin Zhu

Jardin Zhu

Jardin Zhu

Jardin Zhu

Pour dîner ce sera tofu au barbecue, ce qui semblait être la spécialité du coin et un de nouille.

Budget : 

Taxi jusque la gare du sud pour Jianshui : 39 Yuan

Bus Kunming-Jianshui : 81 yuan/personne

Taxi gare de Jianshui-vieille ville : 10 yuan

Bus Tuanshan : 25 yuan/personne

Entrée vieille ville Tuanshan : 50 yuan/personne

Retour en taxi jusque Jianshui : 25/couple (50 yuan la voiture)

Jardin Zhu : 50 yuan/personne

Hotel : Typha Guesthouse : 116 yuan

Les Rizieres de Yuanyang

Pour rejoindre les rizières, nous changeons de bus à 2 reprises : à Nansha puis à Xinje. Nous n’arrivons à Pugaolao qu’en milieu d’après midi. Nous posons nos sacs chez Jacky’s guesthouse. Le temps est couvert, mais nous explorons le village et tombons sur une genre de kermesse sur la place du village. Un spectacle de danse se produit en plein air, ce qui a attiré tous les villageois des villages alentours. Ils ont des tenues, des coiffes différentes en fonction de leur ethnies. Le mélange de couleur est stupéfiante. Quand aux hommes, ils sont réunis pour fumer leur brad. Là, nous sommes vraiment isolés et au fin fond de la Chine, c’est une certitude. Nous rentrons après le spectacle car la pluie arrive. Ce temps de chien va durer toute la matinée du lendemain. Nous sommes un peu désespérés car nous ne voyons aucun paysage. Nous en profitons donc pour nous reposer chez Jacky et écrire nos cartes postales. Mais le soleil refait apparition et nous offre 3 heures de sa présence afin de réaliser une ballade dans ces rizières en terrasse. C’est splendide. Je n’ai jamais vu d’aussi belles rizières de toute ma vie. Mon souffle en est coupé lorsque nous arrivons à un des points de vue que nous a indiqué le personnel du Timeless Guesthouse. Mais à 10 mn de la fin, on se fait « doucher ». C’est le moins qu’on puisse dire puisque une pluie de mousson s’abat sur nous. L’eau est passée à travers ma surcouche de pluie et je suis trempée jusqu’aux os. Heureusement, arrivés la haut, il y a un tout petit abri ou nous attendons gentiment en faisant du stop que quelqu’un nous prenne. Un mini van s’arrête et nous nous réchauffons rapidement puisque nous sommes 13 dans un véhicule de 8 personnes. C’est avec des images pleines la tête que nous rentrons chez Jacky.

Au centre du Village

Au centre du village

Rizières

Rizières

Rizières

Rizières libellule

Rizières

Rizières sauterelle

Rizières

Rizières papillon

Rizières

Rizières

Rizière

centre du Village

Chenille

Le lendemain, on la joue « touristes fortunés » en privatisant une voiture avec 4 autres touristes français (pas trop fortunés quand même) pour se rendre au marché itinérant. En effet, il s’installe chaque jour dans un village différent de la vallée et aujourd’hui, il se trouve dans le village le plus loin de chez nous. On en profite pour s’arrêter dans les plus beaux panoramas de rizière et on termine notre journée dans le « village champignon ». Il s’agit d’un village qui a conservé ses habitations traditionnelles avec mur en et toit en chaume en forme de ….champignons! C’est bien, vous suivez. On en profite pour jouer à la balançoire avec les enfants du village. Un super moment riche en rencontre encore une fois.

Lever du soleil vue de notre chambre

Rizières

Marché

Marché

Marché

Marché

Marché

Marche

Marché

Marché

Marché

Marché

Marché

Marché

Marché

Marché

Marché

Marché

Marché

Rizières

Rizières

Village champignon

Village Champignon

Village Champignon

Rizières

Libellule

Papillon

Village champignon

Village champigon

Village champignon

Village

 

Chez Jacky

De retour à Pugaolao, nous méritons une bière en terrasse pour finir cette belle journée tous les 6. Journée durant laquelle nous n’aurons pas eu une goutte de pluie (ça compense les jours précédents).

Budget :

Bus Jianshui-Nasha : 31 yuan/personne

Bus Nasha-Xinjé : 10 yuan/personne

Bus Xinjé-Pugaolao : 15 yuan/personne

3 jours chez Jacky : 727 yuan (nuit : 126 yuan. Brakfast : 20 yuan/personne. Repas : 35 yuan/personne)

Un repas un soir au Timeless : 90 yuan (plus cher que chez Jacky mais vous avez le choix alors que chez Jacky c’est un menu unique)

Pour se rendre au départ de notre randonée

Tour en voiture : 133 yuan par couple

Activation de notre 2 ieme visa et passage au Sichuan

Pour notre départ le lendemain, il fait encore beau et nous ne voulons absolument pas quitter ce coin paradisiaque. Mais un long parcours nous attend pour rejoindre le Sichuan. J’ai appelé ce passage « Daocheng Express » car en 3 jours on va se farcir toute la traversée du Yunnan, avec un passage forcé par le Vietnam pour activer la deuxième entrée de notre visa.

Tout d’abord, nous prenons un bus jusque Hékou, ville frontière côté chinois, dont le trajet dure bien 5 heures depuis Xinjie (à une heure déjà de Pugaolao). Le passage devant l’immigration, que ce soit pour la sortie ou la re rentrée sur le territoire est passée crème. Nous sortons du territoire par le rez de chaussé, prenons une petite photo sur le pont qui sépare les 2 pays devant le drapeau vietnamien histoire de…, puis repassons la frontière chinoise à l’étage du bâtiment. C’est tellement rapide que nous réussissons même à sauter dans le train de 17h05 pour Kunming avec toutes nos affaires. Enfin presque car les agents de sécurité de la gare d’Hekou North font du zèle au scanner et veulent nous confisquer mousse à raser, crème solaire et couteau suisse. Après une longue négociation, Max réussit à récupérer la mousse à raser et refuse de leur donner le couteau. Par contre, on doit abandonner la crème solaire, tout ça parce qu’il y a le signe inflammable sur le flacon. Aller avoue qu’elle sent trop bon ma crème et que c’est pour ça que tu la veux 🙂

Le train est plutôt agréable, nous profitons des couchettes jusqu’à Mengzi et la première gare d’importance. Après il faut partager la banquette à 4. C’est beaucoup moins confortable pour le coup. L’arrivée à Kunming, 7 heures plus tard, est bien plus compliquée que prévu. Décidément, cette ville ne nous réussi pas. Tout d’abord, nous prenons des dizaines de refus de la part des taxis pas très aimables pour nous emmener à notre hôtel. On ne comprend pas pourquoi , on a pourtant l’adresse en chinois. Aurait-on réservé dans un quartier chaud? Non en fait, c’est tout simplement parce que nous sommes étrangers. C’est une question de politique pas de racisme. Puis nouveau coup de théâtre arrivés à l’hôtel. Parmi les 4 réceptionnistes, aucune ne parle évidemment l’anglais et elles nous annoncent un tarif bien supérieur à celui convenu sur le site trip.com Et c’est parti pour de la négociation ferme à 23h30! On réussit à obtenir notre chambre réservée mais voilà qu’une fois douchés et prêts à se coucher ça toque à la porte. La réceptionniste a de nouveau besoin de nos passeports. Maxime commence à perdre patience, lui donne et lui dis de les ramener dès qu’elle aura fini. Il est 00h30 quand on s’endors enfin. Mais à 2h30, ça frappe à la porte. Le patron n’est pas d’accord, il veut une reconnaissance faciale de nous 2. Max s’énerve un peu, explique que je dors profondément et descend seul à la réception pour une séance photo improvisée à la webcam de l’hôtel. La nuit sera courte.

On passe le jour suivant dans le bus ( de 8h30 à 19h30 avec une heure dans un bouchon à cause d’un accrochage) pour revenir à Shangri La. Ça fait bizarre de revenir à notre point de départ. Il est trop tard pour réserver notre billet du lendemain, mais pas pour aller se faire plaisir au resto. Poulet curry pour moi, tandis que Max dévore un burger de Yak. Nous dormons de nouveau au Kersang Relay GH car leurs lits sont super douillets. Malheureusement, je crains que Max n’ait pas bien digéré la mayonnaise de son burger, il passe une partie de la nuit sur le trône.

Une nouvelle journée de bus plus courte cette fois (8 h 16 h tout de même) nous mène à Daocheng, à l’ouest du Sichuan. La route pour changer de province est chaotique mais splendide. Nous faisons le pleins de victuailles et Max débusque un réchaud et du gaz, alors que je n’y croyais plus. Ici la spécialité, sont les momos alors nous engloutissons ces petits raviolis farcis délicieux et ne nous faisons pas prier pour rejoindre Morphé.

Budget : 

Voiture partagée à 6 pour retourner à Xinjé : 16 yuan/personne

Xinjé-Hékou : 59 yuan/personne

Bus jusque la frontière : 2 yuan/personne

Taxi bureau poste à la gare ferovière Hékou : 20 yuan

Train Hékou-Kunming : 54.5 yuan/personne

Taxi gare ferrovière Kunming-Hotel : 30 yuan

Hotel Kunming « Riyuexin Business Hotel »: 168 yuan

Bus Kunming-Shangri La : 249 yuan/personne

Repas du soir à shangri La au « Compass » : 209 yuan

Nuit au Kersang Relay GH : 128 yuan ( une de nos meilleures chambre du voyage)

Bus Shangri La-Daocheng : 109 yuan/personne

Nuit au Mizang Hostel : 128 yuan (je déconseille car les lits sont des planches de bois)

Courses pour nos 2 jours de Trek : 150 yuan

La réserve de Yading

J1 : Trek Yading-Snake lake

Ce matin, nous partons aux alentours de 7h30 pour 1 heure de minivan afin de rejoindre Riwa (également nommé shangri La) où se trouve l’entrée du parc. J’avoue être déçue par le monde qu’il y a. Une fois notre ticket en poche, nous prenons un second bus pendant 50 minutes qui passe par le village de Yading et dont le terminus correspond au départ du trek. Il y a un monastère splendide à visiter, mais nous décidons d’y passer au retour car il est déjà 11 heures du matin. Les 6 premiers kilomètres sont aménagés et plutôt plats. La chance nous sourit puisqu’il fait un temps plutôt ensoleillé et la ballade en vaut le détour. Nous longeons rivière tout le long, il y a pire non comme endroit? En plus c’est calme car 99% des visiteurs du parc empruntent encore une navette (payante bien sur) pour réaliser ce tronçon On ne vous a pas dit mais le chinois est très fainéant. On arrive enfin aux pâturages mais là, ….ça devient compliqué de progresser. Si l’altitude s’élève, c’est surtout le nombre de visiteurs qui nous handicape. Si on ajoute le poids du sac et un sentier de plus en plus étroit, ça devient l’enfer. Mais on approche des lacs Milky et lacs aux 5 couleurs donc on garde le moral. Les derniers kilomètres sont de plus en plus étroits, nous sommes au milieu de chinois qui ne sont ni équipés pour la marche, ni connaisseur de la montagne, ça gâche vraiment notre ascension. D’autant plus qu’il se met à pleuvoir. Dommage, nous ne verrons pas le lac aux 5 couleurs correctement à cause du temps maussade. On déjeune tout de même en bordure du lac puisqu’il est déjà 14 heures avant de rejoindre le lac Milky qui est bien plus petit mais plus impressionnant par sa couleur. Nous continuons enfin seuls vers le Snake lake où nous avons décidé de camper alors que les touristes font demi tour. Nous sommes enfin tranquille et c’est tant mieux car la montée du dernier col n’est pas une partie de plaisir tellement nous sommes trempés. Mais l’avantage c’est que nous pouvons marcher à notre rythme, c’est à dire bien vite. Heureusement la beauté du snake lake au bord duquel nous allons bivouaquer nous remonte le moral. Un berger traînant dans le coin veut nous soutirer 100 yuan pour planter la tente. Et puis quoi encore, ne crois tu pas qu’on va payer un emplacement plus cher qu’une nuit à l’hôtel? On négocie la moitié du tarif et on installe notre campement dans la seule bergerie avec un toit. Et ce dernier est apprécié car nos deux sacs sont rincés. On va pouvoir étendre notre linge même si nous savons que demain nous ne repartirons pas avec des affaires totalement sèches.

Réserve de Yading

Réserve de Yading

Réserve de Yading

Réserve de Yading

Réserve de Yading : milky lake

Réserve de Yading

Réserve de Yading : Milky Lake

Réserve de Yading : snake lake

Réserve de Yading

Réserve de Yading : snake lake

Réserve de Yading : snake lake

 

Le réchaud marche du feu de dieu. Le thé, puis les nouilles chaudes sont les bienvenues. On se glisse dans nos duvets, il est à peine 20 heure. C ‘est à cette heure que commence une très longue nuit. D’abord Max commence à avoir mal à la tête, puis au ventre, puis à sa dent (Ah oui je ne vous ai pas raconté l’histoire de sa dent). Pour faire court, Max a eu la superbe idée de refaire ses 2 incisives quelques jours avant de partir en voyage chez son dentiste préféré (Coucou Jeff). Mais au cours du voyage vers Jianshui, en mordant dans un épi de maïs, une des dents s’est déchaussée. Depuis il a des douleurs de temps en temps puisqu’il est obligé de la replacer. Et moi je prie pour ne pas que ça s’infecte. Bref, revenons à nos moutons. Nous dormons à 5000 mètres d’altitude et le corps de Max n’apprécie guerre et le fait savoir. Il a tellement mal à sa dent, qu’il a envie de se l’arracher. J’essai de le raisonner et de le consoler comme je peux. Quand enfin le doliprane commence à faire effet, soit vers une heure du matin, c’est une petite souris qui nous joue des tours. Elle renverse tout d’abord la casserole avant de s’attaquer au stock de nouilles. Après avoir tout rapatrié dans la tente, on a enfin pu fermer l’œil. Enfin par intermittence car il parait qu’il y a des ours dans le coin, je ne suis donc pas tranquille. La nuit fut courte.

J2 : Trek Snake lake-Yading

Aujourd’hui la chance nous sourit, il fait grand beau. Nous attaquons notre deuxième journée de rando avec un petit pincement au cœur de laisser cet endroit magique derrière nous. Nous faisons un petit crochet pour revoir le Milky lake par beau temps puis continuons notre boucle. La balade est assez longue mais il n’y a personne à part 2 moines au loin qui font leur pèlerinage et qui remettent les drapeaux à prière en état. Nous franchissons un col bien raide mais la descente est aussi au programme ce jour là. Nous sommes vannés quand nous arrivons au monastère de départ nous préférons rentrer à Daocheng. Nous changeons d’hôtel ( pas envie de dormir à nouveau sur des planches en bois) et partons manger les momos végétariens. La nuit est bien réparatrice et nous filons pour Litang.

Réserve de Yading

Réserve de Yading

Réserve de Yading

Réserve de Yading

Réserve de Yading

Conseils pour bien réussir son Trekking au parc de Yading : 

  • Préférez dormir à Riwa ou mieux à Yading afin de prendre le premier bus le lendemain et éviter la foule.
  • Si vous faites les 2 jours de trek en dormant à Daocheng, faîtes la boucle en sens inverse, comme ça le deuxième jour en démarrant de bonne heure, vous n’aurez personne
  • Chaque journée fait environ 15 km
  • Si vous ne faites qu’une seule journée, allez voir le Snake Lake. Depuis le Milky lake, prendre le chemin sur sa droite, le longer et passer un mini col. Personne n’y va et c’est magnifique et pas trop loin

Budget : 

Voiture Daocheng-Riwa : 50 yuan/personne
Entrée au Parc (avec bus Riwa-Yading aller retour) : 200 yuan/personne (tarif étudiant. Sinon 270 Yuan)
Nuit en tente : 50 yuan (mais possibilité de ne pas se faire attraper)
Retour Yading-Daocheng : 50 yuan/personne
Nuit à Daocheng au Daochendao Home Inn : 180 yuan (bien mieux que l’autre)

Litang, notre coup de coeur

Perchée à 3886 m d’altitude, Litang est l’une des plus hautes villes du monde et donne un bon avant-goût de la vie dans le Grand Ouest tibétain. Litang est l’une des dernières villes sichuanaises de la route Sichuan-Tibet avant d’arriver dans la fameuse région autonome du Tibet. En pays Kham, l’été est traditionnellement l’occasion de grandes fêtes dont le point d’orgues sont les courses de chevaux qui donnent l’occasion aux nomades de montrer leur dextérité. Ces fêtes attirent des dizaines de milliers de touristes. Honnêtement, je suis contente de ne pas être là pour cette période.

Constituée d’un centre-ville récent et de quelques quartiers de maisons plus anciennes, l’architecture de la ville ne nous séduit pas d’emblée. Et pourtant, Litang se révélera être le gros coup de cœur de notre voyage au Sichuan. En effet, si la ville n’a rien de particulièrement jolie, l’atmosphère est plutôt apaisante. Ici, les locaux ne sont pas habitués aux touristes et se montrent à la fois curieux et timides quand ils croisent notre regard. Des sourires en coin ou un petit « hello » contentent tout le monde. Nous devenons l’attraction de la ville. Nous posons nos affaires au Potalla Inn, un petit hôtel tenue par une famille tibétaine bien sympatrique et profitons du soleil et de la chaleur pour faire une machine à laver. Enfin nous sommes en apprentissage lorsque nous devons nous servir de l’essoreuse à l’ancienne.
Puis nous partons nous balader au marché, un passage incontournable qui permet de croiser de nombreux habitants des villages environnants venus faire leurs achats dans la ville. Notamment des femmes des environs de Qudeng qui revêtent encore une tenue traditionnelle reconnaissable par un haut chapeau en poils orangés et de longs manteaux colorés ornés de pierres et de colliers. Les hommes eux, ont les cheveux noirs longs, et pourraient sortir tout droit du film de lucky luke. Le plus impressionnant ce sont les stands de yaks qui sont suspendus en entiers pelés et vidés mais dont on leur a conservé leur queue noire. Nous croisons aussi pas mal de bébés avec des pantalons troués sans culotte. Etrange, étrange… Nous apprenons plus tard qu’ici, c’est comme cela qu’on apprend aux enfants à devenir propres. Dès qu’ils ont envie de faire leur besoin, ils font là où ils sont… Pratique pour ne pas changer les couches me direz vous? Maos pas très Hygiénique tout ça pour la rue.
Nous engloutissons une soupe de nouille épicée puis partons jusqu’à l’ancienne « résidence du 7° dalï-lama ». Par chance, une petite mamie vient nous ouvrir la maison et nous pouvons la visiter.

Viande de Yak au marché

Technique pour éviter les couches

La maison du 7ieme dalï-lama

Porte de la maison

Nous poursuivons notre ballade vers la « Gompa Chöde ». Waou,le monastère lui est magnifique. Je crois que j’en n’ai jamais vu d’aussi beau. A l’intérieur, quelques moines sont en train de peindre les mosaïques et la précision de leur gestes est impressionnante. Je n’arrive pas à quitter les lieux tellement c’est majestueux. Nous montons ensuite la petite colline afin de surplomber la ville et le monastère. Le vue y est extraordinaire. On domine les toits de la villes ainsi que les prairies et les montagnes au loin. Le soleil radieux aide aussi certainement à apprécier à sa juste valeur cette cité. J’en profite pour jouer avec les enfants pendant que Maxime se fait une petite sieste histoire de bronzer du visage. Nous profitons des derniers rayons de soleil pour nous rendre à l’endroit où il y a les moulins à prière. Ce site est lui aussi assez impressionnant. Nous regardons les Tibétains faire plusieurs fois le tour (toujours dans le sens des aiguilles d’une montre) du moulin à prières qui fait plus de 20 m de haut, tout en tournant un par un les quelques 100 petits moulins à prières installés autour de l’édifice religieux.

Monastère vue des collines

Monastère vue des collines

Enfant des collines

Litang vue des collines

Du haut des collines

Prières

Temple a prière

Litang

Le deuxième jour, nous assistons à un « Sky Burial« , cérémonie funéraire tibétaine qui voit le défunt donné  en pâture aux vautours.
Cela peut nous paraître barbare mais cela fait partie de leur coutumes. Pour un tibétain, une fois mort, l’enveloppe corporelle n’a plus d’importance et selon leurs croyances, ce rituel permet aux âmes d’atteindre le ciel. Un peu glauque comme ambiance mais cela fait partie du voyage de comprendre les cultures et les croyances non?
Nous sommes arrivée aux alentours de 7H mais il n’y avait personne. Après deux heures d’attente au froid, les premières voitures arrivent. Ce sont des Tibétains qui viennent allumer un feu pour prévenir les vautours que le repas arrive. Les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Nous en profitons pour aider les femmes à porter le bois et à allumer leur feu. Nous sommes bien accueillis à part 2 hommes qui ne sont pas très contents de notre présence ici. Je crois que le plus terrifiant est lorsqu’un homme vêtus d’une blouse en plastique découpe le corps du défunt au couteau pendant que les autres tiennent les vautours à l’écart. Il faut vraiment avoir le coeur solide pour assister à ça. Une fois que la personne est découpée, les vautours se jettent dessus pour la dévorer. Puis c’est à ce moment que les villageois nous proposent de manger et boire avec eux mais nous préférons ne pas trop nous attarder ici. Ne faites pas le détour pour cela mais si vous êtes en ville le lundi, mercredi ou vendredi, ça vaut la peine d’y venir assister pour comprendre leur coutumes.
Puis, nous filons au monastère car paraît-il qu’il y a une cérémonie ce matin. En effet, un Moine important est là. Je ne comprend pas bien ce qui se passe mais j’en profite pour faire de beaux portraits.

Jeunes moines

Prières

Intérieur d’un temple

Habitants

Habitante

Habitante

Habitante

Habitant

Habitante

Habitante

Habitante

Habitant

Habitants

habitants

L’après midi, nous louons un scooter pour partir en direction des Steppes de Maoya à 50 km au nord ouest de Litang. Et là, par contre, ça vaut le coup en cette période de floraison. Des étendues d’herbes à perte de vue avec des fleurs bleues, jaunes, blanches et les montagnes en fond. C’est magique. D’autant plus que nous passons une magnifique après midi avec une famille tibétaine qui nous invite à pique niquer avec eux. Toutes les générations sont réunies (grands parents, parents, enfants, petits enfants). J’en profite pour échanger 2 mots avec les filles et jouer avec les enfants pendant que Maxime se fait la sieste avec papy. Un souvenir qui restera gravé dans nos cœurs et nos mémoires. La séparation est difficile puisque le papa se met à pleurer lorsqu’il est l’heure de rentrer chacun chez soit. Le soir c’est avec la famille du Potala Inn que nous passons un agréable moment, encore une fois toute génération confondu. La communication est difficile car ils ne parlent pas anglais mais tout passe dans le regard et tout le monde est content de profiter de ce moment.

En chemin vers les steppes de Maoya

steppe de Maoya

Steppe de Maoya

Steppe de Maoya

Famille des steppes

Famille des steppes

Famille des steppes

Famille des steppes

Nous décidons de prolonger une journée ici tellement on s’y sent bien. Nous louons une moto cette fois ci et partons de l’autre côté vers le Mont Ge Nie (à 140 km de là). Les Paysages sont splendides aussi. Tout d’abord, nous traversons près de 2 heures des paysages secs, arides, caillouteux jusqu’à un col, puis de l’autre côté nous sommes de nouveaux dans des steppes parsemées de yourtes. Paysages beaucoup plus verts, et humides avec des lacs et des rivières. Nous roulons encore bien pendant 2 heures avant de rebrousser chemin de peur de ne plus avoir assez d’essence.

Yak

Yak

Paysage

Paysages

Paysages

Le lendemain, nous voulions partir à  Ganzi puis à Larung Gar Gompa. Malheureusement, lors de notre passage, la visite aux étrangers est interdite. Nous décidons d’aller directement à Tagong à notre grand désespoir. Ce matin, nous avons à faire à une véritable « mafia » du transport. En effet, pas de véritable gare routière à Litang mais des minis vans qui partent du carrefour à côté du Potala Inn. Sauf que les rabatteurs veulent une grosse commission et nous proposent des prix prohibitifs pour aller à XinDuQiao. En plus de ça, ils sabotent toutes nos tentatives quand on accoste directement un chauffeur. Au bout de 2 heures, avec l’aide de la gérante de l’hôtel, et voyant mon énervement, un chauffeur accepte de nous emmener. On n’a pas le cul sorti des ronces pour autant, car l' »élu » se trouve être un « fangio » dans l’âme. Il conduit à la chinoise, c’est à dire double n’importe quand et surtout quand il n’a pas de visibilité. Mais comme il possède un 4*4 « made in China », sans aucune puissance, on s’est vu mourir 2 ou 3 fois.
Arrivés à XinDuQiao, c’est reparti pour une nouvelle galère. Le chauffeur trouvé attend deux autres personnes pour remplir sa voiture. Mais une heure passe et toujours personne. Il nous change de véhicule pour soit disant partir plus vite. Mais encore 45 minutes s’écoulent et on n’a pas bougé d’un poil. Au moment où on s’apprête à faire du stop, une voiture se propose de nous prendre mais ils sont déjà 4 à l’arrière. Impossible de charger 2 gros sacs et 2 gros culs en plus. Finalement, autre minivan se propose de nous prendre . Cette fois, c’est parti, 30 mn dans la « vallée des cailloux peints » jusqu’à Tagong. Il s’agit de mantras avec l’inscription “Om Mani Padme Hum” du bouddhisme tibétain.

Que faire à Litang

  • Rentrer à l’intérieur du Monastère Bouddhique Gompa Chode
  • Voir la ville sous son plus bel angle en haut de la Colline de l’Est
  • Visiter l’ancienne résidence des 7ème et 10ème Dalaï-lamas
  • Tourner autour du Stupa Garden
  • Se relaxer dans des sources chaudes (à 10 km de Litang environ)
  • Flâner au marché et dans les ruelles commerciales aux boutiques locales
  • S’émerveiller devant les grandes steppes Maoya (à 40 km de Litang environ)
  • Contempler le Mont Ge Nie (à 140 km de Litang environ)
  • S’avancer sur les bords du Lac Nahai (à 40 km de Litang environ)

Budget : 

Bus Daocheng-Litang : 60 yuan/personne

Nuit au Potala Inn : 120 yuan (vraiment bien)

Location scooter : 100 yuan/journée + 35 yuan d’essence

Taxi jusqu’au Sky Burial : 20 yuan

Location moto : 100 yuan la journée + 20 yuan essence

Tous les repas autour de 35 yuan à 2

Tagong, la perle tibétaine du Sichuan mais pour combien de temps encore?

Ici, l’architecture est bien plus jolie qu’à Litang. Les maisons sont en pierre grise et les fenêtres colorées. C’est un tout petit village étalé le long de la grande route principale. Mais je suis bien plus déçue que Litang. En effet, ici le charme opère moins puisque c’est bien plus touristique et bien moins authentique. Il y a des boutiques de souvenir et beaucoup de bus touristiques viennent ici pour la journée. Peut être que nous aurions été moins déçus si nous avions commencé le grand ouest par ce village. Nous posons nos sacs au Khampa Cafe, une petite auberge tenue les nouveaux propriétaires Max qui est tchèque, et sa femme Coco qui est Tibétaine. Ils ont su garder l’atmosphère authentique du café qui est décoré de meubles traditionnels et de peintures colorées racontant les légendes tibétaines. Les chambres sont mignonnettes en bois mais les parties communes pas toujours très propres. En revanche, Coco est vraiment adorable. Beaucoup de plats typiques du Tibet ou quelques mets étrangers pour les nostalgiques raviront vos papilles.  Nous ne visitons pas le monastère de Lhagang car nous en avons vu pleins et surtout celui ci est le seul payant de la région. Question de principe.

Nous avions prévu de partir en randonnée pendant 2 ou 3 jours aux alentours de Tagong mais encore une fois, petite déception car les chemins de randonnées ont grossis et sont devenus des petites routes. Nous avions hésité à partir avec Angéla également qui propose des immersions chez des nomades mais un article assez récent nous fait changer d’avis. En effet, parait-il que c’est devenu une expérience pas très authentique. Nous ne saurons jamais si ça valait le coup ou pas. Nous changeons donc nos plans et louons une moto pour sillonner les environs. C’est une super moto à vitesse et Max a vite apprivoisé les changements de vitesse (inversées par rapport à chez nous). Nous voilà partis pour une virée dans les superbes collines environnantes de Tagong. En commençant par l’ouest et en terminant par l’est et Ani Gompa. Cette boucle d’une demi journée nous fait encore une fois traverser des paysages somptueux. Prairies, steppes, yourtes, lacs, nomades, yaks, monastères, c’est magique. Nous croisons par Hasard la nouvelle bâtisse d’Angéla (située au milieu de nulle part à 15 mn de Tagong) et profitons pour nous restaurer chez elle. Cette Américaine installée ici depuis des années avec un Tibétain propose des excursions originales.  Apres un petit moment de détente dans cette belle maison écolodge, nous repartons visiter l’Ani Gompa, une nonnerie (un monastère réservé aux femmes). Vous pouvez rejoindre ce lieux en 3 heures de marche depuis Tagong à Nianlun Si .

Tagong

Tagong

Tagong

Tagong

Tagong

Alentours de Tagong

Alentour de Tagong

Alentour de Tagong

Alentour de Tagong

Alentour de Tagong

Ani Gompa

Anni Gompa

Anni Gompa

Anni Gompa campagne autour

Campagne autour Anni Gompa

Anni Gompa

Conseils pour bien apprécier Tagong

  • Commencer l’ouest du Sichuan par ce petit village pour ne pas être décu.
  • Possibilité de faire de belle randonné à pied ou à cheval de quelques heures ou bien de plusieurs jours.
  • La saison idéale pour y aller est de juillet à septembre c’est là où les prairies seront à leur apogée et d’une jolie couleur verte.

Budget : 

Petit déjeuner à Litang : 19 yuan pour 2

Voiture Litang-XinDuQiao: 100 yuan/personne

Minivan XinDuQiao-Tagong : 20 yuan/personne

Nuit au Khampa Café : 80 yuan

Petit déjeuner au Khampa café : 45 yuan/personne

Location moto : 120 yuan la journée négociée avec le plein

(En gros on a fait nos repas et 2 nuits au Khampa Café : 415 yuan en tout.)

Bifenxia et la réserve naturelle des pandas

Nous faisons le pleins de momos végétariens et partons en voiture pour Kangding. La route est défoncée et des bouchons monumentaux aparraissent à l’approche de cette ville pas très attrayante. Nous prenons un bus pour rejoindre Ya’an et montons dans un 3 ième bus pour rejoindre la réserve de Bifenxia. Le climat est très humide et la chaleur est bien présente. Un jeune homme nous accueille à la sortie du bus pour nous emmener dans son hôtel. Un super endroit propre, confortable et pratique puisqu’il nous propose de nous emmener le lendemain matin au parc et de venir nous rechercher. On ne pouvait pas visiter la Chine et le Sichuan sans rendre visite à l’un de ses plus emblématiques habitants : le panda géant de Chine ! N’étant pas très adepte des zoo et autres pensions où les animaux sont enfermés, on aurait bien aimé voir ce gros nounours blanc et noir en pleine nature. Malheureusement, ils préfèrent grignoter des pousses de bambous que se reproduire et ils ont été trop longtemps victimes de braconnage, si bien aujourd’hui, on ne dénombre que 1 600 individus en liberté ! Donc pour les voir, pas le choix, direction un centre de protection.

Nous sommes dans le premier bus à 8h au guichet de la réserve sauf que la réserve elle même n’ouvre qu’à 9 heures. On a le temps de dévorer un petit déjeuner de nouilles.

Ces petits oursons sont adorables. Ils ont l’air d’être bien traités ici. Nous en observons une quinzaine , la plupart en plein petit déjeuner eux aussi. Au menu : Bambou à volonté. Le panda n’est pas connu pour son hyperactivité ! La plupart du temps, ils dorment en haut des arbres ou dans leurs box. En attendant quelques longues minutes devant les enclos, on a eu la chance de les voir bouger, se balader, manger des bambous. On peut même les voir jouer par moment mais ce jour là, ils étaient plutôt fainéants.

La randonnée qui descend la gorge durant 1h30 vaut le coup également. Le cadre est sublime. Nous sommes dans une forêt luxuriante et traversons plusieurs cascades plus ou moins hautes.  Arrivés en bas, nous prenons l’ascenseur qui nous remonte en haut de la falaise, à l’entrée du parc et nous retournons à l’hôtel récupérer nos sacs.
Nous rebroussons chemin jusqu’à Ya’an et décidons au dernier moment de faire notre dernière étape à l’Emei Shan. Mais là surprise, la dame de « Tourist bus station » nous dit qu’il n’y a plus de bus aujourd’hui pour Emei. Il n’est que midi! En réalité, il suffit de se rendre à la gare routière principale et là les bus décollent pour Emei. C’est parti pour 3 heures de route.

Réserve Bifenxia

Réserve Bifenxia

Réserve Bifenxia

Réserve Bifenxia

Réserve Bifenxia

Réserve Bifenxia

Réserve Bifenxia

Réserve Bifenxia

Conseil pour Réussir votre journée à Bifenxia : 

– Aller voir les pandas d’abord puis faire la randonnée ensuite. Au moins ça descend tout le long au lieu de monter
–  Prenez votre temps . Les touristes chinois arrivent, prennent des photos et repartent. Si vous prenez votre temps, vous serez seuls et les pandas ne vont pas s’envoler.

Budget : 

Voiture Tagong-KAngding : 50 yuan/personne
Bus Kangding-Ya’an : 74 yuan/personne
Navette Ya’an-Bifenxia : 6 yuan/personne
Chambre à Bifenxia : 120 yuan
Entrée au parc : 60 yuan/personne (tarif étudiant sinon 120 yuan)
Navette Bifenxia-Ya’an : 6 yuan/personne
Bus Ya’an-Emei : 44 yuan/personne
Taxi Emei-Baoguo : 30 yuan
Nuit à Emei au Moon Bay Hotel : 115 yuan

Le Emei Shan, et ces 60.000 marches

On débusque une chambre, puis organisons nos 2 prochaines jours sur le Mont Emei. Encore une fois, mauvaise info. On se lève à 5h30 pour acheter nos billets de bus jusqu’à Wuxiangang mais le bus ne démarre qu’à 7h. Une heure de sommeil de perdu. On commence donc notre randonnée à 7h30 du matin.

Grâce aux cartes de la montagne reçues par l’hôtel, on sait combien de temps on devrait mettre d’un point A à B, combien de kilomètres et quels sont les endroits où il est possible de passer la nuit. Ces cartes nous ont été extrêmement utiles, surtout pour se repérer, ce qui n’est pas toujours évident à cause des panneaux en chinois et des bifurcations multiples sans indication! Les hôtels nous annoncent entre 10 et 12 heures de montée et 60.000 marches !!!.

Ce côté là du mont est magnifique (bien plus beau que celui du lendemain). Nous traversons une forêt luxuriante et pleins de petits ruisseaux, visitant par moment quelques temples. Le premier est le Qingyin Pavillon. L’ambiance est apaisante, il n’y a encore personne et c’est tant mieux. Oui car ce pavillon est accessible par la route et dans la journée, des bus de chinois débarquent en masse et leur jeux favoris est de nourrir les singes un petit peu plus loin.  En effet, la montagne est habitée par des macaques du Tibet, une race que l’on trouve dans cette région de la Chine. En général, ils sont plutôt peureux, mais sur ce passage-là, ils ont été habitués à être nourris, et volent tout ce qui leur tombe sous la main, littéralement et les rend agressifs. Heureusement pour nous, nous n’assisterons pas à ce cirque déplorable et c’est tant mieux. Nous continuons notre montée, sous un ciel bleu, et entendons au loin ces macaques sauter de branche en branche. Mon coeur s’accélère mais nous ne les verrons pas encore pour cette fois. Je ne suis pas rassurée car vu le bruit, ils doivent être gigantesques! Nous ne croiserons que quelques porteurs qui ravitaillent les temples. Quel travail, ils sont chargés comme des mules!

Après 4 heures de montée depuis le départ, nous faisons une petite pause déjeuner au croisement de la boucle « Jiuling Wilock » pour un riz frit bien mérité avant de repartir pour 3 heures de montée (assez raide) jusqu’au dernier temple où nous pouvons dormir. En cours de route, il y a la station de bus où on amène les touristes puis des télécabines pour qu’ils puissent atteindre le sommet sans se fatiguer. Ce sont les quelques km un peu pénibles de la randonnée car il faut partager les marches mais ça ne dure pas longtemps. Nous arrivons à 15h bien crevés. Ici l’accueil est plus que froid et les chambres pas très propres. Nous sommes dans des dortoirs séparés avec Maxime puisque la mixité est impossible. Mais ils sont tellement antipathique que nous décidons de récupérer nos sacs et notre argent et de partir à la guesthouse juste en face. Ça n’a pas été tache facile car le moine ne voulait pas nous rendre nos passeports. Ce n’est pas plus propre mais au moins on est accueilli avec le sourire. En fin d’après midi, nous montons au sommet pour faire passer le temps. Et on fait bien car au lieu des 1 heures annoncées, 30 minutes suffisent pour arriver la haut. Ça évitera demain matin de poireauter dans le froid.

Emei Shan, on arrive

Emei shan, on arrive

Emei shan, on arrive

Emei shan, on arrive

Emei shan, on arrive

Emei shan, on arrive

Emei shan, on arrive

Emei shan, on arrive

Emei shan, on arrive

Emei shan, on arrive

Emei shan, on arrive

Si on a dormi dans la chambre la plus pourrie de notre périple chinois, c’est bien pour observer le lever du soleil sur une mer de nuage depuis un des 4 sommets les plus sacrés bouddhistes. Annoncé à 5h47, l’astre céleste ne fera son apparition que vers 6h30. Ça joue des coudes, mais on arrive à conserver nos supers places (il n’y a pas tant de touriste que ça à cette heure ci). C’est superbe. On a beaucoup de chance sur le temps. Il fait tout de même bien froid mais ça en vaut la peine.
7 heures, c’est parti pour la redescente. Les genoux morflent et les courbatures de la veille sont bien présentes mais on a un bon rythme et nous sommes à Wannian vers 11 heures. Nous sommes crevés mais fier de l’avoir fait. Nous avons juste triché sur la dernière heure de descente en prenant le téléphérique car on n’avait pas vu que le sentier continuait. Grosse frayeur en descendant du téléphérique, le chinoise nous dit de patienter quelques minutes car notre sacoche avec passeport et argent est restée la haut. Heureusement pour nous que les chinois ne sont pas voleurs.

Lever du soleil sur le Emei Shan

Lever du soleil sur le Emei Shan

Lever du soleil sur le Emei Shan

Lever du soleil sur le Emei Shan

Lever du soleil sur le Emei Shan

Lever du soleil sur le Emei Shan

Lever du soleil sur le Emei Shan

Lever du soleil sur le Emei Shan

Lever du soleil sur le Emei Shan

60’000 marches, de 550 mètres à 3099 mètres d’altitude, une bonne dose de courage, quelques litres d’eau, une centaine de gouttes de sueur et des fesses en bétons ! Voilà ce qui vous attend le long de l’escalade du Mont Emei. Nous n’aurons mi que 7 heures de montée et 4 heures de descente mais nous marchons vite.

Après une bonne douche Salvatrice, un repas et un débat si on repart en train ou en bus, nous arrivons à Chengdu et ses bouchons. Vous l’aurez donc compris, c’est le bus que nous avons choisis.

Les astuces et conseils

  • Dormir a Baoguo la veille de l’ascension. Village situé juste au pied de la montagne d’où partent les bus. Nous avons dormi au Moon Bay Hotel car nous ne voulions pas aller au Teddy Bear qui est vraiment l’hôtel des touristes. C’était super, très bon accueil et confortable. On ne regrette pas. Il se trouve dans la même rue que le Teddy Bear un peu plus loin sur la gauche.
  • Nous sommes montés par le flanc gauche et redescendus par le flanc droit. Si c’était à refaire, on redescendrait par le flanc gauche aussi qui est vraiment bien plus beau et on y trouve des cours d’eau, absents du côté droit.
  • Nous avons dormi à 30 mn du sommet. C’était très cher et pas sympa mais l’autre temple le plus proche se trouve à 2 heures du sommet. A vous de voir.
  • Prenez suffisamment d’eau et des tablettes micropur
  • Emportez avec vous un bâton pour vous aider à monter mais aussi pour vous protéger des singes si besoin.
  • Si vous avez le temps, faites le en 3 jours pour profiter de la sérénité des temples.

Budget : 

Ticket Bus pour aller au départ du trek : 40 yuan/personne aller retour

Entrée à la montagne : 90 yuan/personne (tarif étudiant)

Nuit en haut de la montagne : 120 yuan

Téléphérique : 45 yuan/ personne

Chengdu, la capitale du Sichuan

La ville est plutôt agréable où nous y passons 48 heures. Ici le vélo est roi mais attention quand même, la voiture a priorité sur le vélo et le piéton en Chine. Nous profitons de notre virée en ville pour déguster une cuisine Sichuanaise épicée, faire 2 ou 3 emplettes et assistons à un opéra. C’est vraiment somptueux. On a beau se concentrer, impossible de savoir comment ils font pour changer de masque aussi rapidement. Impressionnant.

opéra

opéra

opéra

opéra

Cette fois ci, Max ne se fera pas une coupe chez le coiffeur mais en profite pour se faire faire nettoyer ….les oreilles (spécialité locale). Ça ressemble presque à une visite spéléo. Personnellement, l’expérience ne me tente guerre.

Ici les maisons de thé ne manquent pas et le parc du peuple redonne une bouffée d’air. Nous admirons les chinois faire leur séance de Tai Chi puis des séances de jonglage avec des raquettes et des balles. Cela demande une dextérité et une concentration hors pair.

Un peu plus loin sont accrochées à un fil à linge des papiers couverts de petites annonces. Malgré nos connaissances limitées du chinois, on comprend vite ce que c’est… Et oui, il s´agit bien d’une annonce matrimoniale, où le manque de femme à épouser est un vrai problème pour des milliers de jeunes chinois. Les badauds les parcourent mi amusés mi sérieux, mais on remarque aussi quelques parents, qui annotent frénétiquement les données en espérant tirer la bonne pioche ! La taille vient souvent en premier puis le job (il n’est d’ailleurs pas rare d’inscrire directement le salaire), ses origines, si il/elle est propriétaire d’un bien immobilier et pour finir quelques loisirs…Tinder ici, c’est démodé!

Le soir sous les conseils de notre hôtel, nous allons visiter la rue Jinli qui est une rue traditionnelle recréée avec des commerces touristiques mais c’est horriblement surchargé, pire que Lourdes ou Disney. Quelle déception.

Nous profitons de notre dernière matinée pour visiter le temple Wuhou situé à côté de notre hôtel. Vraiment chouette et nous assistons à une partie de ping pong entre moines. Le quartier est vraiment sympa et nous décidons de manger dans le fameux restaurant végétarien du même temple. Un délice!

Il est 15h, l’heure du départ. Le train grande vitesse a tôt fait de nous déposer à Pékin. Enfin 7 heures de trajet tout de même. C’est de nuit que nous arrivons à notre guesthouse. Mais le lendemain, déjà, nous quittons la Capitale chinoise pour 2 jours sur la grande muraille.

Parc

Parc

Cours de raquette

joueur de Majong

Nettoyage d’oreille

Trouver une femme

Changdu

Chengdu

Chengdu

Cours du temple

Moines qui jouent au ping pong

Spriritualité

 

Budget :

Bus Emei-Chengdu : 46 yuan/personne

Taxi gare à l’hotel : 18 yuan

Repas midi : 75 yuan

Nuit au Chengdu Mix Hostel Courtyard Poshpacker (un des meilleurs du voyage) : 139 yuan (2 nuits)

Repas du soir : 95 yuan 

bus dans la ville : 2 yuan/personne (on l’a pris 2 fois donc 4 yuan/personne)

Taxi le soir pour rentrer à l’hotel : 13 yuan

Petit déjeuner à l’hotel : 70 yuan

Repas midi : 34 yuan

Repas soir : 70 yuan

Opéra : 130 yuan/personne (a voir absolument)

Métro : 4 yuan/personne

Repas au temple vegetarien : 30 yuan/p

La grande Muraille de Chine hors des sentiers battus

Nous décidons après hésitation de loger à Gubeikou. Et ce fut la bonne stratégie. En effet, nous nous sommes inspiré du blog de Fabienne et Benoit « novo-monde » pour ce pays. Mais la partie qu’ils ont faites autour de Simatai est actuellement fermée aux visiteurs.

Pour visiter la grande muraille de Chine, nous avons bien entendu des centaines de choix où nous pouvons l’aborder puisqu’elle fait tout de même 6700 Km de long. Mais la question qu’on se pose lorsqu’on voyage en mode routard, c’est « quel endroit allons nous choisir pour ne pas se retrouver dans le tourisme de masse? » Car le paradis peut vite se transformer en enfer ici.

La section la plus connue pour visiter la grande muraille s’appelle Badaling, situé à environ 80km au nord de Pékin. Ce qui en fait une destination très prisée pour les excursions d’une journée depuis la capitale. Et souvenez vous dans nos articles un peu plus haut (lac lugu), les touristes chinois se déplacent en groupe par milliers sur les tronçons faciles d’accès et bien aménagés. Donc on oublie cette partie là.

« Si vous décidez de vous rendre à Badaling ou encore à Mutiyanu soyez prêts à affronter une marée d’autres visiteurs et de passer votre temps à décliner (ou non) les propositions des vendeurs ambulants. Pour vous donner une idée, Badaling accueille chaque jour plus de 55.000 visiteurs! Avec un record d’affluence la première semaine d’octobre (vacances nationales). En 2012 on dénombrait plus de 80.000 touristes par jour!!! » extrait de novo monde

L’après midi, nous nous baladons du coté ouest de la muraille, accessible à pied depuis le village. La muraille est en ruine et le chemin est envahi par les herbes et les ortis et nous oblige à faire demi tour au bout de 2 heures. Mais la balade est sauvage et très sympa à faire. Maxime se croit quelques siècles en arrière et se prend pour un garde dans les tours de guet. Il adore jouer au Robinson.

Nous sommes seuls à la guesthouse et nous sommes bien chouchoutés par notre hôte qui nous sert de délicieux repas. Des légumes de son jardin, du poulet mariné et du pain maison. L’endroit est calme et nous aimerions rester une nuit de plus si le temps nous le permettait. Mais malheureusement, un avion nous attend d’ici deux jours.

Après une bonne nuit récupératrice et un bon ptit dej englouti, nous partons à l’Est cette fois faire une vrai randonnée jusqu’à Jinshaling. Cette partie est en bien meilleure état. La fin a même été rénovée entièrement. Si nous avons du nous acquitter de 25 yuan de droit d’entrée à Gubeikou et si le détour de 2 heures (à cause de la zone militaire) n’est pas agréable, on se console en n’ayant pas à payer l’entrée coté Jinshaling (65 yuan!) La muraille est majestueuse et nous avons du mal à imaginer que c’est l’Homme qui a pu construire ça. Historiquement, c’est une puissance monstrueuse pour la Chine pour sa défense à la frontière Nord. En fonction de la luminosité, on pouvait voir les envahisseurs arriver de loin. On a croisé très peu de personnes sur cette portion et c’est tant mieux. Malheureusement, la pluie nous accompagnera une partie de la matinée. C’est dommage pour les photos mais nous sommes fiers d’avoir marché sur un petit bout de la muraille.

Nous arrivons à l’aire d’autoroute de Beijing mais très peu de bus ne s’arrêtent ou alors ils sont pleins. Au bout de 2 heures d’attente, nous repartons enfin vers la capitale.

Muraille coté ouest de Gubeikou

Muraille coté ouest de Gubeikou

Muraille coté Jinshaling

Muraille coté Jinshaling

Muraille coté Jinshaling

Muraille coté Jinshaling

Muraille coté Jinshaling

Rando muraille de chine

Les astuces et Conseils :

  • Aller à Gubeikou, c’était magique et non touristique
  • Se rendre à la station de bus en métro à Pékin. Puis prendre un bus pour Muyun, puis changer pour Gubeikou

Budget : 

Train Chengdu-Pekin : 778 yuan/personne

Nuit à Pékin au Lucky Family Hostel (pas terrible) : 286 yuan

Métro dans pekin : 3yuan/personne

Bus Pekin-Muyun : 15 yuan/personne

Bus Muyun-Gubeikou : 11 yuan/personne

Nuit chez Ina et Jasee (top de chez top) : 218 yuan (on aura payé en tout avec les 2 repas du midi et soirs et les 2 petits déjeuners 416 yuan)

Pekin

Aujourd’hui c’est notre dernier jour et il est hors de question que nous passons des heures à faire la queue pour visiter quoi que ce soit. Nous préférons consacrer cette dernière journée pour flâner dans les petits Hutong de la capitale et dénicher les derniers cadeaux. Nous passons par la place Tian’anmen, la Tour de la Cloche et du Tambour mais on fait l’impasse sur la cité interdite car il y a vraiment trop de monde. Contrairement à ce que les gens disent, nous avons bien aimé flâne dans la capitale chinoise.

Le soir venu, nous dégustons un fameux canard laqué dans un bon resto car nous ne pouvons pas venir à Pékin sans goûter cette spécialité de la capitale. C’est vraiment délicieux.

Budget :

Voiture fin du trek à l’autoroute : 40 yuan

Bus jusque Pekin : 32 yuan/P

Entree muraille Gubeikou : 25 yuan/p

Nuit au Lucky hotel : 286 yuan

Repas : 315 yuan

métro : 3 yuan/p

Nuit au lucky : 166 yuan

Taxi métro à l’hotel : 15 yuan

Repas midi : 28 yuan

starbuck : 76 yuan

Repas soir : 214 yuan

BUDGET TOTAL DU VOYAGE :

  • Billet avion Bordeaux-Pékin aller retour : 400 euros
  • Visa 30 jours : 140 euros mais si vous allez directement à l’ambassade c’est 110 euros
  • Billet avion Pékin-Shangri La : 495 yuan /personne
  • Dépense sur place tout confondu pour 6 semaines : 18914 yuan soit 2489 euros

Dépense totale pour une personne pour 42 jours vols et visa inclus : 1849 euros

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Categories: Asie centrale

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